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mercredi 18 janvier 2023

Des mai­sons intel­li­gentes encore décon­nec­tées de la réa­lité au CES 2023

 

 

Des mai­sons intel­li­gentes encore décon­nec­tées de la réa­lité au CES 2023

Les géants de la techno se refusent à créer des sys­tèmes com­pa­tibles entre eux

LAS VEGAS | (AFP) La télé­vi­sion qui pré­vient quand le sèche-linge a fini de tour­ner, le miroir qui fait chauf­fer l’eau de la douche et lance la cafe­tière : au CES, le salon des tech­no­lo­gies de Las Vegas, la mai­son dite « intel­li­gente » prend forme, mais reste encore lar­ge­ment décon­nec­tée de la réa­lité.

L’entre­prise française Bara­coda trans­forme depuis des années la salle de bains avec des outils de santé dis­crets, inté­grés aux objets de tous les jours.

BMir­ror, son nou­veau pro­to­type de miroir connecté, peut récol­ter des infor­ma­tions et échan­ger avec la balance, les toi­lettes ou la brosse à dents pour faire des recom­man­da­tions aux membres de la mai­son­née – comme de boire plus d’eau ou de consul­ter un der­ma­to­logue parce qu’un grain de beauté a changé de cou­leur.

« On voit immé­dia­te­ment si on s’est bien brossé les dents ou si on doit mettre de la crème solaire, par exemple », décrit Bap­tiste Qui­niou, direc­teur pro­duit de la société inter­rogé au CES qui se tient du 5 au 8 jan­vier dans la capi­tale mon­diale du jeu de hasard.

Mais pour un fonc­tion­ne­ment opti­mal, il faut se ser­vir d’appa­reils com­pa­tibles, soit déve­lop­pés par Bara­coda, soit par des marques par­te­naires.

Pour les start-up et mul­ti­na­tio­nales qui conçoivent et com­mer­cia­lisent depuis des années des objets connec­tés, l’inter­opé­ra­bi­lité est deve­nue cru­ciale.

« Ces appa­reils peuvent faire des choses incroya­ble­ment utiles, mais s’ils ne com­mu­niquent pas entre eux, les infor­ma­tions sont per­dues », remarque l’ana­lyste indé­pen­dant Avi Green­gart.

UNE GUERRE FUTILE

Ama­zon, Sam­sung, Apple, Google : les géants de la tech ont cha­cun construit leur propre éco­sys­tème d’appa­reils, sou­vent autour d’un assis­tant vocal, comme Alexa ou Siri.

Ama­zon, Sam­sung, Apple, Google : les géants de la tech ont cha­cun construit leur propre éco­sys­tème d’appa­reils, sou­vent autour d’un assis­tant vocal, comme Alexa ou Siri.

« Ils espé­raient atti­rer suf­fi­sam­ment de per­sonnes dans leur orbite et croître aux dépens des autres. Mais au final, ils ont tous stagné », sou­ligne l’expert.

Les grands groupes ont fini par s’accor­der et cet automne, après trois ans de tra­vail, ils ont créé un pro­to­cole de connec­ti­vité bap­tisé « Mat­ter ».

« On peut le consi­dé­rer comme le port USB de la mai­son connec­tée », résume Mark Ben­son, le direc­teur aux États-Unis de Smart Things, la filiale de connec­ti­vité de Sam­sung.

« Avant, quand vous ache­tiez une web­cam, vous deviez véri­fier que vous pour­riez la bran­cher sur votre ordi­na­teur. Main­te­nant vous ne vous posez plus la ques­tion », détaille-t-il.

Mat­ter sim­pli­fie l’ins­tal­la­tion numé­rique des dif­fé­rents équi­pe­ments : il n’est plus néces­saire de télé­char­ger une appli­ca­tion dif­fé­rente pour cha­cun d’entre eux.

Mais les éco­sys­tèmes ne dis­pa­raissent pas pour autant.

« L’inter­opé­ra­bi­lité, tech­ni­que­ment, ce n’est pas com­pli­qué. Le pro­blème, c’est les don­nées. Les entre­prises, de par leur nature, ne veulent pas par­ta­ger », explique Jeff Wang.

Chaque marque essaie donc de convaincre le public d’adop­ter son appli­ca­tion mobile (Smart Things, Google Home, etc.) pour cen­tra­li­ser le contrôle des appa­reils ména­gers.

Dans la vision du groupe sud-coréen pré­sen­tée au CES, le consom­ma­teur a un télé­vi­seur, un four, une machine à laver et un réfri­gé­ra­teur fabri­qués par Sam­sung.

Via son appli Smart Things, il sur­veille sa consom­ma­tion d’élec­tri­cité ou la cuis­son du pou­let, tout en regar­dant un film à la télé­vi­sion qui lui signale aussi la fin de sa les­sive.

Au kiosque Google, il suf­fit de dire « Au tra­vail ! » pour que le store se baisse et que le dif­fu­seur d’huile essen­tielle se mette en marche.

Pour l’ins­tant, les consom­ma­teurs ont sur­tout adopté des enceintes connec­tées peu coû­teuses, et s’en servent comme minu­te­rie ou pour écou­ter de la musique.

« Plus de la moi­tié des ménages amé­ri­cains pos­sèdent un appa­reil connecté », sou­ligne Mark Ben­son. « Et plus de la moi­tié d’entre eux ont fait leur pre­mière acqui­si­tion de ce type lors des trois der­nières années. »#Des mai­sons intel­li­gentes,#T30dulle,#blogger,#WordPress,

 

REF.:  https://www.pressreader.com/canada/le-journal-de-montreal/20230107/282458533052553


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