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lundi 27 janvier 2020

Fin de support de Windows 7 en 2020 : que faire






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Fin de support de Windows 7 en 2020 : que faire

Un message vous indique que Windows 7 arrive en fin de support.
En effet à partir du 14 janvier 2020, Windows 7 expire.
Cet article répond à toutes les questions : Doit-on changer de PC ? Peut-on rester sur Windows 7 ? Jusqu’à quand pouvez-vous encore utiliser Windows 7.
Bref que faire après l’arrêt et fin des mises à jour de Windows 7.
Après avoir lu cet article, vous devriez être en mesure de mieux comprendre les conséquence et les options qui s’offrent à vous après la fin de support de Windows 7.
Fin de support de Windows 7 en 2020 : que faire

Fin de support Windows 7 : jusqu’à quand ?

Vous demandez jusqu’à quand vous pouvez utiliser Windows 7 ?
Théoriquement, il n’y a pas de fin d’utilisation.
En effet, Microsoft a programmé la fin de support de Windows 7 à partir du 14 Janvier 2020.
A partir de cette date Windows 7 expire.
Vous aurez alors le message « Votre PC Windows 7 ne bénéficie plus du support » sur fond bleu s’affiche alors.
Votre PC Windows 7 ne bénéficie plus du support
L’article suivant donne le calendrier détaillé de la fin de support de Windows 7.

Après la fin de support de Windows 7

A partir de cette date, l’éditeur ne proposera plus de mise à jour pour cette version de Windows.
Ainsi à partir de cette date, plus aucune mise à jour mensuelle ne sera publié.
Cela implique :
  • Plus aucune mise à jour de sécurité sera publié
  • De même plus aucune mise à jour correctrice de bugs autres.
A retenir, la fin de support est synonyme de fin de mise à jour mensuelles donc de sécurité. Enfin petit à petit les éditeurs de logiciels vont abandonner Windows 7.
Vous pourrez bien entendu continuer à utiliser votre ordinateur normalement.
Simplement que cela pose des problèmes sur le long terme comme :
  • Des problèmes de sécurité puisque Windows 7 ne bénéficiera plus de correctifs critiques
  • Les éditeurs de logiciels suivent aussi le calendrier et les futures logiciels ne supporteront plus cette version Windows. Certains peuvent encore publier des applications 2 ans après.
C’est donc surtout sur le très long terme que cela pose problème puisque vous aurez des difficultés pour trouver des logiciels pour Windows 7.
Par exemple, un an ou deux ans, il devient difficile de trouver des antivirus compatibles Windows 7.
L’article suivant détaille les implications de la fin de support de Windows 7.

Que faire après la fin de support de Windows 7 ?

Trois choix s’offrent à vous avant ou après la date de fin de support de Windows 7.
  • Rester sur Windows 7 et attendre que votre ordinateur tire sa révérence avant d’en changer.
  • Tenter la mise à niveau vers Windows 10.
  • Enfin passer votre ordinateur en Linux.

Rester sur Windows 7

C’est probablement ce que la plupart des utilisateurs vont faire.
Attendre que leur ordinateur tombe en panne avant d’en changer.
Rester sur Windows 7, un an ou deux après la fin de support de Windows 7 n’est pas non plus dramatique.
L’important est de bien avoir un antivirus fonctionnel.
Mais aussi s’informer des risques. Par exemple la publication d’une faille à distance.
Certains logiciels resteront compatibles pendant 2 ans environ.
Au delà, cela va être compliqué surtout si vous devez réinstaller Windows 7.
Une fois que votre ordinateur tombe en panne, vous pouvez alors en acquérir un autre qui sera probablement vendu avec Windows 10.
L’avantage ici est que vous n’avez à vous préoccuper de rien.

Mise à jour vers Windows 10

La seconde solution consiste de passer Windows 7 à Windows 10.
Sachant que cela peut poser des difficultés.
La mise à jour gratuite vers Windows 10 fonctionne toujours, vous pouvez donc continuer d’en profiter.
Mais sachez aussi que l’on trouve des licences pour Windows 10 à 10 euros.
La seconde difficulté est le support du matériel puisque certains constructeurs ne proposent pas des pilotes à jour pour Windows 10.
Ainsi certains composants peuvent ne pas être supportés correctement.
Là aussi, lors de la mise à jour, le matériel est testé et on vous indique si des problèmes sont connus mais parfois cela n’est pas suffisant.
Enfin, les très vieux ordinateurs qui ont moins de 4 Go de RAM risque d’être très lent sur Windows 10.
Au minimum, nous vous recommandons d’avoir 4 Go de RAM.
L’article suivant donne tous les détails : Combien faut-il de RAM pour Windows 10
Enfin la procédure mise à jour vers Windows 10 est décrite sur la page suivante.

Passer à Linux

Enfin la dernière solution consiste à remplacer Windows par Linux.
Ce dernier est gratuit, aucun problème de licence.
L’autre avantage de cette solution est qu’elle supporte n’importe quel ordinateur : du moins puissant au plus puissant.
Ainsi pour les ordinateurs qui n’ont que 2 Go de RAM, c’est probablement la meilleur solution.
Pour ces derniers d’ailleurs un article existe sur le site.
Le seul bémol est que la mise en place n’est pas forcément simple et peut s’avérer complexe pour les débutants.
Enfin il existe les tutoriels du site pour installer Linux :

FAQ de fin de support de Windows 7

Voici les questions fréquentes sur la fin de support de Windows 7.
Puis-je continuer à utiliser Windows 7 ?
Oui vous pouvez continuer à utiliser Windows 7. Seulement vous n’aurez plus de mise à jour mensuelle et de sécurité.
Est-ce que je dois changer d’ordinateur ?
Si votre PC est trop vieux, vous pouvez envisager de changer de PC.
L’avantage est que vous aurez Windows 10 inclus dedans.
Pour des questions d’économies et si le PC n’est trop lent, vous pouvez continuer de l’utiliser.
Qu’est-ce qui se passe si je reste sur Windows 7 ?
Vous n’aurez plus de mises à jour de sécurité.
Cela peut sur le long terme poser des problèmes contre les malwares.
Mais surtout, petit à petit, les éditeurs de logiciels vont délaisser Windows 7.
Vous ne pourrez pas installer les dernières versions de ces logiciels.
Que faire après la fin du support de Windows 7 le 14 janvier 2020 ?
Le plus simple est de passer à Windows 10 gratuitement.
Rien ne vous empêche de le faire après cette date.
(Visité 8 893 fois, 70 visites ce jour)
 

Un outil pour bloquer les mises à jour de Windows





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Un outil pour bloquer les mises à jour de Windows

Alors, attention !
Gros disclaimer : Je ne suis pas fan du fait de désactiver les mises à jour de Windows. Je ne vous recommande pas de faire ça et si je parle de cet utilitaire aujourd’hui c’est parce que ça peut servir dans certains cas. En tout cas, si vous bloquez les mises à jour sur votre OS, vérifiez bien que cela reste temporaire et pensez bien à les réactiver ensuite.
Windows Update Blocker est donc un utilitaire pour Windows qui permet de désactiver et réactiver les mises à jour de Windows, ce qui dans certains cas est bien pratique.
En effet, Windows 10 ne permet pas cela nativement, ce qui est quand même dommage quand on veut maitriser totalement sa machine, choisir le moment où on veut mettre à jour et ne pas se retrouver avec un patch qui viendrait mettre en l’air une config un peu particulière.
Évidemment, on peut le faire manuellement en désactivant le service associé, mais c’est plus sympa en 1 clic avec Windows Update Blocker.
Mieux Windows Update Blocker permet aussi de rajouter dans une liste n’importe quel autre service Windows que vous aimeriez bloquer.
À télécharger ici.

REF.:

Comment interdire l’accès à un disque sur Windows





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Comment interdire l’accès à un disque sur Windows

Windows permet de reteindre certains fonctions ou accès à travers les « restrictions administrateurs« .
Parmi, ces restrictions, il est possible d’interdire l’accès à des disques.
Cela peut-être des disques locaux, clés USB ou disque dur externe.
Mais vous pouvez aussi simplement masquer et cacher les lettres des lecteurs rendant ces disques invisibles.
Cela peut être assez pratique pour des parents qui souhaitent vraiment bloquer certaines fonctions à leurs enfants.
Dans cet article, nous allons voir comment interdire et bloquer l’accès à un disque sur Windows.
Comment interdire l'accès à un disque sur Windows

Interdire l’accès à un disque sur Windows

Deux méthodes sont données ici pour parvenir à masquer ou interdire l’accès à un disque dur Windows.
Vous pouvez choisir les lettres des lecteurs visées, cela permet de restreindre l’accès à certains disques locaux, ou aux lettres des disques amovibles (clés USB ou disque dur externe).
Deux options sont possibles :
Soit masquer les lecteurs depuis l‘explorateur de fichiers de Windows, les lettres des lecteurs ne s’affichent plus :
Comment interdire l'accès à un disque sur Windows
Soit interdire l’accès aux disques, une popup restrictions apparaît alors avec un message :
Cette opération a été annulée en raison de restrictions sur cet ordinateur. Contactez votre administrateur système.
Comment interdire l'accès à un disque sur Windows

Interdire l’accès à un disque via gptedit.msc sur un Windows professionnel

Cette méthode utilise l’éditeur de stratégie locale de Windows.
Sur les éditions familiale de Windows, cet éditeur n’est pas disponible. Il est possible sur Windows 10 d’ajouter cet éditeur mais les restrictions administrateurs que vous allez appliquer ne fonctionneront pas, plus d’informations : Comment activer gpedit.msc sur Windows 10 
Si vous êtes en Windows familiale, passez à la méthode donnée dans le paragraphe suivant.
Lancez la console mmc depuis la boite de dialogue exécuter.
Bloquer l'accès à un lecteur de disque avec gpedit.msc
Sur la console mmc, cliquez sur le menu fichier puis Ajouter/Supprimer un composant logiciel enrichissable
Bloquer l'accès à un lecteur de disque avec gpedit.msc
Dans la colonne de gauche des composants de logiciels enrichissantes disponibles.
Sélectionnez éditeur d’objets de stratégies de groupes puis cliquez sur Ajouter.
Bloquer l'accès à un lecteur de disque avec gpedit.msc
Une nouvelle fenêtre va alors s’ouvrir, c’est à partir de celle-ci que vous allez pouvoir choisir à qui appliquer ces stratégies.
Par défaut, c’est sur l’ensemble de l’ordinateur que les stratégies s’appliquent.
Cliquez sur Parcourir.
Bloquer l'accès à un lecteur de disque avec gpedit.msc
Sélectionnez Utilisateurs, et sélectionne l’utilisateur ou le groupe d’utilisateurs sur lesquels vous souhaitez appliquer les restrictions administrateurs.
Bloquer l'accès à un lecteur de disque avec gpedit.msc
puis l’éditeur de stratégie s’ouvre.
Déroulez : Configuration utilisateur > modèle d’administration > Composants Windows > Explorateur de fichiers.
Les deux restrictions qui permettent de masquer ou interdire l’accès aux lecteurs apparaissent en rouge.
Bloquer l'accès à un lecteur de disque avec gpedit.msc
En double-cliquant dessus, vous pouvez activer celle-ci.
Un menu déroulant vous permet de choisir à quelle lecteur vous souhaitez appliquer ces blocages ou masquages.
Bloquer l'accès à un lecteur de disque avec gpedit.msc
Bravo ! vous avez réussi à masquer une lettre de lecteur dans Windows !

avec NoDrives Manager

Cet outil gratuit permet de masquer une lettre de lecteur dans l’explorateur de Windows.
Cacher une lettre de lecteur avec NoDrives Manager
Enfin il faut relancer l’explorateur de fichiers.
Pour se faire :
Sinon fermez puis relancez la session utilisateur.
Cacher une lettre de lecteur avec NoDrives Manager
Pour faire réapparaitre la lettre de lecteur, il faut alors effectuer l’opération inverse.
Bravo ! vous avez réussi à cacher une lettre de lecteur dans Windows !

avec la gestion des disques

Cet autre méthode vise à cacher le lecteur en retirant la lettre de lecteur.
Cela s’applique à tous les utilisateurs.
  • Ouvrez la gestion des disques de Windows
  • Sur Windows 10, clic droit sur le menu Démarrer puis Gestion des disques
  • Sur le lecteur à cacher, faites un clic droit puis Modifier la lettre de lecteur
Retirer une lettre de lecteur pour la masquer
Puis faites supprimer afin de retirer la lettre de lecteur.
Retirer une lettre de lecteur pour la masquer
A partir de là, le disque n’est plus visible et accessible.
Pour remettre le lettre, il suffit de retourner dans le menu précédent et faire ajouter.
Bien entendu, un utilisateur administrateur peut le faire a tout moment.

Interdire l’accès à un disque par le registre Windows

Enfin cette dernière méthode fonctionne sur toutes les versions de Windows : de Windows Vista, à Windows 7, Windows 8.1 et Windows 10.
Celle-ci consiste à charger la ruche du registre de l’utilisateur et modifier les clés Policies afin de mettre en place les restrictions de disques.
A partir de là, la lettre de lecteur ne sera plus présente dans l’explorateur de fichiers.
Dans un premier temps, vous devez afficher les fichiers cachés et systèmes : Afficher les fichiers cachés / systèmes
Ensuite, ouvrez l’éditeur du registre Windows, pour cela :
  • Sur le clavier appuyez sur la touche Windows + R
  • Dans la fenêtre exécuter, saisissez regedit et OK.
  • Dans la liste cliquez sur HKEY_LOCAL_MACHINE
  • Une fois HKEY_LOCAL_MACHINE sélectionné, clique sur le menu Fichier puis Charge la ruche
Comment interdire l'accès à un disque sur Windows
  • Ouvrez le fichier C:\Users\XXX\NTUSER.dat – où XXX est le nom de l’utilisateur à qui vous souhaitez bloquer les lecteurs et disques
  • Un nom va être demandé, saisissez NTUSER, le nom n’a pas d’importance.
Comment interdire l'accès à un disque sur Windows
  • Déroulez NTUSER > Software > Microsoft > CurrentVersion > Policies.
Comment interdire l'accès à un disque sur Windows
  • Dans Policies, créez un dossier Explorer, en effectuant un clic droit : Nouveau > Clé
Comment interdire l'accès à un disque sur Windows
  • Ensuite, il va falloir créer de nouvelles valeurs en effectuant un clic droit puis Valeur DWORD 32-bits
Comment interdire l'accès à un disque sur Windows
Ainsi, les valeurs suivantes permettent des restrictions différentes :
  • NoDrives permettent de masquer un lecteur ou disque
  • NoViewOnDrive bloque l’accès à un disque
Comment interdire l'accès à un disque sur Windows

Les valeurs NoViewOnDrive

Les valeurs suivantes vous aide à déterminer la lettre de lecteurs visée.
ValeurDescription
0x0Aucune restriction sur aucun lecteur.
0x3Restriction sur les disques A et B.
0x4Restrictions seulement sur le disque C
0x7Restriction sur les lecteurs A, B et C uniquement
0x8Reteindre que le lecteur D
0xFRestreindre les disques A, B,C et D uniquement.
0x03FFFFE0Restriction sur tous les disque supérieure à la lettre E
0x03FFFFF0Restriction sur tous les disque supérieure à la lettre F
0x03FFFFFFRestreindre tous les lecteurs.
Par exemple, ci-dessous, on créé l’entrée NoViewOnDrives avec la valeur 0x03FFFFFF, ainsi tous les lecteurs sont visés.
Interdire l'accès à un disque par le registre Windows

Liens

Voici quelques autres articles pour protéger l’accès à des dossiers ou lecteurs :

Hammerspoon – Comment automatiser macOS avec des scripts Lua





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Hammerspoon – Comment automatiser macOS avec des scripts Lua

Si vous êtes sous macOS et que votre passion dans la vie c’est d’automatiser des trucs, voici un outil qui modestement risque bien de changer votre vie.
Hammerspoon est un logiciel qui se loge dans la barre de notification de macOS et qui permet d’agir sur les APIs de macOS à partir de simples scripts écrits en Lua (ça se prononce LOU-ah.
Pour ceux qui ne connaitraient pas Lua, il s’agit d’un langage de programmation scripté très simple à comprendre. Hammerspoon agit donc comme un bridge entre vos scripts Lua et votre système d’exploitation Apple.
Une fois Hammerspoon installé, vous devriez voir son icône dans la barre de notifs. Cliquez dessus, choisissez « Preferences » et donnez-lui accès aux options d’accessibilité.
Puis cliquez sur « Open Config ». Cela va ouvrir le fichier init.lua dans votre éditeur de code / texte par défaut. Et à partir de là, vous allez pouvoir coder des choses.
Pour commencer, je vous propose un Hello World. Collez le code suivant dans init.lua, sauvegardez, puis dans Hammerspoon, cliquez sur « Reload Config »
hs.hotkey.bind({"cmd", "alt", "ctrl"}, "W", function()
  hs.alert.show("Hello World!")
end)
Ensuite, en appuyant sur CMD + ALT + CTRL + W, vous verrez une alerte afficher « Hello World! ».
Voilà en gros le principe. Mais évidemment, vous pouvez aller beaucoup plus loin que cela. Il est possible par exemple de déclencher certaines actions lorsque vous lancez une application précise ou lorsque vous vous connectez à un réseau wifi particulier. Par exemple, il est possible d’envoyer un SMS / iMessage à quelqu’un lorsque vous déboulez sur un réseau wifi précis.
Bref, vous comprenez le principe.
Il n’y a pas mal d’exemples dans la documentation et le détail de l’API est ici. Cela va vous permettre d’automatiser plein de trucs, de l’envoi de message, au redimensionnement de fenêtres, de la génération de mot de passe, de la traduction (appel de l’API DeepL) et j’en passe…
Et si vous cherchez de l’inspiration ou des scripts sympas à installer, il y a plein de « spoons » proposés par la communauté, que vous pouvez télécharger ici.


REF.:

Les futurs visages de la toile

Les futurs visages de la toile

REF.: Guillaume Renouard (La Rédaction)
JDN



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À l'heure où les termes splinternet, décentralisation et régulation reviennent de plus en plus dans l'actualité, à quoi ressemblera le web de demain ?
Arpanet, premier réseau à utiliser le protocole TCP/IP, souffle cette année ses 50 bougies. Il est le grand frère de l'Internet tel que nous le connaissons aujourd'hui, qui s'installe en 1990, lorsque l'industrie des télécommunications décide d'employer la technologie Arpanet pour construire un réseau mondial. La face du net a bien changé depuis, des sites Internet rudimentaires des années 1990 à l'essor du Web 2.0 à travers les blogs et les réseaux sociaux, jusqu'à l'avènement du mobile et des objets connectés.
Si l'Internet a connu de prodigieuses avancées techniques, sa philosophie a, elle aussi, évolué au fil du temps. Le web utopique et humaniste des débuts demeure vivant à travers de nombreuses initiatives, mais l'Internet est désormais aussi, tel Janus, le dieu à deux visages, un outil au service du contrôle et de la surveillance de masse. Nous nous trouvons, en outre, à une époque charnière, où les décisions qui seront prises transformeront le web de demain.

Vers l'ubiquité du net ?

"Sauf catastrophe civilisationnelle majeure, je pense que l'Internet va devenir omniprésent. Capteurs et objets connectés vont en permanence récolter des données, qui se déplaceront sous forme de flux à travers les réseaux", prophétise Mitchell Baker, présidente de la Mozilla Foundation et de la Mozilla Corporation. Selon elle, l'Internet de demain sera très différent de celui que nous connaissons aujourd'hui. L'informatique pourrait devenir invisible, souris, claviers et écrans cédant la place à des interfaces holographiques, rendues possibles par l'essor de la commande vocale et de la réalité virtuelle et augmentée. "Nous allons interagir avec l'informatique de manière beaucoup plus humaine, en usant d'interfaces qui nous sont naturelles, comme la voix, le mouvement ou le toucher. Notre rapport à la toile sera ainsi beaucoup moins abstrait."
Si la possibilité d'un Internet omniscient ouvre des perspectives excitantes, elle a aussi de quoi inquiéter. C'est du moins ce que montre une récente étude du Pew Research Center, pour laquelle 10 000 experts ont été interrogés sur l'avenir du net et des technologies numériques. Pour Lee Rainie, directeur de la recherche sur l'Internet et la technologie au Pew Research Center, "l'un des experts interrogés parle d'Internet-cerveau pour désigner l'Internet du futur, car la multiplication des capteurs et des flux de données permettra d'anticiper certains de nos besoins et comportements, voire de déduire certaines choses à partir de nos ondes cérébrales. Cela ouvre des possibilités formidables, mais pose aussi un défi conséquent aux standards que nous avons établis en matière de protection de la vie privée."

Un internet plus régulé ?

Il sera donc nécessaire d'établir de nouvelles règles pour l'Internet de demain. La collecte et le traitement des données utilisateurs posent déjà un certain nombre de problèmes, comme l'a récemment montré le scandale Cambridge Analytica. Avec l'explosion des capteurs et des flux de données, ceux-ci risquent de s'exacerber. C'est pourquoi l'étude du Pew Research Center souligne la nécessité d'encadrer plus étroitement les usages que l'on peut faire de ces données, et les algorithmes chargés d'extraire du sens de ces dernières. "De nombreux experts tirent la sonnette d'alarme quant au rôle de ces algorithmes. L'un de ceux que nous avons interrogés dirige une agence baptisée The FDA for algorithms. Peut-être aurons-nous besoin d'agences gouvernementales pour évaluer le rôle des algorithmes, de la même manière que l'on teste de nouveaux médicaments avant leur mise sur le marché", s'interroge Lee Rainie.
Mais selon Mitchell Baker, la mise en place de régulations, bien que nécessaire, est insuffisante. Selon elle, le danger principal pour les internautes vient du fait que les technologies de pointe, en tête desquelles l'intelligence artificielle, sont aujourd'hui concentrées entre les mains de quelques géants du net américains, dont les internautes continueront d'utiliser les produits tant qu'ils seront les meilleurs du marché. La responsabilité incombe donc aussi, selon elle, aux entrepreneurs du numérique de construire des services alternatifs, qui soient centrés sur l'intérêt des internautes. "C'est pourquoi nous avons très tôt mis en place un navigateur Internet sur lequel nous pouvons par exemple empêcher les traqueurs publicitaires de suivre l'utilisateur, car le navigateur a été conçu pour être à son service, et non à celui du site qu'il visite. Nous avons aussi déployé des options qui permettent à l'internaute de choisir différents niveaux de protections sur les réseaux sociaux, ou encore un outil qui l'avertit en cas de vol de données, un autre qui aide à gérer ses mots de passe… "

Un Internet au pluriel ?

D'autres initiatives visent à décentraliser des fonctionnalités clefs du web, afin de réduire le pouvoir des géants américains et de donner davantage d'espace aux concurrents. Comme celle de Dominic Williams, qui, à travers son entreprise Dfinity, affirme vouloir construire "l'ordinateur du futur". Le principe : un service de cloud computing basé sur la blockchain, offrant aux entreprises clientes une troisième voie entre le stockage des données sur site et l'usage d'une solution cloud fournie par Google, Amazon ou Microsoft.
"Notre protocole Internet combine les capacités informatiques des centres de données indépendants, qui se comptent par milliers, pour créer un réseau d'ordinateurs capable d'accueillir tous types de services et logiciels. De cette façon, données et fonctionnalités peuvent être hébergées partout, et pas seulement chez trois entreprises différentes", s'enthousiasme-t-il. Daniel Kalst, lui, travaille sur Consento, un projet qui s'appuie sur le pair-à-pair pour permettre aux utilisateurs de sécuriser le stockage de leurs données. Chaque internaute se voit remettre une clef cryptographique, qu'il partage avec un ou plusieurs amis proches, dont l'intervention sera ensuite nécessaire pour lui permettre de s'identifier et d'accéder à ses données.
Mais l'appel à davantage de régulations et à la décentralisation fait aussi planer le spectre du splinternet, un internet qui ne serait plus unifié, mais fragmenté entre différentes zones répondant à des règles très différentes, avec très peu de services communs et de flux de données entre les différents pôles. "Il me semble que l'Internet mondial, sur lequel nous avons tous accès à la même expérience, appartient déjà au passé", analyse Mitchell Baker. "La Chine a mis en place son propre Internet à coup de régulations draconiennes, la Russie entend faire de même… Il est donc très probable qu'à l'avenir, l'Internet se décline au pluriel."

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