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vendredi 24 avril 2026

 

Le Canada découvre une faille stratégique dans ses routes Internet

Le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche pousse Ottawa à revoir certains angles morts de sa souveraineté numérique. Après les chaînes d’approvisionnement, l’énergie ou la défense, un autre dossier attire maintenant l’attention du gouvernement canadien : les routes internationales qui transportent les données et les communications vocales du pays.

Selon un reportage de Mathieu Dion dans Bloomberg, le gouvernement de Mark Carney mène une révision de l’infrastructure canadienne de communications internationales. La préoccupation est simple : une partie importante du trafic Internet et téléphonique canadien passe par des réseaux situés aux États-Unis. Dans un contexte politique plus tendu avec Washington, cette dépendance, longtemps perçue comme normale, devient soudainement plus sensible.

Le Canada dispose de peu de câbles sous-marins qui le relient directement au reste du monde sans passer par le territoire américain. Plus encore, aucun de ces câbles n’appartient à une entreprise basée au Canada. Le câble Topaz, qui relie le Japon au Canada, appartient à Google. Le Greenland Connect, qui relie le Canada à l’Europe, est contrôlé par l’entreprise groenlandaise Tusass. Sur la côte est, trois câbles vers le Royaume-Uni appartiennent à EXA Infrastructure, une société soutenue par le fonds américain I Squared Capital.

La question n’est pas seulement technique. Elle devient géopolitique. L’idée qu’un allié traditionnel puisse utiliser des infrastructures stratégiques comme levier politique semblait autrefois improbable. Mais les tensions actuelles entre les États-Unis et plusieurs alliés, les propos de Donald Trump sur le Canada, ainsi que ses positions sur le Groenland et l’OTAN, forcent Ottawa à envisager des scénarios qui paraissaient jusque-là théoriques.

Pour Mirko Bibic, chef de la direction de BCE, le Canada aurait intérêt à examiner sérieusement l’expansion de sa capacité de communication transocéanique. L’enjeu n’est pas de couper les liens avec les États-Unis, mais de réduire une dépendance excessive. Dans un monde où les données circulent aussi vite que les capitaux, contrôler les routes numériques devient une composante de la souveraineté nationale.

Le problème touche aussi la confidentialité des données. La Canadian Internet Registration Authority, mieux connue pour la gestion du domaine .ca, s’inquiète depuis longtemps du phénomène appelé « boomerang routing ». Il arrive que des communications entre deux points situés au Canada transitent par les États-Unis avant de revenir au pays. Selon une estimation citée par Bloomberg, plus du quart du trafic Internet canadien pourrait ainsi passer par le territoire américain, ce qui l’expose potentiellement à la juridiction et à la surveillance américaines.

Le défi financier est considérable. Un câble de fibre optique traversant l’Atlantique peut coûter environ 200 millions de dollars américains. À cela s’ajoutent les infrastructures terrestres, les stations d’atterrissage, les centres de données et les systèmes de redondance. Pour devenir moins vulnérable, le Canada devrait donc investir dans un écosystème complet, pas seulement dans quelques câbles supplémentaires.

Les satellites pourraient compléter cette stratégie, même s’ils ne remplacent pas la capacité des câbles sous-marins. André Tremblay, de TerreStar Solutions à Montréal, estime qu’une infrastructure satellitaire canadienne pourrait contribuer à assurer une couverture indépendante en cas de rupture ou de pression extérieure. L’idée serait de faire en sorte qu’aucun acteur étranger ne puisse simplement « fermer l’interrupteur ».

Ce débat marque un changement de ton à Ottawa. La souveraineté numérique ne concerne plus seulement l’hébergement des données, la cybersécurité ou l’intelligence artificielle. Elle touche désormais les routes physiques de l’Internet mondial. Et dans ce domaine, le Canada semble réaliser qu’il est peut-être plus branché sur son voisin qu’il ne l’imaginait.

Source : Bloomberg

lundi 16 février 2026

 


Cartels et crypto : le nouveau front du blanchiment mondial


Le blanchiment d’argent des cartels change de visage. Fini, en partie, les restaurants vitrines et les valises de billets qui traversent la frontière. Une part croissante des fonds issus du trafic de drogue transite désormais par les cryptomonnaies, au sein d’un écosystème éclaté mêlant courtiers indépendants, réseaux chinois et applications chiffrées. Les autorités reconnaissent qu’elles peinent à suivre.

L’un des symboles de cette mutation s’appelle David Scotese. En Californie, cet ancien ingénieur logiciel organisait des échanges « cash contre crypto » dans un stationnement de parc, sous pseudonyme sur la plateforme LocalMonero. Selon le Department of Homeland Security, il aurait réalisé plus de 4 000 transactions entre 2021 et 2023, sans vérification d’identité, encaissant des milliers de dollars en espèces contre des actifs numériques comme le Monero, réputé quasi intraçable. Arrêté en 2023, il a finalement plaidé coupable pour exploitation d’un service de transfert d’argent non enregistré.

Mais Scotese n’était qu’un rouage. Les forces de l’ordre décrivent désormais un marché structuré, où des « gig workers » récupèrent l’argent liquide lors de rendez-vous dans des stationnements, puis l’injectent dans des portefeuilles numériques. Le Bitcoin reste utilisé pour sa liquidité. Le Monero attire pour son anonymat. Et le Tether, un stablecoin arrimé au dollar et largement utilisé sur la blockchain Tron, séduit par ses faibles frais et sa stabilité. Selon la firme Chainalysis, les stablecoins représenteraient aujourd’hui la majorité des volumes illicites en crypto.

La pandémie a accéléré le mouvement. Lorsque les commerces servant de façade ont fermé en 2020, les cartels ont dû trouver d’autres canaux pour absorber des milliards de dollars en espèces. Les stablecoins ont offert une solution technique à un problème logistique. Reste que les cartels ont un défi particulier : ils génèrent d’énormes quantités de liquidités physiques aux États-Unis, qu’il faut recycler puis renvoyer en Amérique latine.

C’est là qu’entrent en scène certains réseaux chinois. Selon plusieurs enquêtes fédérales, ces courtiers ne se contentent pas de blanchir l’argent des cartels. Ils achètent les dollars issus du trafic pour les revendre à des clients chinois cherchant à contourner les stricts contrôles de capitaux imposés par Pékin. Le cartel devient alors fournisseur de devises. Ce renversement permet aux intermédiaires de proposer des commissions très faibles aux trafiquants, parfois de 1 à 2 %, grâce aux primes payées par les acheteurs de dollars.

Les autorités ont documenté des collaborations entre trafiquants mexicains et courtiers chinois, avec des schémas dits de « mirror transactions » ou « flying money » : de l’argent liquide est remis aux États-Unis, et une valeur équivalente est transférée en cryptomonnaie ou en marchandises vers le Mexique, sans passer par le système bancaire traditionnel. Cette hybridation entre cash et actifs numériques dessine les contours d’un système financier parallèle.

Sur le plan technique, les forces de l’ordre rappellent que la blockchain n’est pas un trou noir. Chaque transaction publique est enregistrée. Mais pour exploiter ces données, il faut disposer d’adresses de portefeuilles, d’appareils saisis ou d’informateurs. Or les ressources manquent. Plusieurs procureurs reconnaissent que les équipes sont sous-formées et sous-équipées pour traiter des flux numériques massifs, surtout hors des grandes affaires fédérales.

À cela s’ajoute un contexte politique mouvant. L’administration Trump affirme vouloir lutter contre les cartels, tout en réorientant certaines priorités et en modifiant l’architecture de la régulation des actifs numériques. Des critiques craignent qu’une expansion des stablecoins et des émetteurs non bancaires crée des angles morts supplémentaires pour la surveillance financière, surtout si les transactions migrent vers des registres privés moins transparents.

Pour les enquêteurs, le risque ultime serait que les organisations criminelles puissent un jour opérer entièrement en crypto, sans reconversion en argent comptant ni passage par une banque régulée. Tant qu’un point de contact subsiste avec le système financier traditionnel, une fenêtre d’intervention demeure. Si cette friction disparaît, la capacité de traçage pourrait se réduire drastiquement.

En attendant, le blanchiment s’apparente de plus en plus à un travail à la pièce. De l’individu dans un stationnement aux réseaux transnationaux, chaque maillon ne voit qu’une fraction de l’opération. À mesure que la distance augmente entre le crime initial et l’intermédiaire financier, la responsabilité se dilue. Et la frontière entre innovation financière et infrastructure criminelle devient plus difficile à tracer.

Source : Bloomberg

mardi 3 février 2026

 

Pour en finir avec les Youtube dnl :


-Only 4 Geek= Meta, Fb block VPN free by add-On on browser in Canada lol for mp4 on savefrom by your Brave browser and savefrom ( because trackers and hackers in it) block mp4 too, lol (lobbying from GAFAM) use uniloader by Apps and play after that safe as video, and from your right button on Ure mouse lol ( c'est la parade: the trick ) because mdr lol B-Plan is by cell with iCloud:-)



RÉF.: T30du113

vendredi 5 décembre 2025

 

Avec la baisse des températures, découvrez ces gestes simples et efficaces pour garder la maison bien au chaud !

Par: Yamina Hamdoud

lundi 1 décembre 2025

 Découvrez ces gestes simples et efficaces pour garder la maison bien au chaud !

 Découvrez ces gestes simples et efficaces pour garder la maison bien au chaud !

Avec la baisse des températures, découvrez ces gestes simples et efficaces pour garder la maison bien au chaud !

Profitez de la chaleur domestique (8/9)

Profitez des appareils électroménagers, pour ne citer que le sèche-linge, de manière judicieuse pour tirer parti de leur chaleur résiduelle. En cuisinant, laissez la porte du four ouverte après utilisation pour diffuser la chaleur dans la pièce et partout dans la maison.

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La saison hivernale approche à grands pas, tout en apportant le froid. Pour affronter ces températures en baisse, beaucoup pensent qu’ils sont obligés de dépendre du chauffage, alors qu’avec des gestes simples, on peut conserver une chaleur agréable chez soi.

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Avec ces gestes, l’idée est de limiter la consommation d’énergie qui fait exploser la facture de chauffage, tout en contribuant à un mode de vie plus durable et accessible. Il s’agit donc d’adopter certaines mesures pour un hiver au chaud sans sacrifier confort ni budget.

Calfeutrez les ouvertures

Les portes et les fenêtres sont des points sensibles par lesquels l’air froid peut s’infiltrer et la chaleur s’échapper. Installez donc des boudins de porte pour bloquer l’air froid et des joints d’étanchéité autour des fenêtres et des portes pour réduire les courants d’air.

Utilisez des tapis épais

Les sols froids peuvent rendre une pièce inconfortable, raison pour laquelle il est important de disposer des tapis épais dans les pièces principales pour réduire la sensation de froid, notamment sur les sols en carrelage ou parquet.

Isolez les murs et les fenêtres

Si vous avez un logement mal isolé, posez des films isolants sur les vitres. Ils sont économiques et faciles à installer pour limiter la déperdition thermique. Puis, installez des panneaux en liège ou en polystyrène sur les murs les plus exposés au froid.

Fermez et ouvrez intelligemment

Pour conserver la chaleur à l’intérieur, fermez les volets dès la tombée de la nuit pour limiter les déperditions de chaleur par les fenêtres, et laissez le soleil entrer pendant la journée en ouvrant les rideaux et les volets.

Réduisez l’humidité et aérez

Il est important d’aérer régulièrement pour éviter l’humidité qui peut refroidir l’air ambiant et rendre l’intérieur inconfortable. Aérez donc quelques minutes chaque matin pour renouveler l’air sans refroidir les murs et les meubles.

Exploitez la chaleur naturelle

Certaines sources de chaleur insoupçonnées peuvent aider à maintenir une température agréable, d’autant qu’elles sont naturelles, comme les rayons de soleil au cours de la journée, permettant ainsi de réchauffer la maison avec une source naturelle et gratuite.

Profitez de la chaleur domestique

Profitez des appareils électroménagers, pour ne citer que le sèche-linge, de manière judicieuse pour tirer parti de leur chaleur résiduelle. En cuisinant, laissez la porte du four ouverte après utilisation pour diffuser la chaleur dans la pièce et partout dans la maison.

Optimisez l’utilisation des espaces

Pour concentrer la chaleur dans les pièces fréquentées, fermez toutes les portes des pièces inutilisées. Cela vous permettra de profiter d’un maximum de confort, par exemple dans la pièce de vie, les chambres et les pièces souvent fréquentées.


REF.: https://www.viepratique.fr/astuces-pratiques/avec-la-baisse-des-temperatures-decouvrez-ces-gestes-simples-et-efficaces-pour-garder-la-maison-bien-au-chaud-744553.html#fermez-et-ouvrez-intelligemment-5-9