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lundi 9 mai 2011

génétique récréative


Aux États-Unis, le décryptage de l’ADN humain n’intéresse plus seulement la recherche fondamentale à but thérapeutique ou la police judiciaire. Ces recherches sont déjà exploitées commercialement et le « business de l’ADN » est prospère. Depuis cinq ans déjà, plusieurs laboratoires se sont lancés sur ce marché en proposant des analyses de généalogie génétique permettant, à des coûts relativement peu élevés, d’identifier ses ancêtres lointains ou son groupe ethnique d’origine. Pour la première fois, des techniques qui servaient jusqu’alors à pister les criminels ou à déterminer la paternité d’un homme, sont utilisées à des fins de loisir sans encadrement éthique ou légal, ce que certains appellent déjà la « génétique récréative ». Quelles sont les dérives possibles de ce type d’inquisition biologique et jusqu’où peut-on aller?

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dimanche 8 mai 2011

Une personne sur 5 a des problèmes de santé mentale au Québec

Trouble de déficit de l'attention - Un nouvel outil pour les parents et intervenants
Plus de 3% des enfants souffrent du trouble de déficit d'attention avec ou sans hyperactivité. 
© Reuters
Trouble de déficit de l'attention

Un nouvel outil pour les parents et intervenants

MONTRÉAL - Avec plus de 3 % des enfants au Québec ayant un trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), une nouvelle trousse fait son entrée sur le marché pour aider les intervenants et parents qui doivent interagir avec des enfants qui en sont atteints.
Développée par des professeurs et médecins québécois, la trousse en question, qui s’intitule «Mieux vivre avec un enfant TDA/H à la maison», coûte 180 $ et comprend un DVD, un ouvrage de référence de plus de 600 pages et un cédérom d’accompagnement, tous conçus pour composer avec une série de situations quotidiennes.
«On montre des façons efficaces et inefficaces d’agir avec les enfants, a indiqué l’agent d’information de l’hôpital Rivière-des-Prairies, Stéphane Trépanier. Par exemple, on indique aux parents exaspérés quelles sont les bonnes et les mauvaises réactions pour apaiser l’enfant.»
Selon M. Trépanier, la trousse s’adresse principalement aux différents intervenants qui doivent composer avec des enfants ayant un TDAH, comme des psychologues scolaires, des travailleurs sociaux ou des employés des commissions scolaires.
Il s’agit en fait du «prolongement» du programme Multi-Propulsions, «une méthode d’intervention scientifiquement éprouvée ayant donné des résultats probants et documentés», qui est utilisée à l’hôpital Rivière-des-Prairies depuis au moins cinq ans.
Semaine nationale de la santé mentale Cette initiative survient dans le cadre de la 60e Semaine nationale de la santé mentale, qui a débuté le 1er mai sous le thème de la confiance.
Selon la Fondation des maladies mentales, c’est près d’une personne sur cinq qui est touchée par un problème de santé mentale au Québec.
En tête de liste des troubles les plus fréquemment rencontrés, la dépression se classe au premier rang.
Il faut souligner que la plupart de ces maladies se développent à un très jeune âge. En effet, la moitié des cas se déclarent avant l’âge de 14 ans et 75 % se manifestent avant 24 ans. La maladie mentale est l’une des principales causes du décrochage scolaire.
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Piratage chez Sony Sony: les clients américains assurés pour 1 million $

Piratage chez Sony - Sony: les clients américains assurés pour 1 million $
Le PDG de Sony, Howard Stringer. 
© REUTERS/Danish Siddiqui

TOKYO - Sony va assurer les clients américains de ses systèmes de jeux en ligne à hauteur d'un million de dollars, a annoncé vendredi son PDG après le piratage de plusieurs réseaux du géant de l'électronique.
À LIRE ÉGALEMENT: Recours collectif contre Sony Canada
Des cadeaux aux utilisateurs PlayStation Network
Cette police gratuite valable un an s'appliquera notamment à son portail interactif PlayStation (PSN) et à son service de musique sur la toile Qriocity, a-t-il expliqué, sans préciser si elle concernerait aussi les souscripteurs du système de jeux sur Internet pour PC Sony Online Entertainment (SOE).
Le DPG s'excuse Howard Stringer s'est personnellement excusé auprès des consommateurs après les attaques de ces réseaux qui font craindre le vol de données personnelles de plus de cent millions de souscripteurs.
«Pour l'instant, rien ne confirme qu'une carte de crédit ou information personnelle ait été utilisée de façon malveillante», a-t-il tenté de rassurer dans un message posté sur internet.
M. Stringer a expliqué que les clients de ces services aux États-Unis, qui constituent le groupe le plus nombreux, allaient bénéficier chacun d'une police d'assurance d'un million de dollars contre l'usurpation d'identité.
«Des annonces pour les autres régions suivront bientôt», a assuré le PDG.
Cyberattaques Le système SOE (24 millions de comptes dans le monde) a été attaqué les 16 et 17 avril, tandis que le PSN (77 millions d'inscrits) a été piraté entre les 17 et 19 avril et arrêté le 20 avril.
«Dès que nous avons compris l'ampleur de l'intrusion, nous avons arrêté les services PSN et Qriocity et engagé les meilleurs experts techniques de ce domaine pour déterminer ce qui s'était passé», s'est défendu M. Stringer.
«Au vu des conclusions de cette recherche, nous vous avons informés. Notre enquête se poursuit, et nous améliorons notre système de sécurité», a-t-il poursuivi.
PSN relie les utilisateurs de la console PlayStation 3 et compte 77 millions d'inscrits, tandis que SOE permet à des milliers d'internautes du monde entier de participer simultanément à des jeux sur PC comme EverQuest ou Champions of Norrath.
Parmi les informations piratées pourraient figurer les noms, adresse, date de naissance, sexe, numéro de téléphone, identifiant et mot de passe des internautes.
Sony n'exclut pas que des coordonnées bancaires aient interceptées, y compris le numéro de compte, le nom du client et du titulaire du compte, ainsi que l'adresse du client.
Depuis le début de la crise, le groupe souligne toutefois qu'aucun élément n'atteste que ce type d'information a été dérobé à ce jour.
Groupe de pirates Anonymous Mercredi, un responsable de Sony a indiqué que les malfaiteurs avaient laissé un message au nom «d'Anonymous», un groupe militant de pirates informatiques, sans se prononcer sur l'authenticité de cette apparente revendication.
Mais ce groupe a nié toute implication. Anonymous s'est fait connaître par des attaques contre les sites de cartes de crédit américaines Visa et MasterCard en réponse à leur décision de bloquer les versements au site de publication d'informations confidentielles WikiLeaks.
Le FBI enquête «Lors des derniers mois, Sony a fait face aux terribles séisme et tsunami au Japon. Mais maintenant nous faisons face à cette attaque criminelle contre nous - et contre vous - et travaillons avec le FBI et d'autres organismes d'application de la loi dans le monde pour arrêter les responsables», a ajouté M. Stringer.
L'action Sony a perdu vendredi 2,33%, terminant à 2262 yens à la Bourse de Tokyo, et a fondu de plus de 20% au total depuis le séisme.
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«les subventions aux entreprises sont des bars ouverts»

L’évangile du banquier Jacques Ménard

Jacques Ménard, le chef de la Banque de Montréal au Québec, répète la même cassette depuis des lunes, mais cela n’empêche pas nos médias écrits de publier religieusement ses nombreuses opinions et d’accourir en foule à ses élucubrations.

En plus d’être usé à la corde, le disque de M. Ménard est une copie conforme de celui des lucides et des gros bonnets du Québec. Les articles de nos perroquets s’assimilent à des plogues et à de l’infopublicité.

Prenons le cas du très sérieux Devoir qui, le 1er mars, publiait: «Jacques Ménard enjoint aux syndicats de réformer l’État. Les droits acquis bloquent tout changement.» Et le 18 septembre 2003, le même journal titrait: «Pour retrouver l’élan des années de la Révolution tranquille. Sous-traitance : Jacques Ménard appuie les réformes de Charest.» Exactement les mêmes platitudes afin de soi-disant «moderniser» l’État. Déréglementation du marché du travail, privatisation et tarification accrue de nombreux services publics sont au menu.

Je m’adresse à mes amis journalistes: Dites-moi où est la nouvelle? Et la banque TD qui en rajoute: «Les Québécois devront faire des sacrifices» (La Presse, 2 septembre 2009). Les victimes de la crise doivent payer en lieu et place des responsables.

Parlons justement de droits acquis des travailleurs, M. Ménard, dont le salaire réel a diminué au cours des 30 dernières années (en pleine période de croissance économique), dont les avantages sociaux ont fondu et que leurs impôts et taxes ont explosé. Et l’Institut de la statistique du Québec qui répète chaque année que le salaire des fonctionnaires, incluant leurs bénéfices marginaux, est toujours inférieur à celui du privé. Mais faut les dégraisser encore plus, selon votre évangile corporatif. Pendant ce temps, les impôts et taxes des entreprises ont diminué considérablement et la rémunération des dirigeants a atteint des niveaux franchement indécents.

M. Ménard, faudrait-il, dans votre modèle, sabrer les parachutes dorés et blindés des patrons? Pourriez-vous nous dire quelle est votre rémunération annuelle incluant la valeur de vos options d’achats d’actions, dont la moitié seulement est imposable, et quelle sera votre pension annuelle à votre retraite? Me semble que pour être pris au sérieux, faut commencer d’abord par donner l’exemple et couper dans le gras et les privilèges de la caste supérieure.

À propos des banques canadiennes, la prestigieuse revue internationale The Economist mentionne  qu’elles forment «un oligopole confortable. Il en résulte que les Canadiens paient plus cher qu’ailleurs pour leurs services financiers et qu’il y a peu de place pour l’innovation» (Les Affaires, 22 mai 2010).

L’innovation, n’est-ce pas votre dada? M. Ménard, peut-on assimiler «vos» coûteux services financiers à du «taxage» et à des impôts levés par le privé? Parlant de la «rigueur» des banques, il est bon de souligner qu’«Ottawa garantit trois prêts hypothécaires sur quatre» (Le Devoir, 5 février 2010) et que les banques d’État, comme la Banque de développement du Canada et Investissement Québec, prennent à leur charge les prêts plus risqués aux PME. Puis les milliards de dollars que nos chères banques canadiennes et leurs importants clients détournent annuellement dans les paradis fiscaux (où elles comptent des milliers de filiales) sans payer aucun impôt au pays laissant le soin aux travailleurs de payer à leur place. Est-ce que cela fait partie de votre État moderne qui accroît notre productivité? J’aimerais tellement avoir votre opinion afin d’éclairer mes lanternes.

Le Devoir du 25 février dernier titrait: «Vers une saison de profits records des banques»… comme à l’habitude, même en pleine période de crise. Puis La Presse du 18 novembre 2009 signalait: «Les entreprises sortent de la crise en pleine forme», tellement que, selon Statistique Canada, «leur santé financière n’a jamais été aussi bonne depuis 40 ans». Et, enfin, La Presse du 24 février mentionnait : «Les entreprises canadiennes restent très rentables.»

Dans votre projet de société, aucun sacrifice n’est évidemment demandé aux compagnies très rentables, bien au contraire, il faut diminuer leurs impôts et taxes et leur donner un meilleur accès aux paradis fiscaux en réduisant leurs formalités et la paperasse. Puis-je, avec votre permission, avoir de sérieuses réticences au bien-fondé de votre modèle? Ne pourrait-on pas, M. Ménard, faire comme en Europe et taxer les banques et les bonus de leurs dirigeants plutôt que taxer ceux qui se sont appauvris au cours des trente dernières années? Drôle de société, on défiscalise les riches tout en les inondant de subventions publiques et on taxe la classe moyenne qui est endettée jusqu’au cou.

Ah ben, ça parle au diable. Dans un article de La Presse du 4 juin 2010 intitulé: «Productivité : Le Canada traîne la patte même si, selon l’ex-économiste en chef de la banque TD, Don Drummond: “De 2002 à 2007 [et encore davantage depuis], le dollar canadien était fort, les taxes sur le capital et l’impôt sur le revenu des sociétés ont reculé et que les bilans des entreprises se sont améliorés. Bref, le moment pour investir était parfait.”» Mais le privé n’a pas investi pour se moderniser, préférant verser de gros dividendes à leurs actionnaires et racheter à coup de milliards de dollars leurs propres actions. Et le gouverneur de la Banque du Canada qui affirme: «Productivité: La performance des entreprises est lamentable, s’inquiète Mark Carney» (Le Devoir, 25 mars 2010). M. Ménard, Don Drummond et Mark Carney ne sont pas des gauchistes endurcis du Plateau Mont-Royal! Après, vous osez venir nous faire la leçon et demander aux travailleurs et à la population d’accepter des salaires et des bénéfices marginaux moindres et de payer plus d’impôts, de taxes et de tarification de services publics, tout ça relié à la nécessité de moderniser la révolution tranquille qui nous confine à l’immobilisme. Vaut mieux en rire, n’est-ce pas?

Terminons par une autre drôle venant de vous-mêmes, M. Ménard, qui avez mentionné que, contrairement à P.K. Péladeau de Quebecor, vous n’avez pas «de bibittes ou d’appréhensions existentielles à l’égard du monde syndical» (Le Devoir, 22 janvier 2010). Facile à dire quand il n’y a pas de syndicats dans les cinq grandes banques canadiennes. Vous appelez ça flexibilité et souplesse du marché du travail, ce qui permet aux banques de «flusher» plus facilement des milliers d’employés même en période de profits records, comme dans cet article du Devoir du 1er février 2007 que j’ai retracé juste pour vous: «La Banque de Montréal supprime 1000 emplois», même si elle venait d’engranger 2,6 G$ de profits en 2006. Ces congédiements ont permis à votre banque de renforcer son bilan et d’engranger plus de bénéfices pour votre mieux-être économique et celui de vos actionnaires. Vous appelez ça «création de richesse».

J’oubliais… M. Ménard, l’organisme de recherche ultra-libéral du Fraser Institute, dont votre institution contribue généreusement (déductible d’impôts), a mentionné que le Québec était le champion canadien des subventions aux entreprises… et aux banques et cela perdure depuis longtemps. Par exemple, le Fraser Institute a affirmé que le Québec versait 6 G$ par année en aide gouvernementale aux compagnies contre seulement 3 G$ annuellement en Ontario.

Pourtant, cela devrait rendre le Québec nettement plus productif que les autres provinces. Dans les faits, comme l’a mentionné l’ancien vérificateur général du Canada, Denis Desautels, «les subventions aux entreprises sont des bars ouverts» qui coûtent très cher aux contribuables et ne servent qu’à entretenir grassement des assistés sociaux corporatifs. Vous n’avez fait aucune recommandation à cet effet dans votre plaidoyer.

Il y a aussi d’autres éléments que vous avez omis, comme modifier la fiscalité québécoise afin d’éliminer plusieurs privilèges fiscaux consentis aux bonzes (comme les options d’achat d’actions) qu’ils considèrent comme des droits acquis et aussi abolir, comme en Ontario, les 400 M$ que Québec versent chaque année aux écoles privées. Je suis disponible pour vous rencontrer en tout temps afin de compléter vos connaissances. Évidemment, la consultation sera gratuite. Ça fait partie du temps que je consacre au bénévolat.

REF.: journalmetro,