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MONTRÉAL - Le Québec connaîtra une pénurie de main-d'oeuvre qui affectera son économie dans les années à venir, car il y aura jusqu'à 26 fois plus d'offres d'emploi que de diplômés, selon Jobboom.
Les étudiants québécois peuvent dormir tranquilles, car les offres d’emplois seront supérieures au nombre de diplômés dans plusieurs secteurs d’activité au cours des prochaines années, selon la 14e édition du « Bilan des perspectives du marché du travail » rendu public mercredi matin par Jobboom.
Selon l’étude, quelque 80 programmes professionnel, collégial et universitaire offrent une formation dans des secteurs en situation de plein emploi au Québec.
Ces programmes sont liés aux technologies de l’information et des communications qui se classent en tête de liste. On estime que les entreprises de ce domaine devront pourvoir 7500 postes par an d’ici 2014.
« Plusieurs secteurs profitent de la vigueur de notre économie, des programmes d’infrastructures et des départs massifs à la retraite », a noté Patricia Richard, directrice des contenus chez Jobboom.
Les assureurs et les entreprises de services financiers connaitront une croissance importante en créant 10 000 emplois d’ici 7 ou 8 ans.
Le domaine de la transformation alimentaire et le secteur minier pourraient générer chacun 6000 postes d’ici 5 ans en raison de la croissance attendue de leurs affaires. Les attentes sont aussi élevées dans les secteurs de la santé et de la construction.
Le réseau de la santé devra à lui seul embaucher de 13 000 à 22 000 employés d’ici 2015. On évalue que le domaine de la construction devra recruter 14 000 nouveaux travailleurs par an d’ici 2013 pour combler les besoins ponctuels générés par les programmes d’infrastructures notamment.
Jobboom a même constaté qu’une trentaine de programmes de formation n’arrivent pas à former suffisamment de diplômés pour répondre à la demande des employeurs. C’est le cas du secteur de l’Environnement. Lors de l’année scolaire 2009-10, l’Université de Sherbrooke a par exemple affiché 600 postes pour les 23 finissants de son baccalauréat en écologie.
Les quelque 140 diplômés en sciences biologiques de l’Université Laval et de l’Université de Sherbrooke ont également pu choisir parmi près de 600 emplois au terme de leur parcours universitaire l’an dernier.
L’environnement est l’un des secteurs d’emplois les plus dynamiques. Le nombre d’emplois a progressé de 27,5 % dans ce domaine entre 2007 et 2010, malgré la récession qui a frappé l’économie canadienne.
