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mercredi 10 juin 2026

 Secure Boot 2023 : comment vérifier la présence des certificats CA 2023

 Microsoft déploie progressivement les nouveaux certificats Secure Boot 2023 afin de remplacer les certificats historiques utilisés depuis 2011, dont certains arriveront à expiration à partir de 2026. Cette migration est essentielle pour garantir le bon fonctionnement du démarrage sécurisé (Secure Boot) sur les futures versions de Windows et maintenir la chaîne de confiance utilisée lors du démarrage du système.

Comment vérifier si votre PC a reçu les certificats Secure Boot 2023 sur Windows 11/10 avec PowerShell, le registre, l'Observateur d'événements, CheckCA2023 et Check-UEFISecureBootVariables. 


Secure Boot 2023 : comment vérifier la présence des certificats CA 2023

malekalmorte


Création :


9 juin 2026


Modification :


9 juin 2026


Microsoft déploie progressivement les nouveaux certificats Secure Boot 2023 afin de remplacer les certificats historiques utilisés depuis 2011, dont certains arriveront à expiration à partir de 2026. Cette migration est essentielle pour garantir le bon fonctionnement du démarrage sécurisé (Secure Boot) sur les futures versions de Windows et maintenir la chaîne de confiance utilisée lors du démarrage du système.


Toutefois, le déploiement s’effectue progressivement et certains PC peuvent rencontrer des difficultés lors de l’installation des nouveaux certificats. Il peut donc être utile de vérifier si votre ordinateur a bien reçu les certificats Microsoft Windows UEFI CA 2023, si la migration est terminée ou si des erreurs sont présentes dans Windows ou le firmware UEFI.


Dans ce guide, nous allons voir comment vérifier l’installation des certificats Secure Boot 2023 sur Windows 11/10 à l’aide de PowerShell, du registre Windows, de l’Observateur d’événements et d’outils spécialisés comme CheckCA2023 ou Check-UEFISecureBootVariables.


Pour tout comprendre de la mise à jour des certificats Secure Boot 2023, consultez l’actualité : Secure Boot 2023 : Microsoft remplace les certificats de sécurité Windows avant leur expiration en 2026

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Table des matières


Quelle méthode utiliser pour vérifier les certificats Secure Boot 2023 ?

Il existe plusieurs façons de vérifier si votre ordinateur a reçu les nouveaux certificats Microsoft Windows UEFI CA 2023. Certaines méthodes sont simples et adaptées à tous les utilisateurs, tandis que d’autres fournissent davantage d’informations techniques sur les bases Secure Boot présentes dans l’UEFI.

Pour une vérification rapide, CheckCA2023 est généralement la solution la plus simple. Les utilisateurs avancés pourront compléter l’analyse avec les commandes PowerShell ou l’outil Check-UEFISecureBootVariables, qui fournit davantage de détails sur les certificats présents dans les bases UEFI Secure Boot.

N’essayez pas de modifier manuellement les variables UEFI Secure Boot si vous ne maîtrisez pas le fonctionnement du firmware UEFI. Une mauvaise manipulation peut empêcher le démarrage du système.

Vérifier l’installation des certificats Secure Boot avec PowerShell

Windows permet de vérifier directement si les nouveaux certificats Secure Boot CA 2023 ont été installés dans le firmware UEFI. Cette méthode est la plus fiable pour déterminer si votre PC a reçu les mises à jour de sécurité déployées par Microsoft avant l’expiration des certificats historiques en 2026.

Vérifier la présence du certificat CA 2023

  • Ouvrez Windows Terminal (administrateur) ou PowerShell (administrateur) puis exécutez la commande suivante :
[System.Text.Encoding]::ASCII.GetString((Get-SecureBootUEFI db).Bytes) -match '2023'
  • Si la commande retourne :
True
  • Cela indique que le certificat Microsoft Windows UEFI CA 2023 est présent dans la base de données Secure Boot (DB) de l’UEFI.
  • Si le résultat est :
False
  • le certificat n’a probablement pas encore été déployé ou activé sur votre système.
Remarque : cette commande nécessite que Secure Boot soit pris en charge et accessible depuis Windows. Sur certains systèmes, une erreur peut être affichée si Secure Boot est désactivé dans l’UEFI ou si le matériel ne prend pas en charge cette fonctionnalité.
Vérifier les certificats Secure Boot 2023 avec PowerShell

Vérifier l’état du déploiement dans le registre Windows

Microsoft enregistre également des informations sur l’avancement de la mise à jour Secure Boot dans le registre Windows.

  • Ouvrez une invite de commandes ou Windows Terminal en tant qu’administrateur puis exécutez :
reg query HKLM\SYSTEM\CurrentControlSet\Control\SecureBoot\Servicing /v UEFICA2023Status
  • Si la valeur existe, Windows affiche l’état du déploiement du certificat CA 2023.
  • Voici les détails :
StatutFaut-il s’inquiéter ?
NotStartedNon, le déploiement peut être en attente
InProgressNon, mise à jour en cours
Success / 0x2Tout est à jour
Failed / 0x3Vérifier les journaux TPM-WMI
Vérifier si le PC a reçu les nouveaux certifcats dans le registre SecureBoot\Servicing

Par exemple :

UEFICA2023Status    REG_DWORD    0x70

Un état NotStarted ou InProgress ne signifie pas nécessairement qu’un problème est présent. Microsoft déploie les nouveaux certificats progressivement et certains appareils peuvent être temporairement mis en attente pour des raisons de compatibilité matérielle ou de firmware UEFI.

Vérifier le déploiement depuis l’Observateur d’événements

L’Observateur d’événements permet d’identifier plus précisément les problèmes liés à Secure Boot.

  • Faites un clic droit sur le menu Démarrer ou utilisez le raccourci clavier + X
  • Puis dans la liste, cliquez sur l’observateur d’évènements. Plus de méthodes : Comment ouvrir l’observateur d’évènements de Windows 11/10
  • Accédez à Journaux Windows > Système
  • Recherchez des événements liés à :
    • Secure Boot
    • Kernel-Boot
    • CodeIntegrity
    • TPM-WMI
    • ou WindowsUpdateClient
  • ou cherchez par les ID évènements suivants :
ID d’événementSignification
1795échec de mise à jour d’une variable Secure Boot
1796échec de mise à jour SBAT
1800Un redéùarrage est nécessaire avant d’intaller la mise à jour du Secure Boot
1801Le PC est identifié comme nécessitant la mise à jour, mais des informations complémentaires sont encore attendues
1802Une limitation ou incompatibilité du firmware UEFI empêche temporairement le déploiement
1803Échec de l’installation du certificat KEK, généralement en raison d’un problème de configuration de la chaîne de confiance Secure Boot
1808Mise à jour des certificats effectuée avec succès

👉Aidez-vous de ces guide si besoin :

🔗

Microsoft précise qu’un échec de mise à jour du certificat KEK 2023 n’est pas forcément critique si les certificats DB 2023 sont déjà présents. Dans ce cas, l’appareil peut continuer à démarrer de manière sécurisée.

En revanche, tant que le certificat KEK 2023 n’est pas installé, le système risque de ne pas recevoir certaines futures mises à jour DBX, utilisées pour révoquer les chargeurs de démarrage vulnérables ou compromis.

Événement 1795 : échec de mise à jour d’une variable Secure Boot

L’événement 1795 apparaît lorsque le firmware UEFI retourne une erreur lors de la tentative de mise à jour d’une variable Secure Boot.

Le message peut notamment contenir :

Le microprogramme système a renvoyé une erreur lors de la tentative de mise à jour d'une variable de démarrage sécurisé.

Cette erreur provient généralement du firmware UEFI lui-même et peut être causée par :

  • Un BIOS/UEFI obsolète.
  • Une implémentation incomplète de Secure Boot par le constructeur.
  • Une incompatibilité avec certaines mises à jour Secure Boot.
  • Un bug du firmware.

Lorsque cet événement est présent de façon répétée, il est recommandé de vérifier la disponibilité d’une mise à jour du BIOS/UEFI auprès du constructeur du PC ou de la carte mère.

Événement 1795 (TPM-WMI) : échec de mise à jour d'une variable Secure Boot

Événement 1796 : échec de mise à jour SBAT

L’événement 1796 indique que Windows n’a pas réussi à mettre à jour les données SBAT (Secure Boot Advanced Targeting).

Le message ressemble généralement à :

La mise à jour du démarrage sécurisé n'a pas pu mettre à jour SBAT.

SBAT est un mécanisme utilisé pour révoquer certains chargeurs de démarrage vulnérables sans avoir à révoquer tous les certificats Secure Boot.

Cet événement peut apparaître :

  • Lorsqu’un fichier attendu est absent.
  • Lorsqu’une étape de migration Secure Boot a échoué.
  • Lors d’un problème lié au firmware UEFI.
  • Sur certaines machines virtuelles ou environnements de test.

La présence de cet événement n’empêche pas systématiquement l’installation des certificats CA 2023. Il est donc recommandé de vérifier également la présence du certificat Microsoft Windows UEFI CA 2023, la valeur UEFICA2023Status et les événements 1801 ou 1808 afin d’obtenir un diagnostic complet.

Événement 1796 (TPM-WMI) : échec de mise à jour SBAT

Evènement 1801

Exemple d’erreur TPM-WMI avec un évènement 1801 :

Les certificats de démarrage sécurisé mis à jour sont disponibles sur cet appareil, mais ils n’ont pas encore été appliqués au microprogramme. Passez en revue l’aide publiée pour terminer la mise à jour et assurer une protection complète. Les informations de signature de cet appareil sont incluses ici.
DeviceAttributes : FirmwareManufacturer:AMI;FirmwareVersion:F.02;OEMModelBaseBoard:89D8;OEMManufacturerName:HP;OSArchitecture:amd64;
BucketId : 9a6649385383100cf866cdf9503fd341f0d207ef756cd4c77dae654b5be1d776
BucketConfidenceLevel : Under Observation - More Data Needed
UpdateType :
Erreur TPM-WMI avec un évènement 1801 lié à l'installation des certificats Secure boot 2023

Événement 1808 : mise à jour réussie des certificats Secure Boot

avec un texte du genre :

L’événement 1808 enregistré par la source TPM-WMI indique que les nouvelles clés et autorités de certification Secure Boot ont été installées avec succès sur l’ordinateur.

Lorsque cet événement est présent, il constitue l’un des indicateurs les plus fiables que la migration vers les certificats Microsoft Windows UEFI CA 2023 a été effectuée.

Événement 1808 : mise à jour clés/CA réussie des certificats Secure Boot

Vérifier les certificats Secure Boot avec CheckCA2023

CheckCA2023 est un utilitaire open source spécialement conçu pour vérifier si les nouveaux certificats Microsoft Windows UEFI CA 2023 sont correctement installés sur votre ordinateur. Contrairement aux méthodes utilisant PowerShell ou le registre Windows, cet outil réalise automatiquement les vérifications et affiche un diagnostic simple à interpréter.

L’application analyse les bases de données Secure Boot stockées dans le firmware UEFI et vérifie la présence des certificats nécessaires à la migration vers Secure Boot 2023. Elle permet ainsi de confirmer rapidement si votre système est prêt pour l’expiration des anciens certificats Secure Boot prévue en 2026.

Télécharger et lancer CheckCA2023

CheckCA2023 se présente sous la forme d’un script PowerShell nommé CheckCA2023.ps1. Pour l’exécuter, il est nécessaire d’ouvrir PowerShell avec les droits administrateur.

Placez-vous ensuite dans le dossier contenant le script puis lancez :

.\CheckCA2023.ps1

Si PowerShell bloque l’exécution du script avec un message indiquant que l’exécution des scripts est désactivée, autorisez temporairement l’exécution des scripts pour la session en cours :

Set-ExecutionPolicy -Scope Process Bypass

Puis relancez :

.\CheckCA2023.ps1

L’outil analyse alors la configuration Secure Boot du système et vérifie notamment la présence du certificat Microsoft Windows UEFI CA 2023.

Remarque : le paramètre -Scope Process ne modifie pas durablement la stratégie d’exécution de PowerShell. Le changement est limité à la fenêtre PowerShell actuellement ouverte.

Vérifier les certificats Secure Boot avec CheckCA2023

CheckCA2023 est un utilitaire spécialement conçu pour vérifier l’état du déploiement des certificats Microsoft Windows UEFI CA 2023 sur Windows 11/10. Contrairement aux commandes PowerShell ou aux vérifications manuelles du registre, l’outil centralise toutes les informations importantes dans une seule interface.

Après son lancement, cliquez sur Refresh afin d’actualiser les informations du système. CheckCA2023 analyse alors automatiquement :

  • Les certificats présents dans les bases Secure Boot (PK, KEK, DB et DBX).
  • La présence du certificat Microsoft Windows UEFI CA 2023.
  • L’état de Secure Boot.
  • Les informations enregistrées dans le registre Windows.
  • Les événements liés au déploiement des certificats Secure Boot 2023.

Vérifier la présence du certificat CA 2023

Dans la section DB Active (By Microsoft), recherchez la ligne :

Microsoft UEFI CA 2023

Si celle-ci est présente, le nouveau certificat a été installé dans la base Secure Boot du firmware UEFI.

Vous pouvez également vérifier la présence de :

Microsoft Corporation KEK CA 2023

dans la section KEK Active (By Microsoft).

Vérifier la présence du certificat CA 2023 avec CheckCA2023

Vérifier l’état de la migration

La section Registry résume l’état du déploiement sur le système.

Par exemple :

UEFICA2023Status : Updated

indique que la mise à jour des certificats a été effectuée avec succès.

L’outil affiche également les informations provenant de la clé de registre :

HKLM\SYSTEM\CurrentControlSet\Control\SecureBoot\Servicing

ce qui évite d’avoir à exécuter manuellement les commandes de diagnostic.

Consulter les événements Secure Boot

CheckCA2023 analyse également les événements enregistrés par Windows et affiche directement les identifiants détectés dans la section Event Viewer.

Cela permet d’identifier rapidement une mise à jour réussie ou un problème de déploiement sans avoir à parcourir manuellement l’Observateur d’événements.

Conseil : CheckCA2023 constitue probablement la méthode la plus simple pour vérifier si votre PC a reçu les certificats Secure Boot 2023, car il regroupe dans une seule interface les informations provenant du firmware UEFI, du registre Windows et des journaux d’événements.

Vérifier les variables Secure Boot avec Check-UEFISecureBootVariables

Check-UEFISecureBootVariables est un script PowerShell permettant d’afficher le contenu des principales variables UEFI utilisées par Secure Boot. Il constitue une solution intéressante pour les utilisateurs souhaitant vérifier directement la présence des certificats Microsoft Windows UEFI CA 2023, des clés KEK ou encore des bases de révocation DBX.

Contrairement à CheckCA2023 qui fournit un diagnostic simplifié, cet outil affiche les informations techniques présentes dans le firmware UEFI et permet de contrôler précisément l’état des bases Secure Boot.

Télécharger et exécuter le script

  • Téléchargez le script depuis son dépôt GitHub officiel puis ouvrez PowerShell en tant qu’administrateur.
Check-UEFISecureBootVariables
  • Décompressez à l’emplacement de votre choix

Vérifier les variables Secure Boot avec Check-UEFISecureBootVariables

Check-UEFISecureBootVariables est un ensemble d’outils permettant d’analyser les principales variables UEFI utilisées par Secure Boot. Contrairement à CheckCA2023 qui fournit un diagnostic simplifié, cet utilitaire s’adresse davantage aux utilisateurs avancés souhaitant vérifier précisément la présence des certificats, des clés KEK ou encore l’état du gestionnaire de démarrage Windows.

L’outil se présente sous la forme de plusieurs scripts CMD prêts à l’emploi et ne nécessite pas la saisie de commandes PowerShell.

Vérifier l’état général de la migration Secure Boot 2023

  • Exécutez le script par un clic droit « Exécuter en tant qu’administrateur:
Check Windows state.cmd

L’outil affiche alors plusieurs informations importantes :

  • État de Secure Boot.
  • État du déploiement CA 2023.
  • Valeur UEFICA2023Status.
  • Présence du certificat Windows UEFI CA 2023.
  • Version du gestionnaire de démarrage Windows (bootmgfw.efi).

Par exemple :

UEFICA2023Status : Updated
WindowsUEFICA2023Capable : Windows UEFI CA 2023 cert is in DB

Ces informations indiquent généralement que la migration vers les certificats Secure Boot 2023 a été effectuée avec succès.

Vérifier l'état général de la migration Secure Boot 2023

Vérifier les certificats présents dans l’UEFI

  • Exécutez ensuite en administrateur :
Check UEFI PK, KEK, DB and DBX.cmd

Le script affiche le contenu des principales bases Secure Boot :

  • PK (Platform Key)
  • KEK (Key Exchange Key)
  • DB (Authorized Signatures Database)
  • DBX (Forbidden Signatures Database)

Recherchez notamment la présence des entrées suivantes :

  • Microsoft Corporation KEK 2K CA 2023
  • Windows UEFI CA 2023
  • Microsoft UEFI CA 2023
  • Microsoft Option ROM UEFI CA 2023

La présence de ces certificats confirme que les nouvelles autorités de certification Secure Boot 2023 ont été enregistrées dans le firmware UEFI.

Vérifier les certificats présents dans l'UEFI

Vérifier les fichiers EFI utilisés au démarrage

L’outil fournit également le script :

Check EFI file info.cmd

Celui-ci permet d’analyser les fichiers EFI utilisés par Windows et de vérifier avec quels certificats ils sont signés.

Cette vérification est particulièrement utile pour confirmer que le système démarre bien avec le nouveau gestionnaire de démarrage signé à l’aide des certificats Secure Boot 2023.

Conseil : pour la majorité des utilisateurs, CheckCA2023 reste l’outil le plus simple à utiliser. En revanche, Check-UEFISecureBootVariables fournit davantage de détails techniques et permet de vérifier précisément le contenu des bases PK, KEK, DB et DBX présentes dans le firmware UEFI.

Que faire si les certificats Secure Boot 2023 ne sont pas installés

Si les vérifications indiquent que le certificat Microsoft Windows UEFI CA 2023 est absent, ne paniquez pas. Dans de nombreux cas, cela ne signifie pas qu’il y a un problème sur votre ordinateur. Microsoft déploie les nouveaux certificats progressivement et certains constructeurs doivent également fournir des mises à jour de firmware UEFI pour finaliser la migration.

Avant toute manipulation, assurez-vous que Windows est entièrement à jour et que votre système prend bien en charge Secure Boot.

Vérifier Windows Update

Microsoft distribue les mises à jour liées à Secure Boot via Windows Update. Commencez donc par vérifier que toutes les mises à jour de Windows 11/10 sont installées.

Pour cela :

  • Ouvrez Paramètres > Windows Update.
  • Cliquez sur Rechercher des mises à jour.
  • Installez toutes les mises à jour disponibles.
  • Redémarrez le PC si nécessaire.

Après le redémarrage, effectuez à nouveau les vérifications avec PowerShell ou l’un des outils présentés précédemment.

Vérifier si Secure Boot est activé

Les mises à jour Secure Boot nécessitent que la fonctionnalité soit prise en charge et correctement configurée dans l’UEFI.

Pour vérifier son état :

  • Appuyez sur Windows + R.
  • Saisissez msinfo32 puis validez.
  • Repérez la ligne État du démarrage sécurisé.

Si la valeur indique Désactivé, il peut être nécessaire d’activer Secure Boot dans les paramètres UEFI du PC.

👉 Le tutoriel :

Consulter les recommandations du fabricant de votre PC

Microsoft publie régulièrement des informations sur l’état du déploiement des certificats Secure Boot 2023, mais certains constructeurs diffusent également leurs propres recommandations, correctifs ou mises à jour du BIOS/UEFI.

Si votre ordinateur n’a pas reçu les nouveaux certificats ou si vous rencontrez des erreurs lors de leur installation, consultez les pages de support de votre fabricant. Plusieurs constructeurs ont déjà publié des procédures spécifiques ou des mises à jour destinées à préparer leurs équipements à la migration vers les certificats Secure Boot 2023.

Voici les liens des documents Secure Boot pour les principaux constructeur de PC :

ConstructeurDocumentation Secure Boot
AcerUpdate Your Secure Boot Certificates In June 2026 to Stay Protected
ASUSWindows Secure Boot certificate expiration and certificates updates
DellMicrosoft 2011 Secure Boot Certificate Expiration
HPHP PCs – Prepare for new Windows Secure Boot certificates
Lenovo2011 Microsoft Secure Boot Certificate Expiration
MSIWindows Secure Boot certificates update
Microsoft SurfaceSurface Secure Boot Certificates
LGWindows Secure Boot Certificate Update & Troubleshooting Guide

Microsoft maintient également une liste de compatibilité et de suivi des constructeurs OEM participant au déploiement des certificats Secure Boot 2023 : https://support.microsoft.com/fr-fr/topic/pages-oem-original-equipment-manufacturer-pour-le-d%C3%A9marrage-s%C3%A9curis%C3%A9-9ecc3ba4-fb50-4bd3-9e9b-f16b35b8fb68

Consultez le tableau ci-dessous afin de vérifier si votre modèle de PC ou de carte mère nécessite une mise à jour spécifique du BIOS/UEFI avant l’installation des nouveaux certificats.

Vérifier la disponibilité d’une mise à jour du BIOS ou de l’UEFI

Certains constructeurs ont publié des mises à jour de firmware afin de prendre en charge les nouveaux certificats Secure Boot 2023.

Consultez le site du fabricant de votre PC ou de votre carte mère afin de vérifier si une mise à jour récente du BIOS/UEFI est disponible.

Important : effectuez cette opération avec prudence, car une mise à jour du firmware reste une opération sensible.

👉Voir ce guide :

Vérifier les journaux d’événements Secure Boot

Windows enregistre les différentes étapes de la migration vers les certificats CA 2023 dans l’Observateur d’événements.

L’analyse de ces journaux peut permettre de déterminer :

  • Si la mise à jour a été téléchargée.
  • Si son installation a échoué.
  • Si une étape de migration est bloquée.
  • Si une intervention manuelle est nécessaire.

Nous verrons plus loin comment consulter ces événements.

Utiliser les scripts PowerShell de Garlin

Dans certains cas, des scripts PowerShell permettent d’effectuer des vérifications supplémentaires ou de faciliter le diagnostic de la migration Secure Boot 2023.

Ces outils peuvent être utiles pour comprendre pourquoi un système n’a pas encore reçu les nouveaux certificats ou pour analyser l’état des différentes bases Secure Boot présentes dans l’UEFI.

Voir cette page : https://www.elevenforum.com/t/garlins-powershell-scripts-for-updating-secure-boot-ca-2023.43423/
Vous pouvez aussi créer une demande d’aide sur le forum : Comment demander de l’aide sur le forum

Consulter les problèmes connus de Secure Boot 2023

Certains ordinateurs rencontrent actuellement des difficultés lors du déploiement des certificats Secure Boot 2023. Des problèmes de firmware, des configurations UEFI particulières ou des mises à jour incomplètes peuvent empêcher l’installation correcte des nouveaux certificats.

👉 L’actualité:

Faut-il s’inquiéter si le certificat CA 2023 est absent ?

Pas nécessairement. Tant que Microsoft poursuit le déploiement des mises à jour et que votre système reste à jour, l’absence temporaire du certificat CA 2023 n’indique pas forcément un problème.

En revanche, si vous rencontrez des erreurs de mise à jour liées à Secure Boot ou si votre constructeur a publié des recommandations spécifiques, il est conseillé d’effectuer les vérifications décrites dans ce guide et d’appliquer les mises à jour recommandées.

FAQ

Mon PC est-il concerné par les certificats Secure Boot 2023 ?

Oui, si votre ordinateur utilise le démarrage sécurisé (Secure Boot) et exécute une version prise en charge de Windows 11 ou Windows 10. Microsoft remplace progressivement les anciens certificats Secure Boot 2011 qui expireront à partir de 2026. La majorité des PC modernes sont donc concernés par cette transition.

Comment savoir rapidement si le certificat CA 2023 est installé ?

La méthode la plus fiable consiste à utiliser PowerShell :
[System.Text.Encoding]::ASCII.GetString((Get-SecureBootUEFI db).Bytes) -match '2023'
Si la commande retourne True, le certificat Microsoft Windows UEFI CA 2023 est présent dans la base de données Secure Boot de votre firmware UEFI.

La valeur UEFICA2023Status est absente du registre Windows

Ce n’est pas forcément un problème. Selon votre version de Windows, votre matériel ou l’état du déploiement, cette valeur peut ne pas encore être créée.
Dans ce cas, vérifiez également :
– La présence du certificat CA 2023 avec PowerShell.
– Les journaux Secure Boot dans l’Observateur d’événements.
– Les éventuelles mises à jour Windows en attente.

Secure Boot est désactivé : suis-je concerné ?

Oui. Même si Secure Boot est actuellement désactivé, votre firmware UEFI peut toujours recevoir les nouveaux certificats. Toutefois, certaines vérifications et certaines mises à jour peuvent nécessiter l’activation préalable du démarrage sécurisé.

Le certificat CA 2023 est absent : dois-je intervenir manuellement ?

Pas nécessairement. Microsoft déploie les nouveaux certificats progressivement via Windows Update et certains constructeurs distribuent également des mises à jour du BIOS/UEFI.
Avant toute intervention, assurez-vous que :
– Windows est entièrement à jour.
– Le BIOS/UEFI est à jour.
– Secure Boot est correctement configuré.

Puis-je installer moi-même les certificats Secure Boot 2023 ?

Microsoft ne recommande généralement pas d’effectuer une installation manuelle des certificats sauf dans des cas particuliers ou dans un contexte professionnel maîtrisé. Pour la plupart des utilisateurs, il est préférable de laisser Windows Update et les mises à jour du firmware gérer automatiquement cette migration.

Pourquoi Microsoft remplace-t-il les certificats Secure Boot 2011 ?

Les certificats actuellement utilisés par Secure Boot reposent principalement sur des autorités de certification créées en 2011. Certaines d’entre elles arrivent à expiration à partir de 2026. Microsoft déploie donc de nouveaux certificats afin de garantir la continuité du démarrage sécurisé sur les futures versions de Windows.

La mise à jour Secure Boot 2023 peut-elle empêcher mon PC de démarrer ?

Dans la majorité des cas, la migration est transparente. Toutefois, certains constructeurs ont signalé des problèmes sur certaines configurations UEFI ou après certaines mises à jour du firmware. C’est pourquoi Microsoft procède à un déploiement progressif et met à disposition plusieurs outils de diagnostic pour vérifier l’état du système avant l’échéance de 2026.

Puis-je vérifier plusieurs PC rapidement ?

Oui. Les outils Mosby et CheckCA2023 permettent de contrôler rapidement l’état des certificats Secure Boot sans avoir à utiliser les commandes PowerShell manuellement. Ils sont particulièrement pratiques pour les administrateurs système ou pour vérifier plusieurs ordinateurs.

REF.: https://www.malekal.com/secure-boot-2023-comment-verifier-la-presence-des-certificats-ca-2023/?fbclid=IwY2xjawSWQ_dleHRuA2FlbQIxMQBzcnRjBmFwcF9pZBAyMjIwMzkxNzg4MjAwODkyAAEeHqi7VbvBJCyJGGj5iPoi1GJnP4UBfLtJZKDBlFZ6uNJIiLcKvsmGqRe5beU_aem_VEGO_kZXgMj8kulMmSO-Vg

Le tableau ci-dessous résume les principales solutions disponibles :

MéthodeFacilitéNiveau de détailRecommandation
CheckCA2023⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐☆Recommandée pour la majorité des utilisateurs
Commandes PowerShell⭐⭐⭐☆☆⭐⭐⭐⭐☆Vérification rapide sans logiciel tiers
Registre Windows (UEFICA2023Status)⭐⭐⭐⭐☆⭐⭐☆☆☆Vérification complémentaire
Check-UEFISecureBootVariables⭐⭐☆☆☆⭐⭐⭐⭐⭐Analyse avancée des variables UEFI
Observateur d’événements⭐⭐☆☆☆⭐⭐⭐⭐☆Diagnostic des erreurs de déploiement
Mosby (non présenté dans ce guide)⭐☆☆☆☆⭐⭐⭐⭐⭐Outil avancé non présenté dans ce guide


lundi 8 juin 2026

  Les Torrents/p2p ?

  Les Torrents/p2p ?

Oui quand qu’on veut dnl Un fichier à partir du répertoire torrent-site Pour aller vers les sites torrent9 ,  Torrent911 , etc et Bloqué par le réseau Wi-Fi de votre FAI, Alors opter pour une recherche dans votre navigateur de votre cellulaire, c’est plus facile, et surtout si vous utilisez un VPN car aujourd’hui les prix ont baissé, et ça vous revient à cinq dollars par mois. Alors faites la comparaison entre la navigation par cellulaire ou par ordinateur et en bonus, rajoutez-y un VPN ( qui filtre même vos appels téléphoniques )alors vous aurez la bonne adresse de ces sites ci-dessus, ( même si votre navigateur ou votre système d’exploitation de Windows est périmé, sans antivirus lol, ça fonctionne quand même )ainsi que des sites de Streaming, comme Kovran ( lol le nom d’un fleuve en Russie, ça veut tout dire)et Qui change régulièrement d’adresse URL et bloqué par votre router et votre fournisseur internet dans votre ordinateur ! 



Ref.: T30du113  

dimanche 31 mai 2026

Portmaster : le pare-feu applicatif open source qui reprend le contrôle de vos connexions










Portmaster : le pare-feu applicatif open source qui reprend le contrôle de vos connexions








Quand votre PC discute dans votre dos
Vous êtes-vous déjà demandé à qui parle réellement votre ordinateur quand vous le laissez allumé ? Spoiler : à beaucoup, beaucoup de monde. Entre l'éditeur du logiciel que vous venez d'installer, ses partenaires marketing, deux ou trois régies publicitaires, sans oublier ce service "télémétrie" qui envoie sagement vos statistiques d'utilisation à l'autre bout du monde… votre machine est devenue une véritable source d'informations pour les entreprises numériques tierces. Et la plupart du temps, vous n'en avez aucune idée.

C'est précisément là que Portmaster, développé par la société autrichienne Safing, entre en scène. Cet outil gratuit et open source se présente comme un pare-feu applicatif nouvelle génération, capable de vous redonner le contrôle complet sur tout ce qui sort (et entre) de votre ordinateur.


Portmaster est un pare-feu applicatif gratuit et open source qui surveille en temps réel toutes les connexions réseau initiées par vos applications. Il fonctionne sous Windows et Linux, bloque trackers, publicités et malwares à l'échelle du système, et chiffre vos requêtes DNS par défaut.


Portmaster, qu'est-ce que c'est exactement ?
Pour faire simple, Portmaster est un pare-feu applicatif. Là où un pare-feu classique se contente de jouer au videur en bloquant tel ou tel port, Portmaster va beaucoup plus loin : il identifie quelle application est responsable de chaque connexion réseau, et vous laisse décider, application par application, ce que vous autorisez ou non.

Sous le capot, l'outil s'intègre directement dans la pile réseau du système d'exploitation. Sous Linux, il utilise nfqueue couplé à de l'eBPF et à l'analyse du /proc pour faire le lien entre un paquet réseau et le processus qui l'a émis. Sous Windows, il s'appuie sur la Windows Filtering Platform (WFP) et sur l'IP Helper API via un pilote noyau dédié. Concrètement, aucun paquet ne peut passer entre les mailles du filet : tout est inspecté, tout est attribué à une application précise, et tout peut être bloqué.

Le projet est intégralement publié sur GitHub sous une licence libre. Vous pouvez auditer le code, le compiler vous-même, ou contribuer si l'envie vous en prend. Pour un outil de sécurité, c'est plus qu'un argument : c'est une condition indispensable.


Une visibilité inédite sur l'activité réseau
La première chose qui frappe quand on lance Portmaster, c'est l'interface. On y voit défiler en temps réel chaque connexion sortante et entrante, avec son application d'origine, le domaine ou l'IP de destination, le pays, et bien d'autres détails. C'est à la fois fascinant et un peu effrayant.



Tableau de bord de Portmaster - Crédit photo : © Safing.io


Un tableau de bord pensé pour les humains
L'interface graphique évite l'écueil habituel des outils de sécurité qui ressemblent à un cockpit de Boeing 747. Tout est lisible, organisé par application, avec un historique consultable et des statistiques claires. Vous pouvez ainsi découvrir, par exemple, que ce petit utilitaire système que vous utilisez depuis des années envoie en réalité des données à plusieurs serveurs publicitaires. À vous de décider ensuite si vous lui coupez l'accès, ou non.


Bloquer trackers, publicités et malwares à l'échelle du système
Bloquer les trackers et les publicités dans le navigateur, c'est devenu monnaie courante grâce à uBlock Origin et consorts. Mais qu'en est-il des trackers présents dans les applications de bureau, dans les jeux, dans les utilitaires divers et variés que vous installez ? La plupart passent totalement sous le radar des bloqueurs traditionnels.

Portmaster, lui, opère au niveau DNS et applique ses listes de filtrage à l'ensemble du système. Par défaut, il bloque les domaines connus pour héberger des malwares, des trackers ou de la publicité, en s'appuyant sur des listes reconnues comme celles utilisées par les principaux bloqueurs publicitaires. Vous pouvez bien sûr enrichir ou ajuster ces listes selon vos préférences, ajouter vos propres règles personnalisées, ou même bloquer du contenu plus spécifique comme les domaines NSFW ou les sites trompeurs.


Le DNS chiffré activé par défaut
Autre point trop souvent négligé : les requêtes DNS. Par défaut, votre ordinateur envoie en clair, à votre fournisseur d'accès, la liste de tous les sites que vous consultez. Pas terrible côté vie privée, et carrément problématique sur un réseau Wi-Fi public.

Portmaster intercepte automatiquement toutes les requêtes DNS du système et les redirige vers son propre résolveur, qui les transmet ensuite via DNS-over-TLS (DoT) ou DNS-over-HTTPS (DoH) au fournisseur de votre choix. Vous pouvez utiliser Cloudflare, Quad9, votre propre serveur ou n'importe quel autre résolveur compatible. Le tout fonctionne sans configuration préalable : l'outil détecte les requêtes "sauvages" et les rapatrie de force vers son tunnel chiffré. Pratique.


Des règles globales et par application
Là où Portmaster déploie toute sa puissance, c'est dans son moteur de règles. Vous pouvez définir des paramètres globaux qui s'appliquent à tout le système, puis les surcharger application par application si besoin.


Géoblocage et restrictions fines
Vous voulez interdire à votre logiciel de comptabilité d'envoyer la moindre donnée hors de l'Union européenne ? Trois clics. Vous souhaitez couper totalement Internet à une application particulière, sans pour autant la désinstaller ? C'est faisable. Bloquer le trafic peer-to-peer, interdire les connexions entrantes, restreindre l'accès au réseau local uniquement, autoriser ou refuser tel ou tel domaine : tout est possible. La logique de filtrage repose sur des entités lisibles (domaines, adresses IP, pays) plutôt que sur des règles abstraites de bas niveau, ce qui rend la configuration accessible même sans bagage réseau approfondi.


Le Safing Privacy Network, entre VPN et Tor
Safing ne s'arrête pas au pare-feu. L'éditeur propose également, en option, le Safing Privacy Network (SPN), un réseau d'anonymisation conçu comme un compromis entre un VPN classique et le réseau Tor. Le principe : chaque connexion est chiffrée en couches successives (le fameux "onion routing") et acheminée via plusieurs relais répartis dans le monde, mais avec une particularité intéressante. Contrairement à Tor qui fait passer tout votre trafic par un même circuit, le SPN répartit vos différentes connexions sur des chemins distincts, ce qui rend la corrélation entre vos activités beaucoup plus difficile.

Le SPN est intégré directement dans Portmaster et ne se limite pas au navigateur : il protège l'ensemble des connexions de votre machine. Cette fonctionnalité fait partie de l'offre payante (Portmaster Pro, autour de 80 € par an depuis février 2026), tandis que toutes les fonctions de pare-feu restent gratuites.


Installation et plateformes supportées
Portmaster fonctionne sous Windows (installeur .exe) et sous Linux (paquets .deb pour Debian/Ubuntu et .rpm pour Fedora). Les utilisateurs de macOS sont, hélas, laissés de côté pour l'instant. L'installation est classique, et un redémarrage est recommandé après la première mise en place pour que les pilotes noyau s'initialisent proprement. Une fois lancé, l'outil se met à jour automatiquement et la version 2, sortie en juillet 2025, a posé des fondations techniques nettement plus solides pour les années à venir.


Pourquoi vous devriez sérieusement l'envisager
Au-delà des fonctionnalités, ce qui rend Portmaster intéressant, c'est sa philosophie. À l'heure où la moindre application vous demande de cocher dix cases pour accepter sa "politique de confidentialité", reprendre la main sur ce qui sort réellement de votre machine relève du bon sens. L'outil est gratuit, open source, audité par la communauté, développé par une équipe européenne aux convictions affirmées en matière de vie privée. Et depuis fin 2024, Safing s'est rapproché du fournisseur VPN IVPN, ce qui consolide encore son écosystème.

Pour un administrateur système, c'est un excellent outil de diagnostic. Pour un utilisateur soucieux de sa vie privée, c'est une pièce maîtresse. Pour les curieux qui se demandent ce que leur PC raconte derrière leur dos, c'est une découverte qui peut s'avérer édifiante. Bref, si vous tournez sous Windows ou Linux et que vous n'avez pas encore essayé, jetez-y un œil : c'est gratuit, c'est ouvert, et ça pourrait bien changer votre rapport à votre propre machine.


Télécharger PortMaster
Code source de PortMaster

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REF.: securiteinfo.com

jeudi 28 mai 2026

Apple, Google et Microsoft préparent l’après-mot de passe

 

Apple, Google et Microsoft préparent l’après-mot de passe

Pendant longtemps, le mot de passe a été le verrou de base de notre vie numérique. Il protégeait les courriels, les comptes bancaires, les réseaux sociaux, les services infonuagiques et les boutiques en ligne. Mais ce verrou montre de plus en plus ses limites. Les fuites massives de données, les attaques par hameçonnage et les nouveaux outils propulsés par l’intelligence artificielle ont rendu les mots de passe simples beaucoup trop vulnérables.

La première règle demeure pourtant élémentaire : utiliser des mots de passe longs, uniques et différents pour chaque service. Le problème, c’est que cette discipline devient presque impossible à gérer manuellement. Personne ne peut raisonnablement mémoriser des dizaines, voire des centaines d’identifiants complexes. C’est là que les gestionnaires de mots de passe prennent tout leur sens.

Ces applications agissent comme un coffre-fort numérique. Elles stockent les identifiants, génèrent des mots de passe robustes et remplissent automatiquement les champs de connexion. Apple propose désormais son application Mots de passe, intégrée à ses appareils, tandis que Google offre Google Password Manager sur Android et dans Chrome. Dans les deux cas, l’accès au coffre-fort passe par un code, une empreinte ou la reconnaissance faciale.

Ces outils ne se contentent plus de stocker des mots de passe. Ils peuvent aussi prévenir l’utilisateur lorsqu’un identifiant est faible, réutilisé ou compromis dans une fuite de données. Apple synchronise ces informations avec le trousseau iCloud, y compris sur Windows grâce à iCloud pour Windows et à une extension Chrome. Google propose une logique comparable pour les comptes Google et les utilisateurs de Chrome.

Il faut toutefois garder en tête qu’un gestionnaire de mots de passe ne règle pas tout. Un téléphone volé alors qu’il est déverrouillé peut devenir une porte d’entrée vers plusieurs comptes. Apple mise donc sur la Protection en cas de vol de l’appareil, tandis que Google propose Identity Check et d’autres outils antivol sur Android. Le mot de passe principal du téléphone demeure ainsi une pièce critique de la sécurité personnelle.

Pour ceux qui veulent aller plus loin, des services spécialisés comme 1Password ou Bitwarden offrent davantage de souplesse entre les plateformes, avec stockage de documents, partage sécurisé et fonctions avancées. Ces solutions sont payantes, mais elles peuvent convenir à ceux qui utilisent plusieurs écosystèmes à la fois ou qui veulent séparer leurs identifiants de ceux fournis par Apple ou Google.

La deuxième couche de protection reste l’authentification à deux facteurs. Elle ajoute un code temporaire au moment de la connexion. Ce code est souvent envoyé par texto, mais plusieurs experts recommandent plutôt une application d’authentification dédiée, comme Google Authenticator, Microsoft Authenticator ou Authy. Le texto est pratique, mais il demeure plus exposé à certains détournements de numéro ou attaques ciblées.

La vraie transformation pourrait toutefois venir des passkeys, ou clés d’accès. Cette technologie vise à remplacer le mot de passe traditionnel par une authentification liée à l’appareil, au code de déverrouillage ou à la biométrie. En clair, on se connecte comme on déverrouille son téléphone, sans avoir à taper une suite de caractères susceptible d’être volée.

Apple a introduit les clés d’accès sur ses appareils en 2022, Google les a déployées pour ses comptes en 2023, et Microsoft comme Samsung les prennent aussi en charge. Des services comme Amazon, eBay et PayPal les utilisent déjà. La transition sera graduelle, car tous les sites ne les acceptent pas encore, mais le mouvement est lancé.

Les passkeys reposent sur une cryptographie plus robuste que les mots de passe classiques. Le site ne reçoit pas un secret réutilisable, mais vérifie une preuve liée à l’appareil de l’utilisateur. Résultat : un pirate ne peut pas simplement voler une base de mots de passe et la réutiliser ailleurs. C’est une amélioration importante dans un contexte où les fuites de données sont devenues presque routinières.

Cette évolution ne signifie pas que l’utilisateur peut tout déléguer à la technologie. Il faut encore activer les bonnes options, garder ses appareils à jour, retirer les anciennes méthodes de récupération devenues risquées et vérifier régulièrement les paramètres de sécurité des comptes importants. Google conseille d’ailleurs de conserver l’authentification à deux facteurs, même avec les clés d’accès, pour éviter les abus liés aux procédures de récupération.

Le mot de passe n’a pas encore disparu, mais il n’est plus seul au front. Gestionnaires sécurisés, authentification à deux facteurs, protections antivol et clés d’accès forment désormais une défense en plusieurs couches. Pour l’utilisateur moyen, le message est simple : il n’est plus nécessaire d’être expert en cybersécurité pour améliorer nettement sa protection. Encore faut-il prendre quelques minutes pour activer les outils déjà disponibles dans son téléphone intelligent ou son navigateur.

Dans un monde où presque tout passe par un compte en ligne, la sécurité numérique commence souvent par un geste banal : remplacer le mot de passe réutilisé depuis dix ans. Le plus difficile n’est peut-être pas la technologie. C’est de convaincre chacun que « 123456 » n’a jamais été une stratégie.

Source : New York Times