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mardi 12 mai 2026

 

Les 7 meilleures applications pour le montage vidéo sur iPhone et iPad en 2026

L’App Store fourmille d’applications pour la photographie sur iPhone. Du côté de la vidéo, le choix est peut-être moins riche, mais cela n’empêche de trouver d’excellentes solutions pour filmer, monter ses vidéos, appliquer des effets spéciaux, et bien plus encore. Retrouvez donc dans ce dossier des tops app, les meilleures applications vidéo iPhone et iPad.



Publié le  5 avril 2026 à 16:03


L’iPhone permet de réaliser des séquences vidéos à tout moment. Et parmi notre longue série des dossiers “applications iPhone” du dimanche se trouve un article sur les applications utiles pour monter, éditer, améliorer des films et vidéos.


Comme le nombre de ce type d’applications ne cesse d’augmenter, nous avons décidé de revisiter ce dossier pour le compléter. Impressionnantes, surprenantes ou simplement pratiques, il y en a pour tous les gouts. Voici donc une sélection des top applications iPhone pour la vidéo à découvrir ou à redécouvrir. Elles sont bien évidemment aussi compatibles iPad pour la plupart. Et alors que certains sont gratuites, les payantes sont mentionnées comme tel.


Sommaire


Les applications incontournables pour filmer sur iPhone et iPad

Filmic Pro : la recommandation des professionnels

C’est, lorsque l’on examine les outils utilisés par les reporters et autres réalisateurs de courts-métrages (ou plus) avec l’iPhone, l’application la plus souvent citée. Pour cause, élue plusieurs fois app vidéo de l’année par Apple, elle propose de très nombreux réglages qui ne sont pas offerts par l’app standard d’iOS. Les réglages de balance des blancs, de focus, de résolution, mais aussi la prise en compte du zoom, tout est au rendez-vous.


L’application est pilotable via l’Apple Watch ou encore avec une app externe et supporte même les stabilisateurs Dji Oslo. Une app de pro, utilisable sur iPhone et iPad, à un prix raisonnable. On peut aussi mentionner la fonction Filmic Remote qui permet de piloter la caméra de Filmic Pro à distance depuis un autre appareil. Filmic Pro, au top des applications pour filmer avec l’iPhone ou l’iPad.


Mavis

Cette app ne bénéficie pas de la notoriété de Filmic Pro, mais propose des outils et réglages qui semblent particulièrement complets, notamment du côté des vu-mètres. On y trouve le contrôle séparé de l’exposition et de la mise au point ou encore de la vitesse d’obturation ou de la température de couleurs, mais aussi l’utilisation de microphones externes, un audiomètre visuel, le contrôle manuel du volume et le monitoring via des écouteurs. Destinée aux plus connaisseurs, elle n’est pas adaptée à une utilisation “loisirs” et ne prend pas en charge l’iPad.


MoviePro

Voici une autre à Filmic Pro, moins chère et qui propose de nombreuses fonctionnalités avancées, comme le contrôle de l’exposition, la mise au point, la balance des blancs, la qualité de l’image, le framerate, le support de la vidéo 4K ou encore le support de micros externes en Bluetooth. Il est par exemple possible d’utiliser les AirPods comme micro externe pour une vidéo. Cette app dispose également d’une app de télécommande disponible ici sur l’App Store pour piloter la caméra à distance depuis un autre appareil sous iOS.


Les meilleures applications pour monter films et vidéos sur iPhone & iPad

Splice, pour se simplifier la vie

Splice est un éditeur vidéo gratuit racheté par GoPro et devenu gratuit qui conviendra parfaitement à ceux qui recherchent la simplicité et l’efficacité dans le traitement de la vidéo. Filmez puis retouchez en ajoutant des titres ou du son pour donner un aspect plus professionnel à votre vidéo, voilà ce que vous propose Splice. Il est même possible de poster sur YouTube, le résultat, directement depuis l’appli.


Quik : le montage rapide

Quik est, comme son nom l’indique, une app faite pour ceux qui n’ont pas le temps. Elle propose d’effectuer, à base de photos ou de clips, des montages vidéo très facilement. L’application analyse automatiquement les séquences à la recherche des meilleurs moments, elle y ajoute des transitions et des effets et synchronise le tout au rythme de la musique. 26 styles différents de vidéos sont proposés, avec filtres, transitions et illustrations graphiques. Des calques avec textes et émoticônes peuvent être rajoutés et la musique est bien entendu personnalisable.


Vimeo

Vous êtes peut-être surpris de retrouver Vimeo, concurrent de YouTube dans ce dossier, mais il faut savoir que l’app dispose d’un éditeur de vidéo gratuit plus que respectable et qui vous rendra bien des services. Montage, ajout de titre ou de bande-son et même de filtres, tout est possible dans cette application que je vous invite à tester.


LumaFusion

Probablement l’une des meilleures apps de montage vidéo sur iPhone et iPad. Elle propose une interface personnalisable qui plaira aux amateurs de Final Cut Pro sur Mac. Elle inclut de nombreuses fonctionnalités standards et professionnelles non présentes dans d’autres apps, comme 3 pistes vidéos et 3 pistes audio, l’export et l’import de projets, le support des vidéos 360, ou encore l’incrustation d’image grâce au “chromakey”.


Elle est régulièrement mise à jour avec de nouvelles fonctionnalités.


Kinemaster

Cette application est la référence du montage vidéo sur Android et elle est désormais disponible pour les utilisateurs d’iOS. Elle propose de nombreuses fonctionnalités pros absentes de l’app iMovie, comme le multipiste pour la vidéo, l’audio, l’image et le texte, un module très complet pour ajouter et éditer chaque élément média, des transitions en 3D et bien plus. L’app est gratuite à télécharger et essayer avec un modèle d’abonnement qui retire le filigrane et permet d’accéder aux contenus premium sur la boutique en ligne de l’app. Il faut compter 4,49 € pour un mois, ou 25,49 € pour l’année.


iMovie : le montage vidéo signé Apple

Est-il encore nécessaire de présenter iMovie ? Application à l’initiale disponible sur Mac puis sur iPad, l’iPhone a aussi droit à sa version du logiciel pommé. Si vous ne deviez avoir qu’une seule application pour traiter la vidéo sur votre iPhone c’est certainement celle-ci, en plus elle est devenue gratuite. Avec iMovie, le montage vidéo devient accessible à tous. En quelques minutes et du bout des doigts, montez un film en lui ajoutant des effets, de la musique et pourquoi pas les deux. Il est également possible d’insérer des titres et des transitions, en bref de faire un rendu pro avec l’iPhone avant de l’expédier sur YouTube, par exemple.


Vizzywig

Cette app est la Rolls du montage vidéo en live ou en différé permettant de filmer des séquences avec pause et zoom. Elle propose une partie montage : séquences d’intro et de fin (optionnelles), musiques, changement d’ordre des séquences et transitions, tout y est ! Elle est plutôt onéreuse, mais propose quelques fonctionnalités assez utiles !


Pour jouer avec le temps

Skyflow

Certains aiment aller lentement et d’autres un peu plus vite. C’est à cette deuxième catégorie de personnes que s’adresse l’application proposée par Instagram. C’est de “time lapse” qu’il est question. En d’autres termes, on filme comme d’habitude pour ensuite accélérer le tout. Ce qu’apporte cette appli, c’est la stabilisation indispensable à ce genre de vidéos. Le résultat est tout simplement bluffant, même en vitesse normale, cela donne une qualité inégalée. À ne pas manquer, surtout pour qui aiment les belles images :


iMotion HD, pour le Stop Motion à la maison

Vous adorez Wallace et Gromit par exemple et plus globalement les films réalisés en stop motion, alors cette app est faite pour vous. Le stop motion consiste à réaliser un film à partir d’une succession de photos permettant ainsi de donner l’impression d’animation des objets. Et bien c’est exactement ce que vous propose de faire iMotion HD et tout cela gratuitement. Le stop motion demande un peu de patience, mais vous arriverez très simplement à obtenir des résultats sympathiques. Cerise sur le gâteau, une seconde app télécommande vous permet de déclencher la prise de photo à distance avec un autre iPhone, par exemple.


Les spécifiques

Pour ceux qui aiment le court

Si certains aiment filmer puis monter les vidéos avec patience et minutie, d’autres préfèrent faire court pour mieux les partager. Dans cette optique, les réseaux sociaux sont venus mettre leur grain de sel et proposent des apps permettant de filmer des vidéos de quelques secondes, laissant la place des résultats surprenants. Instagram est la référence dans le genre.


Action Movie FX

Qui n’a jamais rêvé de se retrouver aux commandes de la réalisation d’une super production hollywoodienne avec effets spéciaux, explosions et tout le toutim. Avec cette app en deux clics, vous pourrez réaliser votre rêve grâce aux effets spéciaux mis gratuitement à disposition. Lancer un missile sur la maison de votre voisin ou faire tomber une voiture juste devant chez vous, c’est possible en quelques instants grâce à Action Movie FX. Avec cette application, laissez s’exprimer le réalisateur qui est en vous ! Des packs nombreux et variés permettent d’enrichir l’app.


Emulsio, pour la stabilisation des vidéos

En fait, Emulsio, c’est un peu de la triche, mais on s’en fiche, car le résultat est au rendez-vous. Le procédé est simple, mais comme d’habitude, il fallait y penser. Capturez votre vidéo comme d’habitude avec l’app native de l’iPhone. Une fois que c’est fait, constatez comme la vidéo est instable et tremble dans tous les sens. Lancez Emulsio, et une fois dans l’appli, il ne vous reste plus qu’à recadrer la vidéo, vous perdrez un peu d’images sur les côtés, mais la vidéo est recalculée pour éliminer les effets de “tremblement”.


Astucieux, non ? À faire avant le montage dans iMovie.


Des accessoires bien pratiques

Parce que la vidéo, ça peut être sérieux, même sur iPhone, on l’a vu avec certaines des applis ci-dessus, il faut également aider le smartphone avec des accessoires. Il en existe de nombreux, vous pouvez en retrouver dans notre sélection :


Pour terminer, rappelons que ce type de dossier ne peut être exhaustif. Vous aurez forcément d’autres applications à conseiller parce que vous les appréciez et les pratiquez au quotidien. N’hésitez pas à le faire via les commentaires en indiquant leurs points forts et vos préférences !


REF.: https://www.iphon.fr/post/top-app-iphone-film-montage-video?fbclid=IwZnRzaAQ_g8RleHRuA2FlbQIxMQBzcnRjBmFwcF9pZAo2NjI4NTY4Mzc5AAEeDdIF2wCni8geQW0BTU32MLTjnMkAE4s28dwxzR_FAo_36zUxCz_l6tmhERM_aem_wHfjY8jP7y4cDzVtcsvZFA



 

Secure Boot : Windows 11 vous dira clairement si votre PC est bien protégé

Une mise à jour discrète de Windows 11 améliore la transparence autour de Secure Boot. Le système indiquera désormais clairement avec un code couleur si les certificats de sécurité sont obsolètes ou mal configurés.


Un détail technique, longtemps réservé aux spécialistes, s'apprête à devenir visible pour tous. Dans les prochaines versions de Windows 11, Microsoft introduit un indicateur capable de signaler clairement un problème lié à Secure Boot, ce mécanisme essentiel qui protège le démarrage des ordinateurs. Jusqu'ici, l'utilisateur moyen ignorait souvent son existence, et encore plus son état. Ce changement pourrait modifier la manière dont chacun perçoit la sécurité de son PC.


Derrière cette évolution se cache une réalité plus complexe qu'il n'y paraît. Secure Boot repose sur une chaîne de confiance, construite autour de certificats numériques. Or, ces certificats ne sont pas éternels. Certains arrivent à expiration, d'autres doivent être remplacés pour faire face à de nouvelles menaces. Sans mise à jour, le système peut se retrouver dans une situation paradoxale : fonctionner en apparence normalement, tout en étant fragilisé.


Secure Boot : un verrou discret au cœur du démarrage

Secure Boot, intégré à la norme UEFI, agit comme un filtre dès l'allumage de l'ordinateur. Son rôle consiste à vérifier que les composants logiciels chargés au démarrage — notamment le système d'exploitation — sont bien signés par des autorités reconnues. Si une anomalie est détectée, le processus est bloqué, empêchant l'exécution de code potentiellement malveillant.


Ce mécanisme s'est imposé progressivement comme un pilier de la sécurité moderne. Il limite notamment l'impact des rootkits, ces programmes capables de s'installer profondément dans le système avant même que l'antivirus ne soit actif. Sur le papier, l'idée est simple : empêcher toute modification non autorisée du processus de démarrage.


Dans les faits, la situation est plus nuancée. Secure Boot dépend d'une infrastructure de certificats qui doit rester à jour. Si ces certificats deviennent obsolètes ou compromis, la protection peut perdre en efficacité, voire provoquer des blocages inattendus lors du démarrage. Certains utilisateurs ont déjà été confrontés à des messages d'erreur obscurs, sans comprendre leur origine.


Secure Boot : une mise à jour devenue indispensable

Le cœur du problème réside dans l'évolution constante des menaces. Au fil des années, plusieurs vulnérabilités ont été découvertes dans des composants pourtant signés et validés. Pour y répondre, les éditeurs, dont Microsoft, doivent révoquer certains certificats et en introduire de nouveaux.


Ce processus de mise à jour est délicat. Il ne s'agit pas simplement d'ajouter un fichier, mais de modifier la base de confiance du système. Une mauvaise manipulation peut empêcher un ordinateur de démarrer correctement. C'est pourquoi ces opérations ont longtemps été réalisées en arrière-plan, avec une prudence extrême.


Microsoft a récemment engagé une campagne de mise à jour de ces certificats, afin de renforcer la sécurité globale de l'écosystème Windows. L'objectif est de bloquer des chargeurs de démarrage jugés vulnérables et de s'assurer que seuls des éléments fiables sont autorisés à s'exécuter. Cette transition ne concerne pas uniquement les nouvelles machines, mais aussi un grand nombre de PC déjà en circulation.


Le problème, c'est que cette mise à jour n'est pas toujours appliquée automatiquement ou correctement. Certains appareils peuvent rester avec des certificats anciens, exposant potentiellement le système à des risques ou à des incompatibilités futures. D'autres peuvent rencontrer des erreurs lors de l'installation, sans indication claire pour l'utilisateur.


Secure Boot : Microsoft mise sur la transparence


C'est précisément sur ce point que la nouvelle initiative de Microsoft intervient. Comme l'éditeur l'explique dans un nouvel article de support publié le 2 avril 2026, Windows 11 va désormais afficher un statut explicite concernant les certificats Secure Boot dans l'application Sécurité Windows, accessible via les Paramètres. L'utilisateur pourra voir si tout est en ordre, si une action est recommandée ou si un problème nécessite une intervention, avec un nouvel indicateur visuel.





En pratique, l'état de Secure Boot sera résumé par un code à trois couleurs, inspiré des tableaux de bord les plus classiques. Le vert signalera une situation saine, avec des certificats à jour et correctement appliqués. Le jaune indiquera qu'une attention est requise, par exemple lorsqu'une mise à jour des certificats est disponible mais pas encore installée. Le rouge, enfin, avertira d'un problème plus sérieux, comme une absence de mise à jour critique ou une configuration susceptible de bloquer le démarrage à terme. Cette signalisation vise à rendre immédiatement compréhensible un sujet technique, sans obliger l'utilisateur à décrypter des messages complexes.


Cette évolution peut sembler mineure, mais elle répond à un besoin réel. Jusqu'à présent, les alertes liées à Secure Boot étaient rares, souvent techniques, et peu compréhensibles. Beaucoup d'utilisateurs ignoraient même l'existence de ce mécanisme, sauf en cas de panne.


Avec cette nouvelle approche, Microsoft cherche à rendre visible un élément critique sans le rendre anxiogène. L'information est centralisée dans un espace déjà familier, avec des indications claires. L'objectif n'est pas de transformer chaque utilisateur en expert, mais de lui permettre de détecter un problème avant qu'il ne devienne bloquant.


Ce choix s'inscrit dans une tendance plus large : celle d'une sécurité plus transparente, où les mécanismes ne sont plus totalement invisibles. Les systèmes modernes multiplient les couches de protection, mais leur efficacité dépend aussi de leur bonne compréhension.


Secure Boot : une évolution utile, mais pas sans limites

Rendre visible l'état de Secure Boot est une avancée, mais elle ne résout pas tout. La gestion des certificats reste une opération complexe, qui dépend à la fois du système d'exploitation, du firmware de la machine et parfois même du fabricant.


Dans certains cas, une simple mise à jour logicielle ne suffit pas. Il peut être nécessaire d'intervenir au niveau du BIOS ou de l'UEFI, ce qui dépasse largement les compétences de nombreux utilisateurs. Le risque est alors de créer une nouvelle forme d'inquiétude, avec des messages d'alerte difficiles à interpréter.


Microsoft devra donc trouver un équilibre entre information et accompagnement. Afficher un problème est une chose, proposer une solution accessible en est une autre. Le succès de cette initiative dépendra en grande partie de la clarté des indications fournies et de la capacité du système à guider l'utilisateur.


Cette évolution soulève également une question plus large : celle de la responsabilité en matière de sécurité. À mesure que les systèmes deviennent plus complexes, la frontière entre ce qui relève de l'utilisateur et ce qui incombe à l'éditeur devient floue. En exposant davantage d'informations, Microsoft prend le risque de déplacer une partie de cette responsabilité.


Reste que cette démarche va dans le sens d'une meilleure compréhension des enjeux. Secure Boot n'est plus un simple paramètre caché dans un menu obscur, mais un élément visible, intégré à l'état de santé global du système. Une micro évolution silencieuse, qui pourrait éviter bien des mauvaises surprises à long terme.



REF.: https://www.commentcamarche.net/informatique/windows/37569-secure-boot/#utm_source=facebook&utm_medium=social

 Avec son système DBSC, Chrome va vous protéger des voleurs de données



Google déploie dans Chrome 146 une protection inédite contre le vol de cookies de session. Baptisée DBSC, elle lie cryptographiquement vos identifiants à votre machine, rendant les données dérobées inutilisables.



Google déploie dans Chrome 146 une protection inédite contre le vol de cookies de session. Baptisée DBSC, elle lie cryptographiquement vos identifiants à votre machine, rendant les données dérobées inutilisables.


Chaque fois que vous vous connectez à votre messagerie, à votre banque en ligne ou à n'importe quel service web, votre navigateur stocke un petit fichier discret appelé cookie de session. Ce "jeton", invisible pour l'utilisateur, est pourtant une clé d'or : il prouve au serveur que vous êtes bien connecté, sans vous demander de retaper votre mot de passe à chaque clic.


Pendant des années, cette commodité a aussi constitué l'une des failles les plus exploitées par les cybercriminels, en permettant à des pirates d'ouvrir automatiquement les portes de sites et de services sensibles. Google vient d'y apporter une réponse technique de fond en annonçant dans un billet de blog publié le 9 avril 2026 le déploiement général de son système DBSC – pour Device Bound Session Credentials, soit littéralement "identifiants de session liés à l'appareil .


DBSC Chrome : le cookie volé, un butin monnayable en quelques minutes

Pour comprendre pourquoi cette annonce compte, il faut d'abord saisir la mécanique du vol de session. Lorsqu'un logiciel malveillant parvient à s'installer sur un ordinateur, il peut silencieusement extraire les cookies de session présents dans le navigateur, ou attendre que l'utilisateur se connecte à un nouveau compte pour dérober le jeton au moment même de sa création, avant de le transmettre à un serveur contrôlé par les attaquants.


Ce qui rend ces attaques particulièrement redoutables, c'est la durée de vie souvent longue des cookies. Les cookies de session ont fréquemment une durée de validité étendue, ce qui permet aux attaquants de les utiliser pour accéder aux comptes en ligne de leurs victimes sans jamais connaître leur mot de passe. Une fois collectés, ces jetons sont conditionnés et revendus à d'autres acteurs malveillants, qui mènent ensuite leurs propres attaques.


Les familles de logiciels malveillants spécialisés dans cette collecte se sont multipliées et sophistiquées ces dernières années. Des infostealers comme LummaC2 sont devenus particulièrement redoutables dans la collecte de ces identifiants. Atomic, Vidar Stealer ou encore Redline figurent également parmi les outils les plus répandus sur les marchés clandestins. Un malware sophistiqué peut lire les fichiers locaux et la mémoire où les navigateurs stockent les cookies d'authentification. Il n'existe donc aucun moyen logiciel fiable pour empêcher leur extraction sur n'importe quel système d'exploitation. Autrement dit, tant que ces données restaient stockées en clair sur le disque dur, aucun antivirus ni aucun pare-feu ne pouvait garantir leur protection absolue.


Face à ce constat, la réponse habituelle des grands services en ligne consistait à surveiller les comportements suspects après coup : connexion depuis un pays inhabituel, heure atypique, adresse IP inconnue. Cette approche réactive reposait sur un ensemble complexe d'heuristiques de détection des abus, que des attaquants persistants parvenaient souvent à contourner. DBSC change radicalement de paradigme en passant de la détection à la prévention.


DBSC Chrome : un verrou cryptographique ancré dans le matériel

Le principe de DBSC repose sur une idée simple mais puissante : rendre un cookie de session indissociable de l'appareil sur lequel il a été créé. Le système utilise des modules de sécurité matériels – comme le TPM (Trusted Platform Module) sur Windows ou le Secure Enclave sur macOS – pour générer une paire de clés cryptographiques publique/privée qui ne peut pas être exportée de la machine.


Concrètement, voilà ce que cela change pour un attaquant. Lorsqu'une session est ouverte sur un site compatible avec DBSC, le navigateur ne se contente plus de stocker un cookie classique. Il génère une clé cryptographique unique liée à la puce de sécurité du PC, puis échange avec le serveur des cookies à durée de vie très courte. La délivrance de ces nouveaux cookies éphémères est conditionnée au fait que Chrome prouve au serveur qu'il détient bien la clé privée correspondante. Les attaquants ne pouvant pas dérober cette clé, les cookies exfiltrés expirent rapidement et deviennent inutilisables.


Du côté de l'utilisateur, rien ne change. Le navigateur gère la cryptographie complexe et la rotation des cookies en arrière-plan, permettant à l'application web de continuer à utiliser des cookies standards comme elle l'a toujours fait. Du côté des sites web, l'adoption nécessite d'ajouter des points d'entrée dédiés à l'enregistrement et au renouvellement des sessions – une intégration relativement légère comparée à la protection qu'elle apporte. Des acteurs majeurs comme Okta ont participé aux phases de test et contribué à façonner le protocole.


Un détail important : si l'appareil d'un utilisateur ne prend pas en charge le stockage sécurisé des clés, DBSC revient gracieusement au comportement standard sans interrompre le flux d'authentification. Pas de dégradation brutale de l'accès pour les machines plus anciennes, donc.


DBSC Chrome : une norme ouverte, une portée mondiale

DBSC a d'abord été annoncé par Google en avril 2024. Sa disponibilité publique est actuellement limitée aux utilisateurs de Windows sur Chrome 146, avec une extension à macOS prévue dans une prochaine version. Dès les premières phases de déploiement sur les sessions protégées, Google a observé une réduction significative des vols de session.


Au-delà du seul Chrome, le projet a été conçu dès l'origine pour devenir un standard ouvert du web. DBSC a été élaboré dans le cadre du processus W3C et du groupe de travail sur la sécurité des applications web. Google a travaillé avec Microsoft pour concevoir la norme, afin de s'assurer qu'elle fonctionne pour l'ensemble du web, avec des contributions de nombreux acteurs de l'industrie. L'ambition est donc que d'autres navigateurs et plateformes puissent l'adopter à leur tour.


La question de la vie privée a également été prise au sérieux dans la conception du système. Chaque session est adossée à une clé distincte, ce qui empêche les sites web d'utiliser ces identifiants pour corréler l'activité d'un utilisateur à travers différentes sessions ou différents sites sur le même appareil. Le protocole est aussi conçu pour être minimaliste : il ne transmet au serveur aucun identifiant de l'appareil ni donnée d'attestation, au-delà de la clé publique nécessaire à la preuve de possession. DBSC ne peut donc pas servir de mécanisme de pistage inter-sites, ce qui était l'un des risques que les défenseurs de la vie privée craignaient avec ce type d'approche.


DBSC Chrome : une avancée réelle, mais des limites à ne pas occulter

DBSC représente une avancée technique sérieuse, et il serait injuste de la minimiser. Lier des jetons d'authentification à un composant matériel non extractible est une approche bien plus robuste que les mécanismes purement logiciels qui ont prévalu depuis les débuts du web. Les entreprises qui gèrent des accès sensibles, et les particuliers qui utilisent des services bancaires ou de messagerie critique, ont tout intérêt à ce que leurs services adoptent rapidement ce protocole.


Mais quelques nuances méritent d'être posées. DBSC ne protège que contre le vol de cookies après compromission : si un attaquant a déjà un accès actif et interactif à la machine, d'autres vecteurs d'attaque restent ouverts. Par ailleurs, la protection reste conditionnelle à l'adoption par les sites web eux-mêmes, qui doivent intégrer les nouveaux points d'entrée dans leurs systèmes d'authentification. Le déploiement côté serveurs sera donc aussi déterminant que le déploiement côté navigateur. Google envisage dans les prochaines étapes d'étendre le support à davantage d'appareils et d'introduire des mécanismes avancés pour les environnements d'entreprise, notamment autour de la fédération d'identité et du Single Sign-On.


En attendant, pour des millions d'utilisateurs de Chrome sur Windows, la mise à jour vers la version 146 apporte une protection concrète contre une menace que beaucoup ignoraient encore. C'est rarement le cas des mises à jour de sécurité – et c'est précisément pour cela que celle-ci mérite d'être saluée.


REF.: https://www.commentcamarche.net/securite/protection/37607-dbsc-chrome/#utm_source=facebook&utm_medium=social