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dimanche 31 mai 2026

 

Portmaster : le pare-feu applicatif open source qui reprend le contrôle de vos connexions 



Quand votre PC discute dans votre dos


Vous êtes-vous déjà demandé à qui parle réellement votre ordinateur quand vous le laissez allumé ? Spoiler : à beaucoup, beaucoup de monde. Entre l'éditeur du logiciel que vous venez d'installer, ses partenaires marketing, deux ou trois régies publicitaires, sans oublier ce service "télémétrie" qui envoie sagement vos statistiques d'utilisation à l'autre bout du monde… votre machine est devenue une véritable source d'informations pour les entreprises numériques tierces. Et la plupart du temps, vous n'en avez aucune idée.

C'est précisément là que Portmaster, développé par la société autrichienne  Safing, entre en scène. Cet outil gratuit et open source se présente comme un pare-feu applicatif nouvelle génération, capable de vous redonner le contrôle complet sur tout ce qui sort (et entre) de votre ordinateur.

Portmaster est un pare-feu applicatif gratuit et open source qui surveille en temps réel toutes les connexions réseau initiées par vos applications. Il fonctionne sous Windows et Linux, bloque trackers, publicités et malwares à l'échelle du système, et chiffre vos requêtes DNS par défaut.

Portmaster, qu'est-ce que c'est exactement ?


Pour faire simple, Portmaster est un pare-feu applicatif. Là où un pare-feu classique se contente de jouer au videur en bloquant tel ou tel port, Portmaster va beaucoup plus loin : il identifie quelle application est responsable de chaque connexion réseau, et vous laisse décider, application par application, ce que vous autorisez ou non.

Sous le capot, l'outil s'intègre directement dans la pile réseau du système d'exploitation. Sous Linux, il utilise nfqueue couplé à de l'eBPF et à l'analyse du /proc pour faire le lien entre un paquet réseau et le processus qui l'a émis. Sous Windows, il s'appuie sur la Windows Filtering Platform (WFP) et sur l'IP Helper API via un pilote noyau dédié. Concrètement, aucun paquet ne peut passer entre les mailles du filet : tout est inspecté, tout est attribué à une application précise, et tout peut être bloqué.

Le projet est intégralement publié sur GitHub sous une licence libre. Vous pouvez auditer le code, le compiler vous-même, ou contribuer si l'envie vous en prend. Pour un outil de sécurité, c'est plus qu'un argument : c'est une condition indispensable.

Une visibilité inédite sur l'activité réseau


La première chose qui frappe quand on lance Portmaster, c'est l'interface. On y voit défiler en temps réel chaque connexion sortante et entrante, avec son application d'origine, le domaine ou l'IP de destination, le pays, et bien d'autres détails. C'est à la fois fascinant et un peu effrayant.


Tableau de bord de Portmaster - Crédit photo : © Safing.io


Un tableau de bord pensé pour les humains


L'interface graphique évite l'écueil habituel des outils de sécurité qui ressemblent à un cockpit de Boeing 747. Tout est lisible, organisé par application, avec un historique consultable et des statistiques claires. Vous pouvez ainsi découvrir, par exemple, que ce petit utilitaire système que vous utilisez depuis des années envoie en réalité des données à plusieurs serveurs publicitaires. À vous de décider ensuite si vous lui coupez l'accès, ou non.

Bloquer trackers, publicités et malwares à l'échelle du système


Bloquer les trackers et les publicités dans le navigateur, c'est devenu monnaie courante grâce à uBlock Origin et consorts. Mais qu'en est-il des trackers présents dans les applications de bureau, dans les jeux, dans les utilitaires divers et variés que vous installez ? La plupart passent totalement sous le radar des bloqueurs traditionnels.

Portmaster, lui, opère au niveau DNS et applique ses listes de filtrage à l'ensemble du système. Par défaut, il bloque les domaines connus pour héberger des malwares, des trackers ou de la publicité, en s'appuyant sur des listes reconnues comme celles utilisées par les principaux bloqueurs publicitaires. Vous pouvez bien sûr enrichir ou ajuster ces listes selon vos préférences, ajouter vos propres règles personnalisées, ou même bloquer du contenu plus spécifique comme les domaines NSFW ou les sites trompeurs.

Le DNS chiffré activé par défaut


Autre point trop souvent négligé : les requêtes DNS. Par défaut, votre ordinateur envoie en clair, à votre fournisseur d'accès, la liste de tous les sites que vous consultez. Pas terrible côté vie privée, et carrément problématique sur un réseau Wi-Fi public.

Portmaster intercepte automatiquement toutes les requêtes DNS du système et les redirige vers son propre résolveur, qui les transmet ensuite via DNS-over-TLS (DoT) ou DNS-over-HTTPS (DoH) au fournisseur de votre choix. Vous pouvez utiliser Cloudflare, Quad9, votre propre serveur ou n'importe quel autre résolveur compatible. Le tout fonctionne sans configuration préalable : l'outil détecte les requêtes "sauvages" et les rapatrie de force vers son tunnel chiffré. Pratique.

Des règles globales et par application


Là où Portmaster déploie toute sa puissance, c'est dans son moteur de règles. Vous pouvez définir des paramètres globaux qui s'appliquent à tout le système, puis les surcharger application par application si besoin.

Géoblocage et restrictions fines


Vous voulez interdire à votre logiciel de comptabilité d'envoyer la moindre donnée hors de l'Union européenne ? Trois clics. Vous souhaitez couper totalement Internet à une application particulière, sans pour autant la désinstaller ? C'est faisable. Bloquer le trafic peer-to-peer, interdire les connexions entrantes, restreindre l'accès au réseau local uniquement, autoriser ou refuser tel ou tel domaine : tout est possible. La logique de filtrage repose sur des entités lisibles (domaines, adresses IP, pays) plutôt que sur des règles abstraites de bas niveau, ce qui rend la configuration accessible même sans bagage réseau approfondi.

Le Safing Privacy Network, entre VPN et Tor


Safing ne s'arrête pas au pare-feu. L'éditeur propose également, en option, le Safing Privacy Network (SPN), un réseau d'anonymisation conçu comme un compromis entre un VPN classique et le réseau Tor. Le principe : chaque connexion est chiffrée en couches successives (le fameux "onion routing") et acheminée via plusieurs relais répartis dans le monde, mais avec une particularité intéressante. Contrairement à Tor qui fait passer tout votre trafic par un même circuit, le SPN répartit vos différentes connexions sur des chemins distincts, ce qui rend la corrélation entre vos activités beaucoup plus difficile.

Le SPN est intégré directement dans Portmaster et ne se limite pas au navigateur : il protège l'ensemble des connexions de votre machine. Cette fonctionnalité fait partie de l'offre payante (Portmaster Pro, autour de 80 € par an depuis février 2026), tandis que toutes les fonctions de pare-feu restent gratuites.

Installation et plateformes supportées


Portmaster fonctionne sous Windows (installeur .exe) et sous Linux (paquets .deb pour Debian/Ubuntu et .rpm pour Fedora). Les utilisateurs de macOS sont, hélas, laissés de côté pour l'instant. L'installation est classique, et un redémarrage est recommandé après la première mise en place pour que les pilotes noyau s'initialisent proprement. Une fois lancé, l'outil se met à jour automatiquement et la version 2, sortie en juillet 2025, a posé des fondations techniques nettement plus solides pour les années à venir.

Pourquoi vous devriez sérieusement l'envisager


Au-delà des fonctionnalités, ce qui rend Portmaster intéressant, c'est sa philosophie. À l'heure où la moindre application vous demande de cocher dix cases pour accepter sa "politique de confidentialité", reprendre la main sur ce qui sort réellement de votre machine relève du bon sens. L'outil est gratuit, open source, audité par la communauté, développé par une équipe européenne aux convictions affirmées en matière de vie privée. Et depuis fin 2024, Safing s'est rapproché du fournisseur VPN IVPN, ce qui consolide encore son écosystème.

Pour un administrateur système, c'est un excellent outil de diagnostic. Pour un utilisateur soucieux de sa vie privée, c'est une pièce maîtresse. Pour les curieux qui se demandent ce que leur PC raconte derrière leur dos, c'est une découverte qui peut s'avérer édifiante. Bref, si vous tournez sous Windows ou Linux et que vous n'avez pas encore essayé, jetez-y un œil : c'est gratuit, c'est ouvert, et ça pourrait bien changer votre rapport à votre propre machine.


Quelques suggestions sur le sujet des firewalls


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dimanche 22 avril 2018

Firewall Windows : les bon réglages



Quelques réglages qui peuvent améliorer sensiblement la sécurité de Windows.
Le pare-feu de Windows peut être largement suffisant si vous suivez toutes les règles de sécurité élémentaires.
Par défaut, le pare-feu de Windows n’est pas forcément bien réglé.
Voici quelques règles à ajouter afin d’obtenir les réglages optimales du firewall de Windows.

Introduction au réglage du pare-feu de Windows

Avant de commencer, il faut plutôt être à l’aise avec le pare-feu de Windows.
Dans le tuto suivant, j’avais expliqué comment ajouter des règles sur une application afin de la bloquer : Autoriser/Bloquer une application sur le pare-feu Windows
Vous pouvez suivre ce tuto.. ici nous utiliserons les options avancés. Il existe d’ailleurs aussi un tuto sur les options avancées du pare-feu de Windows : Autoriser/Bloquer une application sur le pare-feu Windows
En résumé, ce qu’il faut bloquer :
  • C:\Windows\System32\WindowsPowerShell\v1.0\Powershell.exe (utilisé pour télécharger et installer des logiciels malveillants, ou utiliser comme logiciel malveillants, voirLes virus ou trojan Powershell)
  • C:\Windows\system32\wscript.exe : lié au  Virus par clé USB ou virus raccourcis USB et  Malware par VBS / WSH, peut-être utilisé pour télécharger et installer des logiciels malveillants.
  • C:\Windows\explorer.exe – autoriser que les connexions vers le port 443
  • C:\Windows\system32\mshta.exe – permet d’exécuter des applications HTML (extension .hta), ces derniers peuvent télécharger et installer des cheval de troie.
  • C:\Windows\rundll32.exe – en chargeant une DLL via rundll32.exe, un trojan peut télécharger d’autres malwares.
  • Les processus de Word et Excel, ceci afin de vous protéger des macros malicieuses :
    • C:\Program Files (x86)\Microsoft Office\Office15\Winword.exe
    • C:\Program Files (x86)\Microsoft Office\Office15\Excel.exe

Importer des règles du pare-feu de Windows

Pour ceux qui ne veulent pas se prendre la tête à créer chaque règle de blocage sur le pare-feu de Windows.
Je fournis un fichier zip qui peut-être importé sur votre pare-feu.
Attention, cela va écraser toutes vos règles, donc si vous avez des règles d’acceptation pour certaines applications, elles seront perdues.
Le lien vers ces règles : http://www.malekal.com/download/firewall_Windows10_bon_reglage.zip
Ce zip est composé de :
  • fw_windows10_bon_reglage.wfw : qui contient les règles à importer sur le pare-feu de Windows
  • testconnexion.ps1 : qui vous permet de tester le blocage de PowerShell

Faites un clic droit puis « importer la stratégie »

Sur le message d’avertissement qui demande une confirmation pour importer les règles, faites oui.
Puis naviguez dans les dossiers pour sélectionner le fichier fw_windows10_bon_reglage.wfw.

Si l’import réussi, vous obtenez le message suivant.

Dans les règles sortantes, vous devez obtenir ceci.

Vous pouvez alors tester le blocage de connexion sur Powershell avec le script testconnexion.ps1 fourni.
Faites un clic droit dessus puis Exécuter avec PowerShell.

Faire Oui en appuyant sur O (O comme Oui) puis Entrée sur le message d’avertissement.
Un message rouge doit vous indiquer « Impossible de se connecter au serveur distant ».
Dans ce cas, les règles de pare-feu sont effectives.

Créer les règles manuellement

Si vous ne souhaitez pas importer les règles, vous pouvez créer les règles manuellement.

PowerShell

PowerShell est une invite de commandes qui intègre son propre langage.
PowerShell permet donc de créer des scripts, il est tout à fait possible à partir d’un script de télécharger un fichier distant et de l’exécuter sur l’ordinateur.
En clair, donc PowerShell peut servir de tremplin pour installer un virus sur l’ordinateur, comme Trojan-Downloader.
Exactement comme c’est le cas actuellement des scripts VBS ou JS utilisés dans des campagnes d’emails malicieux qui ont permis l’avènements des crypto-ransomware.
La vidéo suivante montre le cas d’un Trojan Downloader PowerShell qui installe le ransomware Locky :

PowerShell est déjà utilisé par des Malware ‘FileLess’ : PoweLiks, Kovter, Gootkit… il est fort probable que 2017 soit l’année PowerShell… avec une utilisation beaucoup plus accru.
Pour tester le téléchargement, vous pouvez utiliser la commande suivante depuis une invite de commandes classiques :
PowerShell (New-Object System.Net.Webclient).DownloadFile
('http://www.malekal.com/download/FRST.zip', '%USERPROFILE%\Desktop\FRST.zip');
La commande ci-dessous, permet de télécharger le fichier FRST.zip et de le placer sur le bureau.
Un programme malveillant, peut donc facilement être sous la forme d’un script qui télécharge un exécutable dans le dossier TEMP pour l’exécuter.

Plus d’informations, lire : les Trojan ou virus PowerShell

Bloquer PowerShell

En suivant, le tuto Autoriser/Bloquer une application sur le pare-feu Windows
Vous devez bloquer l’application :
%SystemRoot%\system32\WindowsPowerShell\v1.0\powershell.exe (version 32-bits)
%SystemRoot%\syswow64\WindowsPowerShell\v1.0\powershell.exe (version 64-bits)
%SystemRoot% = C:\Windows


En créant une règle avancée :
Par défaut donc, le pare-feu de Windows autorise PowerShell.
Il est tout à fait possible de bloquer ce dernier.
Rendez-vous dans le Panneau de configuration de Windows puis Pare-feu.
A gauche, cliquez sur Paramètres avancés.

Dans la nouvelle fenêtre, cliquez sur Règles de trafic sortant
Nouvelle règle.
Laissez sur Programme puis cliquez sur Suivant.

Ensuite, il faut aller chercher le fichier PowerShell.
Pour cela, choisissez la seconde option puis cliquez sur Parcourir.
Naviguez dans les dossiers pour ouvrir Windows > system32 > WindowsPowerShell > v1.0> powershell.exe


Laisser sur « Bloquer la connexion » afin de pouvoir bloquer la connexion provenant de powershell.exe

Laissez tout coché puis cliquez sur Suivant.
Nommez la règle, par exemple Blocage PowerShell ou Blocage PowerShell (32-bits).

La règle est alors visible dans la liste.

Si on relance notre commande, on obtient une erreur. Le téléchargement de fichiers à partir de PowerShell est alors bloqué :
Exception lors de l'appel de « DownloadFile » avec « 2 » argument(s) :
 « Impossible de se connecter au serveur distant »


Pensez à bloquer les deux versions 32-bits et 64-bits, si votre Windows est en version 64-bits.

Wscript

Wscript.exe est le processus système lié à Windows Script Hosting qui donne la possibilité d’exécuter des scripts de type JavaScript (sisi!) et VBS.
Des scripts malicieux existent depuis longtemps. Une recrudescence depuis Décembre 2015 a lieu, via des campagnes d’emails malicieux pour pousser des crypto-ransomware.
Pour obtenir plus d’informations sur les malwares basés sur ces scripts malicieux, lire la page : Malware par VBS / WSH ( Windows Scripting Host )
Voici un exemple de script qui permet de télécharger un fichier sur Windows.
Ensuite, on peut le faire exécuter sans problème.
HTTPDownload "http://www.malekal.com/download/FRST.zip",
 "C:\Users\VincentPC\AppData\Local\Temp"

Sub HTTPDownload( myURL, myPath )

' Standard housekeeping
Dim i, objFile, objFSO, objHTTP, strFile, strMsg
Const ForReading = 1, ForWriting = 2, ForAppending = 8

' Create a File System Object
Set objFSO = CreateObject( "Scripting.FileSystemObject" )

' Check if the specified target file or folder exists,
' and build the fully qualified path of the target file
If objFSO.FolderExists( myPath ) Then
strFile = objFSO.BuildPath( myPath, Mid( myURL, InStrRev( myURL, "/" ) + 1 ) )
ElseIf objFSO.FolderExists( Left( myPath, InStrRev( myPath, "\" ) - 1 ) ) Then
strFile = myPath
Else
WScript.Echo "ERROR: Target folder not found."
Exit Sub
End If

' Create or open the target file
Set objFile = objFSO.OpenTextFile( strFile, ForWriting, True )

' Create an HTTP object
Set objHTTP = CreateObject( "WinHttp.WinHttpRequest.5.1" )

' Download the specified URL
objHTTP.Open "GET", myURL, False
objHTTP.Send

' Write the downloaded byte stream to the target file
For i = 1 To LenB( objHTTP.ResponseBody )
objFile.Write Chr( AscB( MidB( objHTTP.ResponseBody, i, 1 ) ) )
Next

' Close the target file
objFile.Close( )
End Sub

On peut alors créer une règle sortante filtrante, exactement dans le même principe que précédemment.

Avec le script ci-desous, on obtient une Erreur WinHTTP.WinHTTPRequest
Le fichier FRST.zip est créé mais il fait 0 octet.

Dans le cas de ces scripts, le mieux est de désactiver WSH, c’est tout à fait possible.
A lire : Comment se protéger des scripts malicieux sur Windows
Le programme Marmiton a été conçu dans ce sens : Télécharger Marmiton

Injection processus

L’injection de processus consiste à charger une DLL dans un processus afin de pouvoir contrôler ce dernier.
Ainsi des virus/malwares peuvent utiliser des processus système explorer.exe, svchost.exe, spoolsv.exe afin de se connecter à des serveurs distants pour recevoir les informations de contrôle.
Le pare-feu de Windows peut éventuellement aider à bloquer certaines de ces connexions.
Contrairement, au paragraphe précédent où il s’agit de bloquer un Trojan Downloader afin de bloquer le téléchargement et l’installation del a charge utile… ici la charge utile est déjà installée… De ce fait, il est plus difficile de bloquer le fonctionnement du Trojan.
Voici un exemple d’injection de processus Windows avec le malware Bedep :
Ainsi si on bloque explorer.exe, le Trojan Bedep devient inactif :

Comprenez aussi, qu’il est impossible de bloquer tout l’accès réseau aux processus Windows.
Par exemple :
  • explorer.exe doit pouvoir se connecter aux ordinateurs du réseau LAN pour accéder aux ressources partages (fichiers/dossiers etc)
  • svchost.exe est utilisé, par divers services Windows et notamment Windows Update pour se connecter au service et télécharger les mises à jour de Windows.
Toutefois, vous pouvez bloquer certains ports. Par exemple, il est tout à fait inutile qu’explorer.exe puisse se connecter à des sites WEB (port distant 80 et 443).
Par contre, explorer.exe doit pouvoir se connecter aux partages réseaux, cela se fait sur le port 445 (SMB).
Pour mettre en place un filtrage, nous allons créer deux règles sur explorer.exe
  • La première règle autorise les connexions sur le port 445.
  • La seconde règle interdit toutes les connexions sortantes.
Ainsi, si la première règle est vrai, on s’arrête là.
Si elle est fausse, on continue, la seconde règle qui bloque toutes les connexions sortantes pour explorer.exe est alors appliquée.
Créez la règle sur explorer.exe qui autorise les connexions puis faites un clic droit / Propriétés sur celle-ci.
Dans l’onglet Protocoles et ports, vous pouvez régler ces derniers, comme ceci.
A savoir :
  • Protocole TCP
  • Port, mettre 445
Puis créer la seconde règle qui interdit toutes les connexions explorer.exe

Ci-dessous, les deux règles explorer.exe sur le pare-feu Windows.
Il est tout à fait possible de lister les partages et accéder aux fichiers distants.

Autres processus à bloquer

Vous pouvez aussi bloquer d’autres processus, comme :
  • C:\Windows\rundll32.exe – en chargeant une DLL via rundll32.exe, un trojan peut télécharger d’autres malwares.
  • Les processus de Word et Excel, ceci afin de vous protéger des macros malicieuses :
    • C:\Program Files (x86)\Microsoft Office\Office15\Winword.exe
    • C:\Program Files (x86)\Microsoft Office\Office15\Excel.exe
Par exemple, le pare-feu ZoneAlarm par défaut, autorise les connexions provenant de Word et rundll32.
Une macro Word peut donc télécharger une DLL et la lancer depuis rundll32… c’est notamment le fonctionnement du ransomware Locky.

Winword.exe est autorisé :

Windows Firewall Control

Windows Firewall Control est un programme qui permet de gérer simplement les règles et autorisations de processus sur le pare-feu de Windows.
En outre, il permet de lire le journal de connexion ou blocage.
Je vous conseille vivement de l’installer, plus d’informations, se reporter au tuto : Tutoriel Windows Firewall Control
GlassWire est aussi une bonne alternative, voir aussi son tuto : Tutoriel Glasswire
Présentation et tuto de Windows Firewall Control en vidéo :

Plus loin dans la sécurité Windows

Pour sécuriser Windows, vous pouvez lire et suivre les conseils du tutoriel suivant : Comment sécuriser son ordinateur ?
OSArmor est un complément idéal à ces règles de blocages du pare-feu de Windows, plus d’informations sur la page : OSArmor : Bloquer l’exécution de processus et connexions malveillantes

SysHardener permet de sécuriser Windows facilement en désactivant certaines fonctions de Windows qui peuvent être utilisées par des logiciels malveillants.
Pour toutes les explications de SysHardener, lire notre article dédié : SysHardener : sécuriser Windows facilement contre les virus
SysHardener : sécuriser Windows facilement contre les virus

Liens autour du pare-feu de Windows

REF.:

mercredi 4 mai 2016

Bloquer les adresses IP indésirables avec PeerBlock pour Windows



PeerBlock est un logiciel libre permettant de bloquer simplement des adresses IP indésirables issues de logiciels espions et publicitaires. Idéal pour protéger votre connexion à Internet contre les intrusions.
A l'instar de son prédécesseur PeerGuardian, le logiciel PeerBlock permet de protéger une connexion à Internet contre les intrusions malveillantes issues de logiciels de P2P, de logiciels espion ou encore de publicités.

Pour se faire, vous disposerez dès le début de plusieurs listes noires d'adresses IP néfastes afin de bloquer les communications entrantes et sortantes selon les adresses IP. Ces listes sont régulièrement mises à jour automatiquement. Pour chaque entrée, vous pourrez visualiser l'adresse source, celle de destination ainsi que le protocole utilisé.

De plus, vous aurez la possibilité de saisir vos propres adresses IP afin de bloquer les communications avec les logiciels espions, les publicités et autres sites web indésirables. De nombreux paramètres sont disponibles afin de protéger votre système selon vos besoins.

En somme, même si PeerBlock ne dispose pas de l'interface la plus attrayante de l'année, il n'en est pas moins simple à prendre en main

mercredi 28 décembre 2011

HP corrige la faille de sécurité sur ses imprimantes LaserJet

Sécurité - La vulnérabilité avait été révélée par des chercheurs de l’université de Columbia qui avaient démontré qu’elle pouvait permettre de prendre le contrôle à distance d’une imprimante et de s’infiltrer sur un réseau.
HP a annoncé en fin de semaine dernière la publication d’une mise à jour de sécurité pour ses imprimantes de la gamme LaserJet afin de corriger la vulnérabilité révélée il y a presque un mois. Des chercheurs de l’université de Columbia avaient mis à jour une faille de sécurité susceptible de permettre à un pirate de prendre le contrôle à distance d’une imprimante connectée pour pouvoir voler des données ou pénétrer un réseau.
La vulnérabilité se situe au niveau du système de mise à jour automatique du firmware de l’imprimante. Lors de chaque demande d’impression, il vérifie la présence d’une mise à jour mais n’utilise pas de certificat numérique pour en authentifier la provenance (depuis 2009, toutes les imprimantes utilisent un certificat numérique). HP avait reconnu un risque potentiel si l’imprimante est utilisée sur un point d’accès Internet public qui n’est pas sécurisé par un pare-feu. Mais le constructeur insistait sur le fait qu’aucune intrusion de ce type n’avait été rapportée.
Cela n’a pas empêché un particulier de saisir la justice en affirmant qu’HP a sciemment commercialisé ses imprimantes alors qu’il connaissait l’existence de cette vulnérabilité. Dans le communiqué annonçant le correctif, HP recommande de sécuriser les imprimantes en utilisant un pare-feu et si possible de désactiver le système de mise à jour automatique du firmware.


REF.: (Eureka Presse)