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mardi 12 mai 2026

 Comment accéder gratuitement aux sites bloqués en ligne, où que vous soyez ?


Le nombre de sites web bloqués augmente chaque année pour diverses raisons. Dans de nombreux pays, face à une censure accrue, les gouvernements restreignent activement l'accès à Internet et contraignent les utilisateurs à éviter même les sites web et réseaux sociaux les plus populaires. Des situations similaires se produisent également dans les écoles et les entreprises, où les utilisateurs sont contraints de chercher des moyens d'accéder aux sites bloqués.


Dans cet article, vous découvrirez plusieurs méthodes simples pour contourner la censure et accéder aux sites web bloqués. Ces méthodes faciles à utiliser et efficaces incluent l'utilisation d'un VPN, d'extensions, le piratage DNS, de sites proxy, etc. Vous trouverez également ici quelques-unes des méthodes les plus efficaces pour accéder gratuitement aux sites web bloqués.


Important : Si votre entreprise (ou votre école) a bloqué certains sites web sur son réseau, les débloquer pourrait enfreindre le règlement intérieur. Nous vous déconseillons donc de tenter de contourner les filtres dans ce cas.


Sommaire

Comment débloquer des sites web ? Bien qu'il existe plusieurs façons de débloquer des sites web bloqués, nous avons répertorié les plus pratiques tout en préservant votre confidentialité.


1. Utiliser un VPN pour accéder à Internet


Comme son nom l'indique, un VPN (réseau privé virtuel) agit comme une couche de masquage qui ne révèle pas votre véritable adresse IP. Lorsque vous utilisez un VPN, le trafic de votre appareil transite par un serveur VPN non bloqué par les autorités ou votre fournisseur d'accès à Internet, vous permettant ainsi de naviguer sur Internet.


ExpressVPN Torrent


D'après notre expérience et les avis d'experts, utiliser un service VPN fiable est la meilleure façon de débloquer facilement des sites web. Tous les VPN populaires proposent des applications pour Windows, macOS, Android, iOS, Linux, etc., ce qui facilite l'accès aux sites au travail ou à l'école.


Si vous souhaitez approfondir le sujet, vous pouvez consulter notre article détaillé expliquant ce qu'est un VPN et comment il fonctionne. Voici quelques excellents forfaits VPN à essayer :


Si une sécurité maximale n'est pas votre priorité, vous pouvez également essayer des services VPN gratuits pour accéder aux sites bloqués.


2. Déblocage de sites web : Utiliser des sites proxy


Très souvent, dans un contexte professionnel, les employeurs imposent des restrictions d'accès à certains sites web et services, comme le streaming vidéo, les réseaux sociaux ou même les messageries personnelles. Il arrive que vous ayez besoin d'accéder à ces sites bloqués, et dans ce cas, les sites proxy constituent une solution de secours.


Cependant, il est important de noter qu'un proxy de déblocage n'est pas aussi sécurisé qu'un VPN. Par conséquent, si la confidentialité de vos activités professionnelles est essentielle, privilégiez la méthode 1.


Sur Internet, il existe des centaines de sites proxy qui vous permettent de naviguer sans restriction. Un site proxy masque le site bloqué auprès de votre fournisseur d'accès à Internet et vous permet d'y accéder.


Par exemple, si Facebook est bloqué par votre établissement, vous pouvez vous rendre sur un site proxy et saisir l'URL bloquée pour accéder au service.


3. Utiliser l'adresse IP plutôt que l'URL


Vous savez probablement que chaque URL de site web est associée à une adresse IP, et que les autorités qui bloquent le site ont peut-être enregistré uniquement l'URL au lieu de l'adresse IP. Dans ce cas, vous pouvez utiliser l'adresse IP d'un site web pour ouvrir des pages bloquées dans votre navigateur Chrome.


Sous Windows, saisissez `tracert nom_du_site.com` dans l'invite de commandes pour obtenir l'adresse IP.


Sous macOS, ouvrez Utilitaire de réseau, cliquez sur l'option Traceroute en haut et saisissez l'adresse du site web pour trouver son adresse IP.


Pour iPhone et Android, recherchez l'application Traceroute sur l'App Store et le Play Store.


Sous Linux, saisissez `dig nom_du_site.com` dans le Terminal pour obtenir l'adresse IP.


NordVPN : bannière de remboursement, débloquer des sites


4. Accéder aux sites bloqués dans Chrome


Il est également possible que Chrome ait bloqué un site web sur votre ordinateur ou qu'une autre personne l'ait configuré ainsi. Dans ce cas, vous pouvez suivre quelques étapes simples pour modifier certains paramètres et autoriser l'accès à ce site.


Débloquer des sites dans Chrome


Pour débloquer des sites web, saisissez leur adresse dans Chrome. L'icône située à gauche de la barre d'adresse vous permettra de les débloquer. Cliquez dessus et recherchez « Paramètres du site » pour modifier le statut de blocage.


Si vous rencontrez des difficultés pour accéder à YouTube, consultez notre guide de dépannage dédié pour savoir comment débloquer YouTube.


5. Utiliser Google Traduction

Il arrive que certains établissements, voire certains pays, n'interdisent pas Google Traduction. Sans doute parce qu'il s'agit d'un outil pédagogique, et personne ne le considère comme suffisamment puissant pour débloquer des sites web à l'école ou au bureau. Grâce à cet outil, vous pouvez contourner la restriction en traduisant le site web bloqué dans une langue que vous connaissez peut-être.


Essayez Google Traduction et constatez-le par vous-même : collez simplement l'URL, puis cliquez sur l'URL qui apparaît dans la section traduite.


6. Contourner la censure via des extensions

Si les sites web bloqués sont dynamiques, comme Facebook ou YouTube, vous pouvez essayer ces extensions. Hola et ProxMate sont des extensions qui vous permettent d'accéder aux sites web bloqués sur Chrome et d'autres navigateurs.

Surf est une extension efficace qui vous permet de naviguer librement grâce à son réseau de proxy chiffré. Elle est suffisamment puissante pour contourner les pare-feu.


7. Remplacez votre serveur DNS (DNS personnalisé)


Nous avons déjà abordé cette méthode dans un sujet dédié, intitulé « Contournement DNS ». Vous pouvez l'utiliser pour contourner le blocage. Cette méthode consiste généralement à utiliser Google DNS ou OpenDNS pour accéder à Internet. Voici les étapes détaillées.


Le service DNS 1.1.1.1 de Cloudflare se présente comme le service DNS le plus rapide et le plus respectueux de la vie privée. Cloudflare propose également son service DNS 1.1.1.1 via des applications Android et iOS. J'utilise souvent cette méthode en un clic pour accéder aux sites bloqués dans ma région.


cloudflare dns


8. Accédez à Internet Archive – Wayback Machine


Wayback Machine est un service intéressant qui conserve une copie de la quasi-totalité des sites web. Il sauvegarde plusieurs versions d'un site et vous permet d'accéder à ses versions antérieures. Les utilisateurs peuvent également l'utiliser pour consulter du contenu bloqué en ligne.


Ainsi, même si un service ou un site web cesse d'être accessible, la Wayback Machine vous permet d'y accéder. De plus, Internet Archive propose de nombreux films, documentaires, jeux rétro, ebooks, etc., gratuits.


Express-VPN-Torrent


9. Utiliser le flux RSS du site web


Les lecteurs RSS sont pratiques pour obtenir du contenu récent et le lire facilement. Vous pouvez récupérer le flux RSS du site web bloqué et l'ajouter à votre lecteur. Attention cependant : certains lecteurs RSS peuvent charger une page web entière par-dessus leur interface, ce qui permet d'accéder à un site bloqué.


10. Utiliser Tor (The Onion Router)


Si vous êtes soucieux de votre vie privée, vous connaissez probablement déjà le navigateur Tor, très populaire. Correctement configuré, il peut servir à contourner les bloqueurs de sites web. Dans de nombreux cas, vous pouvez débloquer des sites web à l'école ou au bureau tout en restant anonyme. Double avantage : vous échappez également à toute forme de surveillance.


Après les VPN et les proxys, l'utilisation de Tor est la méthode la plus efficace pour débloquer des sites web. Il sert également de passerelle vers les sites du dark web, ou sites .onion, bloqués sur le web classique. Consultez notre article détaillé sur Tor pour en savoir plus sur son fonctionnement.


Conseil : Utiliser Tor en plus d'un VPN


Outre le simple contournement des bloqueurs de sites web, si vous souhaitez renforcer la sécurité de votre ordinateur, vous pouvez opter pour la redoutable combinaison de Tor et d'un VPN. De nombreux VPN, comme NordVPN et ExpressVPN, proposent la technologie Onion Over VPN, qui offre une protection supplémentaire.


Autres méthodes moins courantes pour débloquer des sites web


Si vous souhaitez vraiment accéder à un site web bloqué, vous pouvez également utiliser les méthodes suivantes. Cependant, le résultat final peut ne pas ressembler au site web original dans certains cas.


1. Changer de réseau Internet


La plupart des fournisseurs d'accès Internet attribuent une adresse IP dynamique à leurs utilisateurs, qui change régulièrement. Il est donc possible qu'un propriétaire de site web ait bloqué votre adresse IP depuis un certain temps. Dans ce cas, vous pouvez accéder au site bloqué en redémarrant votre routeur Wi-Fi pour forcer votre fournisseur d'accès à Internet à vous attribuer une autre adresse IP.


Une autre méthode simple pour contourner les restrictions consiste à utiliser le réseau Wi-Fi de votre smartphone si votre administrateur réseau a bloqué certains services. Bien que cette méthode ne soit pas infaillible, elle constitue une alternative légale et pratique pour éviter d'enfreindre le règlement de votre entreprise.


2. Utiliser un convertisseur HTML vers PDF

SodaPDF propose un service en ligne gratuit qui vous permet de télécharger directement une page web sur votre ordinateur sans même l'ouvrir. Il vous suffit de cliquer sur ce lien et de saisir l'URL souhaitée. C'est tout. D'autres convertisseurs HTML vers PDF permettent de contourner les blocages web.


Certains services nécessitent simplement votre URL et vous envoient la page web débloquée par e-mail. En résumé, c'est une méthode simple pour débloquer un site web sans proxy ni VPN.


3. Utiliser Firefox depuis une clé USB


Si votre établissement scolaire ou votre entreprise restreint l'accès aux sites web, il est probable que l'installation d'extensions vous soit interdite. Dans ce cas, vous pouvez installer une version portable de Firefox sur une clé USB. Combinée à un bon service de proxy de déblocage, elle vous permettra de contourner ces restrictions.


4. Méthode de redirection d'URL


Il arrive qu'un site web soit hébergé sur un VPN sans certificat SSL valide. Dans ce cas, saisissez https://www.url.com dans la barre d'adresse de votre navigateur, au lieu de www.url.com ou https://www.url.com. Un message de sécurité peut alors s'afficher. Cliquez sur « Continuer quand même » pour accéder au site. Cette méthode n'est pas infaillible, mais elle peut s'avérer utile.


Bannière de remboursement NordVPN : sites débloqués


5. Modifier le proxy réseau dans votre navigateur

Votre établissement d'enseignement supérieur peut utiliser plusieurs serveurs proxy. Il est donc possible que certains sites web soient bloqués sur un serveur proxy, mais accessibles sur un autre. Vous pouvez essayer d'utiliser un proxy pour accéder aux sites web bloqués sur le réseau de votre établissement.


Désactiver le paramètre de proxy réseau ; Configurer un proxy dans votre navigateur web est très simple. Il vous suffit de trouver l'option « Connexions/Réseau » dans les paramètres de votre navigateur. Vous pouvez alors désactiver le proxy ou en utiliser un autre qui vous permette de naviguer librement au sein de votre établissement. Par exemple, voici une fenêtre de paramètres montrant comment modifier les paramètres dans Firefox :


Paramètres proxy Firefox


Ce sont quelques-unes des méthodes les plus efficaces et les plus faciles à utiliser pour contourner la censure qui affecte vos sites web préférés. Dites-nous laquelle vous préférez pour accéder aux sites web bloqués dans votre région.

REF.: https://fossbytes.com/how-to-access-blocked-websites-6-easy-ways/




CoMaps: Mieux que Google Maps : cette appli GPS gratuite vous guide partout, sans connexion Internet

 
Sans pub, sans compte et sans pistage, cette application de navigation par GPS se passe complètement de réseau et de données mobiles pour vous guider. Idéal pour vous repérer et vous déplacer partout, même dans les coins perdus !

Aussi pratiques soient-elles, les applications de navigation et de guidage par GPS comme Google Maps exigent une connexion Internet pour donner le meilleur d'elles-mêmes. Certes, la plupart disposent d'un mode hors-ligne qui permet de les utiliser sans réseau ni données mobiles, mais il est souvent limité et peu ergonomique. 

Il existe pourtant une solution qui fonctionne parfaitement quand on se trouve dans une "zone blanche", sans réseau téléphonique, en forêt, en montagne loin des villes et même à l'étranger, dans un pays où le roaming coûte une fortune. Une application entièrement gratuite, sans publicité, sans compte à créer et sans aucun pistage, quitélécharge les cartes à l'avance et fonctionne ensuite en totale autonomie : elle s'appelle CoMaps.

CoMaps est une application de navigation hors ligne, open source et pilotée par sa communauté, qui s'appuie sur les données cartographiques d'OpenStreetMap. Son histoire est celle d'une rupture. En avril 2025, des contributeurs bénévoles ont découvert qu'Organic Maps, l'application dont CoMaps est issue, dissimulait un composant propriétaire dans ses fichiers publiés, en contradiction avec ses engagements open source. Des accusations plus graves ont également émergé autour de l'utilisation des donations. Une partie des développeurs a alors quitté le projet et créé CoMaps, pour reprendre les mêmes bases techniques en garantissant cette fois une transparence totale. L'application est officiellement disponible sur Android et iOS depuis début juillet 2025.



Le principe de fonctionnement est simple : on télécharge à l'avance les cartes des régions souhaitées, quand on dispose d'une connexion Wi-Fi, et on part ensuite sans se soucier du réseau. Une fois les cartes en place, on peut planifier des itinéraires, rechercher des lieux par nom, adresse ou catégorie, enregistrer ses trajets et profiter d'un guidage vocal pour la marche, le vélo ou la voiture – tout ça sans connexion Internet, sans compte et sans que l'appli cherche à savoir où l'on va. CoMaps est également compatible Android Auto et CarPlay pour une utilisation sécurisée en voiture.

Pour les amateurs de plein air, un mode extérieur met en avant les sentiers, les campings, les sources d'eau, les sommets et les pistes cyclables, avec les courbes de niveau bien visibles. Le style cartographique est jugé très agréable, même sur petit écran, là où certaines alternatives comme OsmAnd peuvent sembler illisibles. On trouve aussi des articles Wikipédia consultables hors ligne, des plans de métro pour de nombreuses villes, un mode sombre et la possibilité d'exporter ou d'importer ses trajets favoris aux formats GPX, KML et KMZ – des formats standard compatibles avec la plupart des GPS de randonnée.

Ce qui distingue CoMaps de tous ses concurrents, c'est son rapport à la vie privée, inscrit dans les fondements mêmes du projet. L'application ne piste pas ses utilisateurs, ne collecte aucune donnée personnelle et n'affiche aucune publicité. Elle a d'ailleurs été auditée par Exodus Privacy, un service indépendant qui analyse les traceurs dans les applis Android : verdict, zéro pisteur, zéro permission abusive. Les finances du projet sont entièrement publiques et consultables en ligne via Open Collective. Même les décisions de développement sont prises au grand jour, avec la participation des utilisateurs.

Il faut toutefois mentionner un point faible réel : la gestion du trafic en temps réel n'est pas encore disponible – c'est l'avantage que conservent Google Maps, Waze ou ViaMichelin. Cette option est néanmoins en cours de développement. CoMaps reste donc moins adapté aux trajets autoroutiers quotidiens où les bouchons changent d'une minute à l'autre, mais il excelle pour tout le reste : voyages à l'étranger, randonnées, zones sans réseau, déplacements à vélo ou à pied.


C'est le moment d'installer cet objet gratuit dans le jardin pour éloigner les frelons asiatiques

Voici combien on économise en éteignant la box Internet toutes les nuits (vous serez surpris)
CoMaps est disponible gratuitement sur l'App Store et le Google Play Store, sans pub et sans achat intégré. Les utilisateurs Android qui souhaitent se passer entièrement des services Google peuvent aussi l'installer via F-Droid. Aucune inscription, aucun abonnement. Juste une carte, un GPS, et la liberté d'aller où l'on veut.

 


« Je suis un businessman » : plongée au cœur du trafic de drogue sur le darknet

Une immersion de quatre ans dans le darknet révèle la façon dont les vendeurs de drogue et les administrateurs de marchés noirs parlent de leur activité, à travers des témoignages exclusifs. Loin de la représentation chaotique qui est habituellement faite de cette partie invisible d’Internet, ils se décrivent comme des entrepreneurs et démontrent le caractère ultra organisé du trafic de drogues.

« Je suis un businessman. »

C’est ainsi que Joshua, vendeur de drogues sur le darknet, décrit son activité.

Accessible grâce à des navigateurs anonymisants, comme TOR, le darknet est une partie d’Internet invisible aux moteurs de recherche classiques. L’anonymat qu’il offre permet d’accéder à des services non censurés, parfois illégaux. Longtemps décrit comme un espace anarchique, qui serait empreint de violence et hors de tout contrôle, il bénéficie depuis peu d’un intérêt nouveau et plus nuancé de la part des médias.

Aujourd’hui encore, il est majoritairement connu pour ses marchés clandestins de hack (vol de données), de drogues et d’armes.

Après une enquête en immersion pendant quatre ans sur ces marchés noirs, ils apparaissent comme étant très structurés. Et l’imagerie utilisée par les trafiquants ressemble moins à celle du crime qu’à celle du monde de l’entreprise. Comprendre que le commerce de drogue sur le darknet mime les aspects d’entreprises légales offre des perspectives inédites pour réfléchir à la régulation et à la prévention des comportements numériques à risques.

Par souci de confidentialité, les identités des témoins ont été modifiées.

Pour aller plus loin

Parler de clients, de qualité et de réputation

L’attention portée aux clients et à leur satisfaction est au cœur de l’activité des vendeurs sur le darknet.

Travis témoigne de sa stratégie de vente en expliquant : « J’essaie d’offrir la meilleure expérience possible aux clients potentiels et à leurs parties prenantes, y compris leur famille et leurs amis. »

Lorsque Travis emploie ces mots pour décrire son activité sur le darknet, il mobilise un vocabulaire issu du marketing ou du management. Rien, dans cette formulation, ne renvoie explicitement à l’illégalité de son activité. Il est question d’« expérience client », de « parties prenantes », de satisfaction et de réputation.

Sur le darknet, les vendeurs parlent régulièrement de leurs clients, de la qualité des produits proposés et de leur réputation. Ces éléments sont centraux, car les plateformes reposent sur les mêmes systèmes d’évaluation publics qu’eBay ou Amazon. Les acheteurs laissent des notes et des commentaires, parfois de façon très détaillée. Ces avis conditionnent les algorithmes des marchés, chargés de mettre en avant les meilleurs vendeurs et leurs produits.


Plus encore que l’argent, la réputation est une ressource essentielle pour les vendeurs. Ils la soignent par leur efficacité, leur service client et par le soin accordé en amont et en aval de l’acte d’achat.

Interrogé sur ses pratiques d’achat de drogue, James explique : « En fin de compte, tout repose sur les avis laissés aux vendeurs. »

Sur ces plateformes, chaque transaction donne lieu à une évaluation publique, qui fonctionne comme un indicateur de fiabilité. Ces notes orientent les choix des acheteurs. Mais surtout, elles conditionnent directement le positionnement des vendeurs dans les résultats de recherche et leur capacité à attirer de nouveaux clients. Une succession d’avis négatifs peut entraîner une perte rapide de crédibilité et une exclusion de la plateforme. Cette logique s’accompagne donc d’un véritable travail de mise en visibilité.

La publicité pour repousser les frontières du marché

« Forums, publicités payantes, tous les outils à notre disposition », explique John.

Ancien dealer de rue, il décrit un univers très différent de celui qu’il a connu auparavant. Là où le deal de rue repose sur un territoire, des relations de proximité et parfois de violence, le darknet impose d’autres règles. La concurrence y est forte, internationale mais sans territoire à gouverner. Pour exister, les vendeurs doivent apprendre à se démarquer autrement.

Dans ce contexte, il n’est plus question d’appartenance à un groupe ou de contrôle d’un espace. Les vendeurs maîtrisent des outils de visibilité (bannières publicitaires, jeux-concours, échantillons gratuits), comprennent les enjeux d’image de marque et cherchent à se différencier dans un environnement saturé d’offres.

Le trafic se raconte alors moins comme une activité clandestine violente que comme un marché concurrentiel, structuré par des algorithmes et des outils familiers au commerce en ligne. En effet, le darknet attire à la fois un public déjà familier du trafic et de nouveaux entrants, parfois issus d’autres milieux, qui apportent ou acquièrent progressivement des connaissances en marketing pour réussir sur ces plateformes. Cette adaptation répond aussi aux attentes d’un public exigeant, qui compare la qualité du service à celle des sites de commerce en ligne, comme Amazon.


Administrer, arbitrer, maintenir l’ordre des marchés

Les marchés de drogues sur le darknet ne reposent pas uniquement sur l’activité des vendeurs et des acheteurs. En arrière-plan, des administrateurs, souvent les créateurs mêmes des plateformes, en assurent la gestion en continu. Tandis que des modérateurs, recrutés par ces responsables, veillent au respect des règles et au traitement des litiges entre acheteurs et vendeurs, en échange d’un pourcentage sur les transactions.

Andrew, créateur et administrateur d’un marché de drogue international, offre un témoignage exclusif sur les missions qui lui incombent.

« Je développe les marchés, je paie les serveurs, je satisfais les utilisateurs et les fournisseurs, je veille à ce que le marché ne soit pas paralysé par des attaques DDoS, je veille à la sécurité des utilisateurs, à la mienne et à celle des modérateurs à tout moment, et je mets fin aux activités des escrocs. »

Lors de nos échanges, il estime consacrer 70 % de son quotidien à s’occuper de la plateforme de vente qu’il administre. Ses tâches (surveillance technique du site, résolution des litiges entre utilisateurs, vérification des vendeurs ou suppression d’annonces frauduleuses) montrent que la gestion d’une plateforme illégale repose sur un travail continu, routinier et souvent chronophage.

La médiation de conflits constitue également une part importante de cette activité. Les acheteurs peuvent, par exemple, déposer une réclamation via l’interface du site lorsqu’un colis n’est pas reçu ou qu’il est jugé non conforme à la description et aux images de présentation. Dans ce cas, les modérateurs examinent les preuves fournies (photos, captures d’écran, numéro de suivi) et décident, selon les règles de la plateforme, d’un remboursement ou du rejet de la plainte. Ces arbitrages peuvent conduire à des avertissements, voire à l’exclusion de vendeurs jugés non conformes aux règles. Tout comme les gestionnaires de plateformes légales, comme Airbnb ou Vinted, les modérateurs s’assurent du service client et s’interposent pour veiller au bon comportement de chacun.

Démystifier l’image du darknet

Les discours recueillis auprès des vendeurs et des administrateurs montrent que le darknet est un univers codifié, où les individus qui s’y retrouvent mobilisent un langage ordinaire, emprunté au commerce et à l’entreprise. Ils organisent leur activité de manière méthodique et prétendent accorder beaucoup d’attention à la qualité des produits, à la réputation et à la satisfaction des clients. Les transactions s’accompagnent de procédures, de suivis et de cadres qui structurent les marchés et encadrent les interactions, même si l’ensemble reste illégal.

Cet écart entre l’image publique et les pratiques observées souligne la richesse et la complexité des marchés du darknet, à l’image des individus très divers qui les occupent. Certains expliquent être des pères de famille, d’autres d’anciens vendeurs de rue reconvertis en ligne, d’autres encore des étudiants menant des vies ordinaires. Plus encore, il révèle un univers à l’apparence assez normale, derrière l’illégalité. L’environnement numérique supprime la violence physique caractéristique du trafic de rue. Et, même si des tensions peuvent exister sur le darknet, elles passent par des sanctions virtuelles plutôt que par des représailles directes.


Un écart marqué avec les représentations dominantes du darknet

Observer et relayer la manière dont les vendeurs parlent de leur activité permet de mieux comprendre le fonctionnement des marchés numériques illégaux, jusqu’alors plutôt étudiés a posteriori de leur fermeture. L’attention que les vendeurs portent à leur réputation, aux évaluations et à la satisfaction des clients révèle des mécanismes de confiance et de coordination qui échappent aux analyses simplifiées du darknet comme un espace dénué de règles. Prendre au sérieux ces voix, encore très rarement interrogées, vise à enrichir la réflexion publique et politique. Mettre en évidence la manière dont ces acteurs adoptent des pratiques entrepreneuriales permet d’affiner les politiques publiques, en révélant les leviers concrets de leur activité. Une telle compréhension ouvre la voie à des interventions plus adaptées, ciblant les conditions de fonctionnement du marché lui-même.

Sur le darknet, le trafic de drogue n’a donc plus grand rapport avec le trafic de rue traditionnel. Les vendeurs se perçoivent comme des entrepreneurs ou des hommes d’affaires.

Cette posture reflète une tendance générale observée dans la société contemporaine, où les individus tendent à se concevoir comme des microentreprises, organisant leur travail, leur réputation et leurs relations comme autant de ressources à optimiser. Ce faisant, les vendeurs du darknet sont parvenus à transposer la culture et les tactiques du commerce légal, modifiant en profondeur la façon dont les produits illégaux se vendent par le biais du numérique.


Camille Roucher, doctorant contractuel en sciences de l’information et de la communication, Université de Lorraine

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original. https://theconversation.com/vendeurs-de-drogue-sur-le-darknet-des-entrepreneurs-tres-bien-organises-276143


REF.: https://www.numerama.com/cyberguerre/2226203-4-ans-dinfiltration-sur-le-darknet-la-face-cachee-et-ultra-organisee-des-vendeurs.html?utm_term=photo&utm_content=Numerama&utm_source=facebook&utm_medium=Social&utm_campaign=Nonli&fbclid=IwRlRTSAQ_flVleHRuA2FlbQIxMQBzcnRjBmFwcF9pZAo2NjI4NTY4Mzc5AAEe_veb3BJ_0JaJRcOgxokMFdNwywzwV9ReWU6RriHSeX0a39nB8-ZFKgIzRQw_aem_9BYscWVmxNsCl-t6Idpvsw

 

Les 7 meilleures applications pour le montage vidéo sur iPhone et iPad en 2026

L’App Store fourmille d’applications pour la photographie sur iPhone. Du côté de la vidéo, le choix est peut-être moins riche, mais cela n’empêche de trouver d’excellentes solutions pour filmer, monter ses vidéos, appliquer des effets spéciaux, et bien plus encore. Retrouvez donc dans ce dossier des tops app, les meilleures applications vidéo iPhone et iPad.



Publié le  5 avril 2026 à 16:03


L’iPhone permet de réaliser des séquences vidéos à tout moment. Et parmi notre longue série des dossiers “applications iPhone” du dimanche se trouve un article sur les applications utiles pour monter, éditer, améliorer des films et vidéos.


Comme le nombre de ce type d’applications ne cesse d’augmenter, nous avons décidé de revisiter ce dossier pour le compléter. Impressionnantes, surprenantes ou simplement pratiques, il y en a pour tous les gouts. Voici donc une sélection des top applications iPhone pour la vidéo à découvrir ou à redécouvrir. Elles sont bien évidemment aussi compatibles iPad pour la plupart. Et alors que certains sont gratuites, les payantes sont mentionnées comme tel.


Sommaire


Les applications incontournables pour filmer sur iPhone et iPad

Filmic Pro : la recommandation des professionnels

C’est, lorsque l’on examine les outils utilisés par les reporters et autres réalisateurs de courts-métrages (ou plus) avec l’iPhone, l’application la plus souvent citée. Pour cause, élue plusieurs fois app vidéo de l’année par Apple, elle propose de très nombreux réglages qui ne sont pas offerts par l’app standard d’iOS. Les réglages de balance des blancs, de focus, de résolution, mais aussi la prise en compte du zoom, tout est au rendez-vous.


L’application est pilotable via l’Apple Watch ou encore avec une app externe et supporte même les stabilisateurs Dji Oslo. Une app de pro, utilisable sur iPhone et iPad, à un prix raisonnable. On peut aussi mentionner la fonction Filmic Remote qui permet de piloter la caméra de Filmic Pro à distance depuis un autre appareil. Filmic Pro, au top des applications pour filmer avec l’iPhone ou l’iPad.


Mavis

Cette app ne bénéficie pas de la notoriété de Filmic Pro, mais propose des outils et réglages qui semblent particulièrement complets, notamment du côté des vu-mètres. On y trouve le contrôle séparé de l’exposition et de la mise au point ou encore de la vitesse d’obturation ou de la température de couleurs, mais aussi l’utilisation de microphones externes, un audiomètre visuel, le contrôle manuel du volume et le monitoring via des écouteurs. Destinée aux plus connaisseurs, elle n’est pas adaptée à une utilisation “loisirs” et ne prend pas en charge l’iPad.


MoviePro

Voici une autre à Filmic Pro, moins chère et qui propose de nombreuses fonctionnalités avancées, comme le contrôle de l’exposition, la mise au point, la balance des blancs, la qualité de l’image, le framerate, le support de la vidéo 4K ou encore le support de micros externes en Bluetooth. Il est par exemple possible d’utiliser les AirPods comme micro externe pour une vidéo. Cette app dispose également d’une app de télécommande disponible ici sur l’App Store pour piloter la caméra à distance depuis un autre appareil sous iOS.


Les meilleures applications pour monter films et vidéos sur iPhone & iPad

Splice, pour se simplifier la vie

Splice est un éditeur vidéo gratuit racheté par GoPro et devenu gratuit qui conviendra parfaitement à ceux qui recherchent la simplicité et l’efficacité dans le traitement de la vidéo. Filmez puis retouchez en ajoutant des titres ou du son pour donner un aspect plus professionnel à votre vidéo, voilà ce que vous propose Splice. Il est même possible de poster sur YouTube, le résultat, directement depuis l’appli.


Quik : le montage rapide

Quik est, comme son nom l’indique, une app faite pour ceux qui n’ont pas le temps. Elle propose d’effectuer, à base de photos ou de clips, des montages vidéo très facilement. L’application analyse automatiquement les séquences à la recherche des meilleurs moments, elle y ajoute des transitions et des effets et synchronise le tout au rythme de la musique. 26 styles différents de vidéos sont proposés, avec filtres, transitions et illustrations graphiques. Des calques avec textes et émoticônes peuvent être rajoutés et la musique est bien entendu personnalisable.


Vimeo

Vous êtes peut-être surpris de retrouver Vimeo, concurrent de YouTube dans ce dossier, mais il faut savoir que l’app dispose d’un éditeur de vidéo gratuit plus que respectable et qui vous rendra bien des services. Montage, ajout de titre ou de bande-son et même de filtres, tout est possible dans cette application que je vous invite à tester.


LumaFusion

Probablement l’une des meilleures apps de montage vidéo sur iPhone et iPad. Elle propose une interface personnalisable qui plaira aux amateurs de Final Cut Pro sur Mac. Elle inclut de nombreuses fonctionnalités standards et professionnelles non présentes dans d’autres apps, comme 3 pistes vidéos et 3 pistes audio, l’export et l’import de projets, le support des vidéos 360, ou encore l’incrustation d’image grâce au “chromakey”.


Elle est régulièrement mise à jour avec de nouvelles fonctionnalités.


Kinemaster

Cette application est la référence du montage vidéo sur Android et elle est désormais disponible pour les utilisateurs d’iOS. Elle propose de nombreuses fonctionnalités pros absentes de l’app iMovie, comme le multipiste pour la vidéo, l’audio, l’image et le texte, un module très complet pour ajouter et éditer chaque élément média, des transitions en 3D et bien plus. L’app est gratuite à télécharger et essayer avec un modèle d’abonnement qui retire le filigrane et permet d’accéder aux contenus premium sur la boutique en ligne de l’app. Il faut compter 4,49 € pour un mois, ou 25,49 € pour l’année.


iMovie : le montage vidéo signé Apple

Est-il encore nécessaire de présenter iMovie ? Application à l’initiale disponible sur Mac puis sur iPad, l’iPhone a aussi droit à sa version du logiciel pommé. Si vous ne deviez avoir qu’une seule application pour traiter la vidéo sur votre iPhone c’est certainement celle-ci, en plus elle est devenue gratuite. Avec iMovie, le montage vidéo devient accessible à tous. En quelques minutes et du bout des doigts, montez un film en lui ajoutant des effets, de la musique et pourquoi pas les deux. Il est également possible d’insérer des titres et des transitions, en bref de faire un rendu pro avec l’iPhone avant de l’expédier sur YouTube, par exemple.


Vizzywig

Cette app est la Rolls du montage vidéo en live ou en différé permettant de filmer des séquences avec pause et zoom. Elle propose une partie montage : séquences d’intro et de fin (optionnelles), musiques, changement d’ordre des séquences et transitions, tout y est ! Elle est plutôt onéreuse, mais propose quelques fonctionnalités assez utiles !


Pour jouer avec le temps

Skyflow

Certains aiment aller lentement et d’autres un peu plus vite. C’est à cette deuxième catégorie de personnes que s’adresse l’application proposée par Instagram. C’est de “time lapse” qu’il est question. En d’autres termes, on filme comme d’habitude pour ensuite accélérer le tout. Ce qu’apporte cette appli, c’est la stabilisation indispensable à ce genre de vidéos. Le résultat est tout simplement bluffant, même en vitesse normale, cela donne une qualité inégalée. À ne pas manquer, surtout pour qui aiment les belles images :


iMotion HD, pour le Stop Motion à la maison

Vous adorez Wallace et Gromit par exemple et plus globalement les films réalisés en stop motion, alors cette app est faite pour vous. Le stop motion consiste à réaliser un film à partir d’une succession de photos permettant ainsi de donner l’impression d’animation des objets. Et bien c’est exactement ce que vous propose de faire iMotion HD et tout cela gratuitement. Le stop motion demande un peu de patience, mais vous arriverez très simplement à obtenir des résultats sympathiques. Cerise sur le gâteau, une seconde app télécommande vous permet de déclencher la prise de photo à distance avec un autre iPhone, par exemple.


Les spécifiques

Pour ceux qui aiment le court

Si certains aiment filmer puis monter les vidéos avec patience et minutie, d’autres préfèrent faire court pour mieux les partager. Dans cette optique, les réseaux sociaux sont venus mettre leur grain de sel et proposent des apps permettant de filmer des vidéos de quelques secondes, laissant la place des résultats surprenants. Instagram est la référence dans le genre.


Action Movie FX

Qui n’a jamais rêvé de se retrouver aux commandes de la réalisation d’une super production hollywoodienne avec effets spéciaux, explosions et tout le toutim. Avec cette app en deux clics, vous pourrez réaliser votre rêve grâce aux effets spéciaux mis gratuitement à disposition. Lancer un missile sur la maison de votre voisin ou faire tomber une voiture juste devant chez vous, c’est possible en quelques instants grâce à Action Movie FX. Avec cette application, laissez s’exprimer le réalisateur qui est en vous ! Des packs nombreux et variés permettent d’enrichir l’app.


Emulsio, pour la stabilisation des vidéos

En fait, Emulsio, c’est un peu de la triche, mais on s’en fiche, car le résultat est au rendez-vous. Le procédé est simple, mais comme d’habitude, il fallait y penser. Capturez votre vidéo comme d’habitude avec l’app native de l’iPhone. Une fois que c’est fait, constatez comme la vidéo est instable et tremble dans tous les sens. Lancez Emulsio, et une fois dans l’appli, il ne vous reste plus qu’à recadrer la vidéo, vous perdrez un peu d’images sur les côtés, mais la vidéo est recalculée pour éliminer les effets de “tremblement”.


Astucieux, non ? À faire avant le montage dans iMovie.


Des accessoires bien pratiques

Parce que la vidéo, ça peut être sérieux, même sur iPhone, on l’a vu avec certaines des applis ci-dessus, il faut également aider le smartphone avec des accessoires. Il en existe de nombreux, vous pouvez en retrouver dans notre sélection :


Pour terminer, rappelons que ce type de dossier ne peut être exhaustif. Vous aurez forcément d’autres applications à conseiller parce que vous les appréciez et les pratiquez au quotidien. N’hésitez pas à le faire via les commentaires en indiquant leurs points forts et vos préférences !


REF.: https://www.iphon.fr/post/top-app-iphone-film-montage-video?fbclid=IwZnRzaAQ_g8RleHRuA2FlbQIxMQBzcnRjBmFwcF9pZAo2NjI4NTY4Mzc5AAEeDdIF2wCni8geQW0BTU32MLTjnMkAE4s28dwxzR_FAo_36zUxCz_l6tmhERM_aem_wHfjY8jP7y4cDzVtcsvZFA



 

Secure Boot : Windows 11 vous dira clairement si votre PC est bien protégé

Une mise à jour discrète de Windows 11 améliore la transparence autour de Secure Boot. Le système indiquera désormais clairement avec un code couleur si les certificats de sécurité sont obsolètes ou mal configurés.


Un détail technique, longtemps réservé aux spécialistes, s'apprête à devenir visible pour tous. Dans les prochaines versions de Windows 11, Microsoft introduit un indicateur capable de signaler clairement un problème lié à Secure Boot, ce mécanisme essentiel qui protège le démarrage des ordinateurs. Jusqu'ici, l'utilisateur moyen ignorait souvent son existence, et encore plus son état. Ce changement pourrait modifier la manière dont chacun perçoit la sécurité de son PC.


Derrière cette évolution se cache une réalité plus complexe qu'il n'y paraît. Secure Boot repose sur une chaîne de confiance, construite autour de certificats numériques. Or, ces certificats ne sont pas éternels. Certains arrivent à expiration, d'autres doivent être remplacés pour faire face à de nouvelles menaces. Sans mise à jour, le système peut se retrouver dans une situation paradoxale : fonctionner en apparence normalement, tout en étant fragilisé.


Secure Boot : un verrou discret au cœur du démarrage

Secure Boot, intégré à la norme UEFI, agit comme un filtre dès l'allumage de l'ordinateur. Son rôle consiste à vérifier que les composants logiciels chargés au démarrage — notamment le système d'exploitation — sont bien signés par des autorités reconnues. Si une anomalie est détectée, le processus est bloqué, empêchant l'exécution de code potentiellement malveillant.


Ce mécanisme s'est imposé progressivement comme un pilier de la sécurité moderne. Il limite notamment l'impact des rootkits, ces programmes capables de s'installer profondément dans le système avant même que l'antivirus ne soit actif. Sur le papier, l'idée est simple : empêcher toute modification non autorisée du processus de démarrage.


Dans les faits, la situation est plus nuancée. Secure Boot dépend d'une infrastructure de certificats qui doit rester à jour. Si ces certificats deviennent obsolètes ou compromis, la protection peut perdre en efficacité, voire provoquer des blocages inattendus lors du démarrage. Certains utilisateurs ont déjà été confrontés à des messages d'erreur obscurs, sans comprendre leur origine.


Secure Boot : une mise à jour devenue indispensable

Le cœur du problème réside dans l'évolution constante des menaces. Au fil des années, plusieurs vulnérabilités ont été découvertes dans des composants pourtant signés et validés. Pour y répondre, les éditeurs, dont Microsoft, doivent révoquer certains certificats et en introduire de nouveaux.


Ce processus de mise à jour est délicat. Il ne s'agit pas simplement d'ajouter un fichier, mais de modifier la base de confiance du système. Une mauvaise manipulation peut empêcher un ordinateur de démarrer correctement. C'est pourquoi ces opérations ont longtemps été réalisées en arrière-plan, avec une prudence extrême.


Microsoft a récemment engagé une campagne de mise à jour de ces certificats, afin de renforcer la sécurité globale de l'écosystème Windows. L'objectif est de bloquer des chargeurs de démarrage jugés vulnérables et de s'assurer que seuls des éléments fiables sont autorisés à s'exécuter. Cette transition ne concerne pas uniquement les nouvelles machines, mais aussi un grand nombre de PC déjà en circulation.


Le problème, c'est que cette mise à jour n'est pas toujours appliquée automatiquement ou correctement. Certains appareils peuvent rester avec des certificats anciens, exposant potentiellement le système à des risques ou à des incompatibilités futures. D'autres peuvent rencontrer des erreurs lors de l'installation, sans indication claire pour l'utilisateur.


Secure Boot : Microsoft mise sur la transparence


C'est précisément sur ce point que la nouvelle initiative de Microsoft intervient. Comme l'éditeur l'explique dans un nouvel article de support publié le 2 avril 2026, Windows 11 va désormais afficher un statut explicite concernant les certificats Secure Boot dans l'application Sécurité Windows, accessible via les Paramètres. L'utilisateur pourra voir si tout est en ordre, si une action est recommandée ou si un problème nécessite une intervention, avec un nouvel indicateur visuel.





En pratique, l'état de Secure Boot sera résumé par un code à trois couleurs, inspiré des tableaux de bord les plus classiques. Le vert signalera une situation saine, avec des certificats à jour et correctement appliqués. Le jaune indiquera qu'une attention est requise, par exemple lorsqu'une mise à jour des certificats est disponible mais pas encore installée. Le rouge, enfin, avertira d'un problème plus sérieux, comme une absence de mise à jour critique ou une configuration susceptible de bloquer le démarrage à terme. Cette signalisation vise à rendre immédiatement compréhensible un sujet technique, sans obliger l'utilisateur à décrypter des messages complexes.


Cette évolution peut sembler mineure, mais elle répond à un besoin réel. Jusqu'à présent, les alertes liées à Secure Boot étaient rares, souvent techniques, et peu compréhensibles. Beaucoup d'utilisateurs ignoraient même l'existence de ce mécanisme, sauf en cas de panne.


Avec cette nouvelle approche, Microsoft cherche à rendre visible un élément critique sans le rendre anxiogène. L'information est centralisée dans un espace déjà familier, avec des indications claires. L'objectif n'est pas de transformer chaque utilisateur en expert, mais de lui permettre de détecter un problème avant qu'il ne devienne bloquant.


Ce choix s'inscrit dans une tendance plus large : celle d'une sécurité plus transparente, où les mécanismes ne sont plus totalement invisibles. Les systèmes modernes multiplient les couches de protection, mais leur efficacité dépend aussi de leur bonne compréhension.


Secure Boot : une évolution utile, mais pas sans limites

Rendre visible l'état de Secure Boot est une avancée, mais elle ne résout pas tout. La gestion des certificats reste une opération complexe, qui dépend à la fois du système d'exploitation, du firmware de la machine et parfois même du fabricant.


Dans certains cas, une simple mise à jour logicielle ne suffit pas. Il peut être nécessaire d'intervenir au niveau du BIOS ou de l'UEFI, ce qui dépasse largement les compétences de nombreux utilisateurs. Le risque est alors de créer une nouvelle forme d'inquiétude, avec des messages d'alerte difficiles à interpréter.


Microsoft devra donc trouver un équilibre entre information et accompagnement. Afficher un problème est une chose, proposer une solution accessible en est une autre. Le succès de cette initiative dépendra en grande partie de la clarté des indications fournies et de la capacité du système à guider l'utilisateur.


Cette évolution soulève également une question plus large : celle de la responsabilité en matière de sécurité. À mesure que les systèmes deviennent plus complexes, la frontière entre ce qui relève de l'utilisateur et ce qui incombe à l'éditeur devient floue. En exposant davantage d'informations, Microsoft prend le risque de déplacer une partie de cette responsabilité.


Reste que cette démarche va dans le sens d'une meilleure compréhension des enjeux. Secure Boot n'est plus un simple paramètre caché dans un menu obscur, mais un élément visible, intégré à l'état de santé global du système. Une micro évolution silencieuse, qui pourrait éviter bien des mauvaises surprises à long terme.



REF.: https://www.commentcamarche.net/informatique/windows/37569-secure-boot/#utm_source=facebook&utm_medium=social

 Avec son système DBSC, Chrome va vous protéger des voleurs de données



Google déploie dans Chrome 146 une protection inédite contre le vol de cookies de session. Baptisée DBSC, elle lie cryptographiquement vos identifiants à votre machine, rendant les données dérobées inutilisables.



Google déploie dans Chrome 146 une protection inédite contre le vol de cookies de session. Baptisée DBSC, elle lie cryptographiquement vos identifiants à votre machine, rendant les données dérobées inutilisables.


Chaque fois que vous vous connectez à votre messagerie, à votre banque en ligne ou à n'importe quel service web, votre navigateur stocke un petit fichier discret appelé cookie de session. Ce "jeton", invisible pour l'utilisateur, est pourtant une clé d'or : il prouve au serveur que vous êtes bien connecté, sans vous demander de retaper votre mot de passe à chaque clic.


Pendant des années, cette commodité a aussi constitué l'une des failles les plus exploitées par les cybercriminels, en permettant à des pirates d'ouvrir automatiquement les portes de sites et de services sensibles. Google vient d'y apporter une réponse technique de fond en annonçant dans un billet de blog publié le 9 avril 2026 le déploiement général de son système DBSC – pour Device Bound Session Credentials, soit littéralement "identifiants de session liés à l'appareil .


DBSC Chrome : le cookie volé, un butin monnayable en quelques minutes

Pour comprendre pourquoi cette annonce compte, il faut d'abord saisir la mécanique du vol de session. Lorsqu'un logiciel malveillant parvient à s'installer sur un ordinateur, il peut silencieusement extraire les cookies de session présents dans le navigateur, ou attendre que l'utilisateur se connecte à un nouveau compte pour dérober le jeton au moment même de sa création, avant de le transmettre à un serveur contrôlé par les attaquants.


Ce qui rend ces attaques particulièrement redoutables, c'est la durée de vie souvent longue des cookies. Les cookies de session ont fréquemment une durée de validité étendue, ce qui permet aux attaquants de les utiliser pour accéder aux comptes en ligne de leurs victimes sans jamais connaître leur mot de passe. Une fois collectés, ces jetons sont conditionnés et revendus à d'autres acteurs malveillants, qui mènent ensuite leurs propres attaques.


Les familles de logiciels malveillants spécialisés dans cette collecte se sont multipliées et sophistiquées ces dernières années. Des infostealers comme LummaC2 sont devenus particulièrement redoutables dans la collecte de ces identifiants. Atomic, Vidar Stealer ou encore Redline figurent également parmi les outils les plus répandus sur les marchés clandestins. Un malware sophistiqué peut lire les fichiers locaux et la mémoire où les navigateurs stockent les cookies d'authentification. Il n'existe donc aucun moyen logiciel fiable pour empêcher leur extraction sur n'importe quel système d'exploitation. Autrement dit, tant que ces données restaient stockées en clair sur le disque dur, aucun antivirus ni aucun pare-feu ne pouvait garantir leur protection absolue.


Face à ce constat, la réponse habituelle des grands services en ligne consistait à surveiller les comportements suspects après coup : connexion depuis un pays inhabituel, heure atypique, adresse IP inconnue. Cette approche réactive reposait sur un ensemble complexe d'heuristiques de détection des abus, que des attaquants persistants parvenaient souvent à contourner. DBSC change radicalement de paradigme en passant de la détection à la prévention.


DBSC Chrome : un verrou cryptographique ancré dans le matériel

Le principe de DBSC repose sur une idée simple mais puissante : rendre un cookie de session indissociable de l'appareil sur lequel il a été créé. Le système utilise des modules de sécurité matériels – comme le TPM (Trusted Platform Module) sur Windows ou le Secure Enclave sur macOS – pour générer une paire de clés cryptographiques publique/privée qui ne peut pas être exportée de la machine.


Concrètement, voilà ce que cela change pour un attaquant. Lorsqu'une session est ouverte sur un site compatible avec DBSC, le navigateur ne se contente plus de stocker un cookie classique. Il génère une clé cryptographique unique liée à la puce de sécurité du PC, puis échange avec le serveur des cookies à durée de vie très courte. La délivrance de ces nouveaux cookies éphémères est conditionnée au fait que Chrome prouve au serveur qu'il détient bien la clé privée correspondante. Les attaquants ne pouvant pas dérober cette clé, les cookies exfiltrés expirent rapidement et deviennent inutilisables.


Du côté de l'utilisateur, rien ne change. Le navigateur gère la cryptographie complexe et la rotation des cookies en arrière-plan, permettant à l'application web de continuer à utiliser des cookies standards comme elle l'a toujours fait. Du côté des sites web, l'adoption nécessite d'ajouter des points d'entrée dédiés à l'enregistrement et au renouvellement des sessions – une intégration relativement légère comparée à la protection qu'elle apporte. Des acteurs majeurs comme Okta ont participé aux phases de test et contribué à façonner le protocole.


Un détail important : si l'appareil d'un utilisateur ne prend pas en charge le stockage sécurisé des clés, DBSC revient gracieusement au comportement standard sans interrompre le flux d'authentification. Pas de dégradation brutale de l'accès pour les machines plus anciennes, donc.


DBSC Chrome : une norme ouverte, une portée mondiale

DBSC a d'abord été annoncé par Google en avril 2024. Sa disponibilité publique est actuellement limitée aux utilisateurs de Windows sur Chrome 146, avec une extension à macOS prévue dans une prochaine version. Dès les premières phases de déploiement sur les sessions protégées, Google a observé une réduction significative des vols de session.


Au-delà du seul Chrome, le projet a été conçu dès l'origine pour devenir un standard ouvert du web. DBSC a été élaboré dans le cadre du processus W3C et du groupe de travail sur la sécurité des applications web. Google a travaillé avec Microsoft pour concevoir la norme, afin de s'assurer qu'elle fonctionne pour l'ensemble du web, avec des contributions de nombreux acteurs de l'industrie. L'ambition est donc que d'autres navigateurs et plateformes puissent l'adopter à leur tour.


La question de la vie privée a également été prise au sérieux dans la conception du système. Chaque session est adossée à une clé distincte, ce qui empêche les sites web d'utiliser ces identifiants pour corréler l'activité d'un utilisateur à travers différentes sessions ou différents sites sur le même appareil. Le protocole est aussi conçu pour être minimaliste : il ne transmet au serveur aucun identifiant de l'appareil ni donnée d'attestation, au-delà de la clé publique nécessaire à la preuve de possession. DBSC ne peut donc pas servir de mécanisme de pistage inter-sites, ce qui était l'un des risques que les défenseurs de la vie privée craignaient avec ce type d'approche.


DBSC Chrome : une avancée réelle, mais des limites à ne pas occulter

DBSC représente une avancée technique sérieuse, et il serait injuste de la minimiser. Lier des jetons d'authentification à un composant matériel non extractible est une approche bien plus robuste que les mécanismes purement logiciels qui ont prévalu depuis les débuts du web. Les entreprises qui gèrent des accès sensibles, et les particuliers qui utilisent des services bancaires ou de messagerie critique, ont tout intérêt à ce que leurs services adoptent rapidement ce protocole.


Mais quelques nuances méritent d'être posées. DBSC ne protège que contre le vol de cookies après compromission : si un attaquant a déjà un accès actif et interactif à la machine, d'autres vecteurs d'attaque restent ouverts. Par ailleurs, la protection reste conditionnelle à l'adoption par les sites web eux-mêmes, qui doivent intégrer les nouveaux points d'entrée dans leurs systèmes d'authentification. Le déploiement côté serveurs sera donc aussi déterminant que le déploiement côté navigateur. Google envisage dans les prochaines étapes d'étendre le support à davantage d'appareils et d'introduire des mécanismes avancés pour les environnements d'entreprise, notamment autour de la fédération d'identité et du Single Sign-On.


En attendant, pour des millions d'utilisateurs de Chrome sur Windows, la mise à jour vers la version 146 apporte une protection concrète contre une menace que beaucoup ignoraient encore. C'est rarement le cas des mises à jour de sécurité – et c'est précisément pour cela que celle-ci mérite d'être saluée.


REF.: https://www.commentcamarche.net/securite/protection/37607-dbsc-chrome/#utm_source=facebook&utm_medium=social

vendredi 24 avril 2026

Le Canada découvre une faille stratégique dans ses routes Internet

 

Le Canada découvre une faille stratégique dans ses routes Internet

Le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche pousse Ottawa à revoir certains angles morts de sa souveraineté numérique. Après les chaînes d’approvisionnement, l’énergie ou la défense, un autre dossier attire maintenant l’attention du gouvernement canadien : les routes internationales qui transportent les données et les communications vocales du pays.

Selon un reportage de Mathieu Dion dans Bloomberg, le gouvernement de Mark Carney mène une révision de l’infrastructure canadienne de communications internationales. La préoccupation est simple : une partie importante du trafic Internet et téléphonique canadien passe par des réseaux situés aux États-Unis. Dans un contexte politique plus tendu avec Washington, cette dépendance, longtemps perçue comme normale, devient soudainement plus sensible.


Le Canada dispose de peu de câbles sous-marins qui le relient directement au reste du monde sans passer par le territoire américain. Plus encore, aucun de ces câbles n’appartient à une entreprise basée au Canada. Le câble Topaz, qui relie le Japon au Canada, appartient à Google. Le Greenland Connect, qui relie le Canada à l’Europe, est contrôlé par l’entreprise groenlandaise Tusass. Sur la côte est, trois câbles vers le Royaume-Uni appartiennent à EXA Infrastructure, une société soutenue par le fonds américain I Squared Capital.

La question n’est pas seulement technique. Elle devient géopolitique. L’idée qu’un allié traditionnel puisse utiliser des infrastructures stratégiques comme levier politique semblait autrefois improbable. Mais les tensions actuelles entre les États-Unis et plusieurs alliés, les propos de Donald Trump sur le Canada, ainsi que ses positions sur le Groenland et l’OTAN, forcent Ottawa à envisager des scénarios qui paraissaient jusque-là théoriques.

Pour Mirko Bibic, chef de la direction de BCE, le Canada aurait intérêt à examiner sérieusement l’expansion de sa capacité de communication transocéanique. L’enjeu n’est pas de couper les liens avec les États-Unis, mais de réduire une dépendance excessive. Dans un monde où les données circulent aussi vite que les capitaux, contrôler les routes numériques devient une composante de la souveraineté nationale.


Le problème touche aussi la confidentialité des données. La Canadian Internet Registration Authority, mieux connue pour la gestion du domaine .ca, s’inquiète depuis longtemps du phénomène appelé « boomerang routing ». Il arrive que des communications entre deux points situés au Canada transitent par les États-Unis avant de revenir au pays. Selon une estimation citée par Bloomberg, plus du quart du trafic Internet canadien pourrait ainsi passer par le territoire américain, ce qui l’expose potentiellement à la juridiction et à la surveillance américaines.

Le défi financier est considérable. Un câble de fibre optique traversant l’Atlantique peut coûter environ 200 millions de dollars américains. À cela s’ajoutent les infrastructures terrestres, les stations d’atterrissage, les centres de données et les systèmes de redondance. Pour devenir moins vulnérable, le Canada devrait donc investir dans un écosystème complet, pas seulement dans quelques câbles supplémentaires.


Les satellites pourraient compléter cette stratégie, même s’ils ne remplacent pas la capacité des câbles sous-marins. André Tremblay, de TerreStar Solutions à Montréal, estime qu’une infrastructure satellitaire canadienne pourrait contribuer à assurer une couverture indépendante en cas de rupture ou de pression extérieure. L’idée serait de faire en sorte qu’aucun acteur étranger ne puisse simplement « fermer l’interrupteur ».

Ce débat marque un changement de ton à Ottawa. La souveraineté numérique ne concerne plus seulement l’hébergement des données, la cybersécurité ou l’intelligence artificielle. Elle touche désormais les routes physiques de l’Internet mondial. Et dans ce domaine, le Canada semble réaliser qu’il est peut-être plus branché sur son voisin qu’il ne l’imaginait.

Source : Bloomberg

lundi 16 février 2026

Cartels et crypto : le nouveau front du blanchiment mondial

 

Cartels et crypto : le nouveau front du blanchiment mondial

Le blanchiment d’argent des cartels change de visage. Fini, en partie, les restaurants vitrines et les valises de billets qui traversent la frontière. Une part croissante des fonds issus du trafic de drogue transite désormais par les cryptomonnaies, au sein d’un écosystème éclaté mêlant courtiers indépendants, réseaux chinois et applications chiffrées. Les autorités reconnaissent qu’elles peinent à suivre.

L’un des symboles de cette mutation s’appelle David Scotese. En Californie, cet ancien ingénieur logiciel organisait des échanges « cash contre crypto » dans un stationnement de parc, sous pseudonyme sur la plateforme LocalMonero. Selon le Department of Homeland Security, il aurait réalisé plus de 4 000 transactions entre 2021 et 2023, sans vérification d’identité, encaissant des milliers de dollars en espèces contre des actifs numériques comme le Monero, réputé quasi intraçable. Arrêté en 2023, il a finalement plaidé coupable pour exploitation d’un service de transfert d’argent non enregistré.

Mais Scotese n’était qu’un rouage. Les forces de l’ordre décrivent désormais un marché structuré, où des « gig workers » récupèrent l’argent liquide lors de rendez-vous dans des stationnements, puis l’injectent dans des portefeuilles numériques. Le Bitcoin reste utilisé pour sa liquidité. Le Monero attire pour son anonymat. Et le Tether, un stablecoin arrimé au dollar et largement utilisé sur la blockchain Tron, séduit par ses faibles frais et sa stabilité. Selon la firme Chainalysis, les stablecoins représenteraient aujourd’hui la majorité des volumes illicites en crypto.

La pandémie a accéléré le mouvement. Lorsque les commerces servant de façade ont fermé en 2020, les cartels ont dû trouver d’autres canaux pour absorber des milliards de dollars en espèces. Les stablecoins ont offert une solution technique à un problème logistique. Reste que les cartels ont un défi particulier : ils génèrent d’énormes quantités de liquidités physiques aux États-Unis, qu’il faut recycler puis renvoyer en Amérique latine.

C’est là qu’entrent en scène certains réseaux chinois. Selon plusieurs enquêtes fédérales, ces courtiers ne se contentent pas de blanchir l’argent des cartels. Ils achètent les dollars issus du trafic pour les revendre à des clients chinois cherchant à contourner les stricts contrôles de capitaux imposés par Pékin. Le cartel devient alors fournisseur de devises. Ce renversement permet aux intermédiaires de proposer des commissions très faibles aux trafiquants, parfois de 1 à 2 %, grâce aux primes payées par les acheteurs de dollars.

Les autorités ont documenté des collaborations entre trafiquants mexicains et courtiers chinois, avec des schémas dits de « mirror transactions » ou « flying money » : de l’argent liquide est remis aux États-Unis, et une valeur équivalente est transférée en cryptomonnaie ou en marchandises vers le Mexique, sans passer par le système bancaire traditionnel. Cette hybridation entre cash et actifs numériques dessine les contours d’un système financier parallèle.

Sur le plan technique, les forces de l’ordre rappellent que la blockchain n’est pas un trou noir. Chaque transaction publique est enregistrée. Mais pour exploiter ces données, il faut disposer d’adresses de portefeuilles, d’appareils saisis ou d’informateurs. Or les ressources manquent. Plusieurs procureurs reconnaissent que les équipes sont sous-formées et sous-équipées pour traiter des flux numériques massifs, surtout hors des grandes affaires fédérales.

À cela s’ajoute un contexte politique mouvant. L’administration Trump affirme vouloir lutter contre les cartels, tout en réorientant certaines priorités et en modifiant l’architecture de la régulation des actifs numériques. Des critiques craignent qu’une expansion des stablecoins et des émetteurs non bancaires crée des angles morts supplémentaires pour la surveillance financière, surtout si les transactions migrent vers des registres privés moins transparents.

Pour les enquêteurs, le risque ultime serait que les organisations criminelles puissent un jour opérer entièrement en crypto, sans reconversion en argent comptant ni passage par une banque régulée. Tant qu’un point de contact subsiste avec le système financier traditionnel, une fenêtre d’intervention demeure. Si cette friction disparaît, la capacité de traçage pourrait se réduire drastiquement.

En attendant, le blanchiment s’apparente de plus en plus à un travail à la pièce. De l’individu dans un stationnement aux réseaux transnationaux, chaque maillon ne voit qu’une fraction de l’opération. À mesure que la distance augmente entre le crime initial et l’intermédiaire financier, la responsabilité se dilue. Et la frontière entre innovation financière et infrastructure criminelle devient plus difficile à tracer.

Source : Bloomberg

mardi 3 février 2026

Pour en finir avec les Youtube dnl :

 

Pour en finir avec les Youtube dnl :


-Only 4 Geek= Meta, Fb block VPN free by add-On on browser in Canada lol for mp4 on savefrom by your Brave browser( a jour) and savefrom ( because trackers and hackers in it) block mp4 too, lol (lobbying from GAFAM) use uniloader by Apps and play after that safe as video, and from your right button on Ure mouse lol ( c'est la parade: the trick ) because mdr lol B-Plan is by cell with iCloud:-)



RÉF.: T30du113

vendredi 5 décembre 2025

Avec la baisse des températures, découvrez ces gestes simples et efficaces pour garder la maison bien au chaud !

 

Avec la baisse des températures, découvrez ces gestes simples et efficaces pour garder la maison bien au chaud !

Par: Yamina Hamdoud