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jeudi 10 septembre 2026

VLC rame sur Windows ? C'est la faute à Microsoft, et voici ce qu'il faut faire
 

Par Guillaume Belfiore
    
dim. 16 août     
 


VLC met trop de temps à lancer des MP3 sous Windows 10 et 11 : VideoLAN pointe un correctif de Microsoft Defender, mais la piste fait débat. Où se cache le vrai blocage ? 

VideoLAN accuse un correctif de Microsoft Defender de ralentir fortement l'ouverture de fichiers MP3 dans VLC sous Windows 11 et Windows 10. Le ticket de développement du lecteur, ouvert depuis plusieurs mois, décrit toutefois un problème plus difficile à cerner qu'un simple bug antivirus.
vlc banner logo

Jonathan Blow, le créateur du jeu Braid, a expliqué avoir abandonné VLC pour le lecteur multimédia de Microsoft, jugeant inacceptable d'attendre 33 secondes pour lire un fichier MP3. VideoLAN a répliqué en pointant une mise à jour de Windows Defender, une explication qui ne convainc pas tout le monde.
Un cache de plugins piégé par Windows Defender

Sur X, VideoLAN explique que le problème vient d'un "bug" de Microsoft Defender introduit avec une mise à jour de Windows 11. Ce correctif placerait en quarantaine le cache de plugins de VLC, ce qui obligerait le logiciel à le reconstruire à chaque lancement. Réinstaller VLC ou régénérer ce cache suffirait, selon l'éditeur, à retrouver un démarrage normal.

Mais pourquoi y a-t-il un cache ? Parce que VLC ne fonctionne pas comme un logiciel classique. Codecs, démultiplexeurs, modules d'entrée et de sortie sont chargés à la demande sous forme de plugins, et non intégrés directement au programme. Toutes ces briques sont répertoriées dans un fichier nommé plugins.dat, que VLC consulte pour éviter de scanner l'intégralité de son dossier de plugins à chaque ouverture. Un outil dédié, vlc-cache-gen.exe, permet de le régénérer manuellement depuis le dossier d'installation de VLC.
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vlc bug
Sur le tracker de VLC, l'explication ne convainc pas tout le monde

Le ticket #29685 a été ouvert il y a quatre mois par un utilisateur constatant un démarrage de 10 secondes ou plus après une période d'inactivité. À l'inverse, les ouvertures étaient instantanées si le logiciel restait utilisé régulièrement. Jean-Baptiste Kempf, qui dirige le projet VideoLAN, a demandé des précisions sur le système utilisé et la méthode d'installation. Steve Lhomme, développeur du projet, a de son côté suggéré de revenir à la version 3.0.21 pour voir si le problème disparaissait, puis proposé de ne remplacer que le fichier libqt_plugin.dll entre les deux versions. Ce test n'a rien changé pour l'utilisateur à l'origine du signalement.

Sur Reddit, les résultats sont mitigés. Certains utilisateurs ont vu les lenteurs disparaître en régénérant le cache, d'autres seulement en excluant tout le dossier de VLC, et pas seulement l'exécutable, de Windows Defender. Le ticket qui avait été marqué comme résolu a donc été rouvert face à des cas contradictoires.

En pratique, si VLC met soudainement plusieurs secondes à s'ouvrir sous Windows, deux pistes sont à tester dans l'ordre :

    Régénérer le cache via vlc-cache-gen.exe.
    Réinstaller le logiciel avec l'installeur officiel.

Si aucune des deux ne fonctionne, vous pouvez tenter d'exclure tout le dossier de VLC dans Windows Defender, et pas uniquement l'exécutable. Pour ceux qui cherchent une alternative en attendant un correctif définitif, mpv fait figure d'option plus légère, même si son interface demande un temps d'adaptation plus long que celle de VLC.
 

REF.: https://www.clubic.com/actualite-625363-vlc-vs-microsoft.html#google_vignette

Clubic

 Dépourvues de chiffrement, les bornes de recharge sont le nouveau terrain de jeu des hackers
 

Par

Guillaume Belfiore

 

 Publié le 19 août 2026 à 09h37
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La société de cybersécurité Flare a passé au crible 1 000 bornes de recharge accessibles depuis Internet dans 56 pays. 72% d'entre elles acceptent des connexions sans le moindre chiffrement. Des données d'authentification transitent en clair, et parfois même des informations de paiement.
©Shutterstock
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Cette collecte, menée entre le 14 juin et le 14 juillet 2026, mesure l'exposition du protocole OCPP, lequel est utilisé pour gérer l'authentification des sessions et, souvent, les paiements. Flare précise que l'étude ne démontre pas la capacité de coordonner des recharges à distance pour déstabiliser le réseau électrique, mais seulement qu'une condition préalable à ce scénario reste largement présente.
OCPP 1.6, un vieux protocole qui circule encore en clair

Entre le 14 juin et le 14 juillet 2026, Flare a mené une collecte passive sur les bornes accessibles publiquement. L'entreprise précise n'avoir jamais tenter de s'y connecter. Ses chercheurs ont identifié 1 000 points de terminaison OCPP dans 56 pays. Chaque point de terminaison est une interface de gestion accessible en ligne, et une seule de ces interfaces peut piloter plusieurs chargeurs à la fois. Le nombre réel de bornes concernées est donc bien plus élevé, mais pas précisé.

Sur ces 1 000 points, 720, soit 72%, répondent sans chiffrement de la couche transport (TLS). Ils laissent donc transiter en clair les jetons d'authentification, les commandes de session et, souvent, les accès aux systèmes de paiement.
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Ces problèmes ont été observés sur un nombre restreint de plateformes. Le logiciel open source SteVe représente à lui seul 216 de ces 1 000 points, dont 167 sans chiffrement. Deux autres plateformes ajoutent 124 points, sans qu'aucun ne soit chiffré. À elles trois, ces solutions couvrent un tiers de l'échantillon. L'Allemagne arrive en tête avec 234 points, suivie des États-Unis (148), de la France (63) et de la Chine (46). Sorti en 2015, OCPP 1.6 ne prévoit aucun chiffrement natif et reste la version la plus répandue. Les versions 2.0.1 (2020) et 2.1 (2025) ajoutent une sécurité par certificat, mais restaient rares dans l'échantillon, faute de renouvellement du matériel.

Pour sécuriser les bornes, des chercheurs de l'université de Malaga proposent un système de surveillance par IA pour repérer les anomalies sur les plateformes toujours pilotées en OCPP 1.6J.
Voitures électriques : la France compte désormais plus de 200 000 bornes de recharge publiques.

 Un écran détourné, un superchargeur piraté

Et des incidents, il y en a eu un certain nombre. En 2022, des bornes gérées par une municipalité britannique affichaient des sites pornographiques en page d'accueil. En 2023, un chercheur a retrouvé une session TeamViewer ouverte sur l'écran d'une borne Electrify America et navigué librement dans Windows. La même année, une base Shell Recharge non protégée exposait près d'un téraoctet de journaux. On y retrouvait les coordonnées clients et la localisation de bornes privées. Fin 2024, environ 116 000 enregistrements liés au logiciel d'un fournisseur indien de gestion de l'énergie, utilisé dans huit pays, ont fuité sur le dark web. Parmi ces données figuraient les noms, adresses, numéros d'identification (VIN) et clés d'authentification brutes.

Le matériel lui-même n'est pas forcément sécurisé. Lors du Pwn2Own Automotive 2024, l'équipe Synacktiv a pris la main sur trois chargeurs et un modem Tesla. Pour neutraliser un MaxiCharger, les chercheurs ont d'abord exploité son système d'appairage Bluetooth, protégé par un code à six chiffres inscrit en dur dans le logiciel, donc identique sur tous les appareils du même modèle. Ils ont ensuite enchaîné plusieurs erreurs de dépassement de mémoire pour faire exécuter leurs propres commandes à la borne. En mars 2026, un avis de la CISA (ICSA-26-062-08) a détaillé chez Everon une faille notée 9.4 sur l'échelle CVSS. Ses bornes acceptaient un identifiant de station connu sans vérification d'authentification. Et ce n'était pas isolé, la même vague avait touché d'autres systèmes OCPP. SaiFlow a montré qu'un attaquant peut détourner la connexion WebSocket d'une borne en session, puis intercepter les paiements, lancer un déni de service ou extraire les identifiants serveur.

En 2026, Pwn2Own a inclus pour la première fois les superchargeurs de niveau 3 parmi ses cibles. En trois jours, les chercheurs ont révélé 76 vulnérabilités, dont la première exploitation publique d'une faille sur un superchargeur. L'outil de recherche ChargePrint, présenté en 2023 au symposium NDSS et conçu pour repérer automatiquement les bornes de recharge exposées sur Internet, avait déjà recensé au moins une vulnérabilité sur environ 92% de 27 439 bornes analysées dans le monde.
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Pour les automobilistes, cela ne signifie pas qu'une charge en cours puisse être détournée à distance. Mais, 72% des interfaces de gestion observées par Flare acceptent aujourd'hui des connexions non protégées. Et leur sécurisation dépend d'acteurs (fabricants, opérateurs, éditeurs) qui n'ont, pour l'instant, aucune obligation de s'en charger.
 

 

REF.: Guillaume Belfiore
https://www.clubic.com/actualite-625741-sans-chiffrement-les-bornes-de-recharge-presenteraient-un-risque-pour-votre-voiture-electrique.html
Rédacteur en chef adjoint

 Votre voiture se transforme en botnet : voici le premier trojan conçu pour Android Auto
 

Par

Mélina Loupia

 

 Publié le 22 août 2026 à 12h36
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Des chercheurs de Kaspersky ont détecté un logiciel malveillant capable d’infecter les autoradios connectés du fabricant chinois DoFun, puis de les intégrer à un réseau de machines détournées au profit de pirates informatiques. Le programme exploite le mécanisme de mise à jour intégré de ces appareils, utilisés par des millions d’automobilistes, sans le consentement des propriétaires.
Votre voiture se transforme en botnet : voici le premier trojan conçu pour Android Auto - ©Roman Vyshnikov / Shutterstock
Votre voiture se transforme en botnet : voici le premier trojan conçu pour Android Auto - ©Roman Vyshnikov / Shutterstock

Avec sa propre mémoire et sa capacité à installer des applications, une tête de lecture automobile embarque un système Android complet. Android Auto n’en est qu’une fonction, la projection de l’écran d’un smartphone sur celui de la voiture. Chez DoFun, fabricant chinois de ce type d’appareils, une application préinstallée, TWCore, distribue les mises à jour de ce système depuis un serveur basé en Chine. Dans cette application, un paramètre, installNotExists, échappe aux vérifications d’installation et laisse passer des fichiers sans l’accord du conducteur.

Les chercheurs de Kaspersky ont repéré cette faille en juin, pendant une surveillance courante des logiciels malveillants Android, sans avoir jusque-là recensé de chaîne d’infection propre à ce type d’appareil embarqué.
Une chaîne d’infection composée de trois programmes

D’après DoFun, 30 millions de propriétaires dans le monde possèdent des véhicules équipés de ses têtes de lecture.

Une fois installé par TWCore, le module JarService déchiffre une charge utile protégée par une clé glissante et contacte un serveur de commande et de contrôle.
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Celui-ci répond avec un second programme, chargé de collecter l’identifiant de l’appareil, sa version logicielle et son forfait de mise à jour. Avec une clé décalée sur quatre octets, ce programme chiffre par ailleurs sa communication. Pour les outils de sécurité, cette précaution complique l’analyse du trafic.

En retour, le serveur transmet l’adresse d’un troisième composant, le module zhima. Ce module interroge le serveur toutes les 90 minutes et exécute les instructions transmises.

Neuf commandes sont recensées au total, de la requête HTTP simple au téléchargement de code arbitraire via la commande loadlib2, la plus employée, comme l’indique le rapport technique de Kaspersky.
Clubic
L'an dernier, en juin, le FBI a averti que le botnet Badbox 2.0 avait infecté plus d'un million d'appareils Android non certifiés dans 222 pays et territoires, systèmes multimédias automobiles compris - ©quietbits / Shutterstock
Les autoradios infectés alimentent un marché de proxies résidentiels

Le module zhima intègre chaque autoradio infecté aux services PXYEDGE et ProxyForU, deux plateformes de revente d’accès à des proxies résidentiels. Par ces canaux, le trafic de clients extérieurs transite via la connexion des appareils compromis, notamment pour la fraude publicitaire et d’autres activités malveillantes. Dans ce troisième étage également, le module clicker sert des publicités et simule des clics automatiques, au profit des pirates responsables de la campagne.

Le conducteur constate juste que l’appareil ralentit et la connexion Internet embarquée perd sensiblement en vitesse. Le botnet détourne vers son propre trafic une partie des ressources de traitement du système.
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L'’an dernier, en juin, le FBI a averti que le botnet Badbox 2.0 avait infecté plus d’un million d’appareils Android non certifiés dans 222 pays et territoires, systèmes multimédias automobiles compris, aux côtés des téléviseurs connectés et des tablettes bon marché.

Kaspersky attribue au groupe MoYu la campagne dirigée contre DoFun, avec une confiance élevée. L’éditeur fonde cette attribution sur un chevauchement d’infrastructure entre Badbox et un logiciel malveillant repéré sur des boîtiers TV, une piste confirmée de façon indépendante par l’équipe Nokia Deepfield Emergency Response.

Au-delà de ce cas, les géants du Web surveillent aussi le marché des proxies résidentiels. Google a annoncé, le 3 juillet, avoir démantelé un réseau lié à NetNut, également connu sous le nom Popa, avec environ 2 millions d'appareils domestiques enrôlés à l’insu de leurs propriétaires. Cette opération était la troisième menée par l’entreprise contre ce type de réseau en un an, après Badbox 2.0 et IPIDEA.

L'’éditeur de sécurité a averti DoFun de ces failles avant de publier ses conclusions techniques hier. Le fabricant les a depuis corrigées.
 

 

REF.: Clubic

 Une ingénieure teste une technologie visant à résoudre le problème des algues dans les lacs
«Cela peut causer des problèmes de peau, mais aussi des troubles digestifs, de la diarrhée, des vomissements et d’autres symptômes de ce genre.»
 

Par
Anastasia Dextrene

 

 Publié le 22 août 2026 à 16h57
Blue-green algae Les algues bleu-vert présentes dans les lacs du Québec continuent de susciter des inquiétudes, et un ingénieur travaille à trouver une solution. (Samuel Pouliot/CTV News)

Les algues bleu-vert, ou cyanobactéries, sont présentes à l’état naturel dans les lacs, les rivières et les étangs, mais elles peuvent rendre l’eau dangereuse.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

Au lac Saint-Augustin, Céline Vaneeckhaute, professeure de génie chimique à l’Université Laval, teste une technologie qui pourrait résoudre le problème dans les lacs québécois, en éliminant le phosphore qui alimente la prolifération d’algues.

Les algues bleu-vert sont «assez dangereuses, surtout, bien sûr, pour les personnes vulnérables, les jeunes enfants, les personnes âgées, mais aussi pour les animaux», explique-t-elle.
University of Laval chemical engineering professor Celine Vaneeckhaute Céline Vaneeckhaute, professeure de génie chimique à l’Université Laval, teste actuellement une technologie visant à éliminer les algues bleu-vert des lacs du Québec. (Samuel Pouliot/CTV News)

Mme Vaneeckhaute ajoute que les fosses septiques mal entretenues et le ruissellement des eaux sont souvent à l’origine de l’accumulation de phosphore dans les plans d’eau. Cet élément favorise alors la multiplication des algues bleu-vert.

    «Cela peut causer des problèmes de peau, mais aussi des troubles digestifs, de la diarrhée, des vomissements et d’autres symptômes de ce genre.»
    —  Céline Vaneeckhaute, professeure de génie chimique à l’Université Laval

«Bien sûr, cela constitue également une menace pour notre production d’eau potable», confie-t-elle à CTV.

Selon Conservation de la nature Canada, 88 % de l’eau potable du pays provient des lacs et des rivières; les algues bleu-vert constituent donc une préoccupation majeure.

«En gros, ce que nous faisons, c’est pomper l’eau du lac par ce tuyau. L’eau entre ensuite dans cette colonne, où se trouve la résine qui absorbe les phosphates: ceux-ci s’y fixent, puis l’eau propre ressort», explique Mme Vaneeckhaute.
Technology to reduce blue-green algae Une série de tubes pourrait contribuer à éliminer les algues bleu-vert des lacs du Québec. (Samuel Pulliot/CTV News)

L’appareil est relié à deux ordinateurs qui surveillent les niveaux de phosphore pendant le pompage.

La professeure indique que la prochaine étape consiste à trouver le financement nécessaire pour étendre le projet à plus grande échelle, mais les villes manifestent déjà leur intérêt.

De son côté, Gabrielle Roy-Grégoire, de l’organisme Eau Secours, affirme que cela ne la surprend pas.

«C’est un fardeau vraiment lourd pour les municipalités : traiter l’eau potable ou traiter l’eau douce pour en faire de l’eau potable, mais aussi traiter les eaux usées avant qu’elles ne soient rejetées dans l’environnement», indique Mme Roy-Grégoire à CTV.

 

REF.:  https://www.noovo.info/nouvelles/science-et-nature/article/un-ingenieure-teste-une-technologie-visant-a-resoudre-le-probleme-des-algues-dans-les-lacs/