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jeudi 10 septembre 2026

 Une ingénieure teste une technologie visant à résoudre le problème des algues dans les lacs
«Cela peut causer des problèmes de peau, mais aussi des troubles digestifs, de la diarrhée, des vomissements et d’autres symptômes de ce genre.»
 

Par
Anastasia Dextrene

 

 Publié le 22 août 2026 à 16h57
Blue-green algae Les algues bleu-vert présentes dans les lacs du Québec continuent de susciter des inquiétudes, et un ingénieur travaille à trouver une solution. (Samuel Pouliot/CTV News)

Les algues bleu-vert, ou cyanobactéries, sont présentes à l’état naturel dans les lacs, les rivières et les étangs, mais elles peuvent rendre l’eau dangereuse.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

Au lac Saint-Augustin, Céline Vaneeckhaute, professeure de génie chimique à l’Université Laval, teste une technologie qui pourrait résoudre le problème dans les lacs québécois, en éliminant le phosphore qui alimente la prolifération d’algues.

Les algues bleu-vert sont «assez dangereuses, surtout, bien sûr, pour les personnes vulnérables, les jeunes enfants, les personnes âgées, mais aussi pour les animaux», explique-t-elle.
University of Laval chemical engineering professor Celine Vaneeckhaute Céline Vaneeckhaute, professeure de génie chimique à l’Université Laval, teste actuellement une technologie visant à éliminer les algues bleu-vert des lacs du Québec. (Samuel Pouliot/CTV News)

Mme Vaneeckhaute ajoute que les fosses septiques mal entretenues et le ruissellement des eaux sont souvent à l’origine de l’accumulation de phosphore dans les plans d’eau. Cet élément favorise alors la multiplication des algues bleu-vert.

    «Cela peut causer des problèmes de peau, mais aussi des troubles digestifs, de la diarrhée, des vomissements et d’autres symptômes de ce genre.»
    —  Céline Vaneeckhaute, professeure de génie chimique à l’Université Laval

«Bien sûr, cela constitue également une menace pour notre production d’eau potable», confie-t-elle à CTV.

Selon Conservation de la nature Canada, 88 % de l’eau potable du pays provient des lacs et des rivières; les algues bleu-vert constituent donc une préoccupation majeure.

«En gros, ce que nous faisons, c’est pomper l’eau du lac par ce tuyau. L’eau entre ensuite dans cette colonne, où se trouve la résine qui absorbe les phosphates: ceux-ci s’y fixent, puis l’eau propre ressort», explique Mme Vaneeckhaute.
Technology to reduce blue-green algae Une série de tubes pourrait contribuer à éliminer les algues bleu-vert des lacs du Québec. (Samuel Pulliot/CTV News)

L’appareil est relié à deux ordinateurs qui surveillent les niveaux de phosphore pendant le pompage.

La professeure indique que la prochaine étape consiste à trouver le financement nécessaire pour étendre le projet à plus grande échelle, mais les villes manifestent déjà leur intérêt.

De son côté, Gabrielle Roy-Grégoire, de l’organisme Eau Secours, affirme que cela ne la surprend pas.

«C’est un fardeau vraiment lourd pour les municipalités : traiter l’eau potable ou traiter l’eau douce pour en faire de l’eau potable, mais aussi traiter les eaux usées avant qu’elles ne soient rejetées dans l’environnement», indique Mme Roy-Grégoire à CTV.

 

REF.:  https://www.noovo.info/nouvelles/science-et-nature/article/un-ingenieure-teste-une-technologie-visant-a-resoudre-le-probleme-des-algues-dans-les-lacs/

 

 

mercredi 5 août 2026

 

Microsoft met en garde les voyageurs contre les réseaux Wi-Fi des hôtels

  

Microsoft invite désormais les voyageurs à considérer les réseaux Wi-Fi des hôtels, des aéroports, des centres de congrès et des autres lieux publics comme potentiellement compromis. L’entreprise a détecté une campagne d’espionnage informatique qui détourne les portails de connexion de ces réseaux afin de voler des identifiants et d’installer des logiciels malveillants.


Baptisée CaptiveCrunch, cette opération est attribuée par Microsoft à Storm-2945, un sous-groupe de Midnight Blizzard lié aux services de renseignement russes. Selon l’entreprise, la campagne est active depuis le début du mois de mai 2026 et vise principalement les employés qui voyagent pour leur travail.

Les pirates commencent par compromettre l’équipement qui gère le réseau Wi-Fi d’un hôtel ou d’un lieu accueillant des visiteurs. Ils peuvent ensuite modifier le trafic Internet afin de rediriger certaines personnes vers de fausses pages de connexion Microsoft, de prétendus contrôles de sécurité ou des mises à jour frauduleuses.

La technique est particulièrement difficile à détecter, puisque la fausse page apparaît au moment où l’utilisateur se connecte au véritable réseau de l’établissement. Contrairement à une attaque classique par hameçonnage, la victime n’a pas nécessairement cliqué sur un lien reçu par courriel ou par messagerie.

Des chercheurs de ReliaQuest ont observé des infrastructures compromises aux États-Unis, en Inde et en Arabie saoudite. Les personnes visées travaillaient notamment dans les secteurs des services financiers, de la santé, de l’énergie, du droit et du commerce de détail. Les mêmes risques peuvent toucher les réseaux de centres de congrès, d’espaces de travail partagé, d’universités et d’aéroports.


Dans certains scénarios, les pirates utilisent le système légitime d’authentification par code de Microsoft. La victime reçoit un code fourni par l’attaquant et est invitée à le saisir sur une véritable page Microsoft. Si elle accepte la demande, le service génère des jetons d’accès valides qui peuvent permettre au pirate d’entrer dans son compte Microsoft 365, parfois sans connaître son mot de passe et sans contourner directement l’authentification multifacteur.

La campagne peut aussi servir à installer des logiciels malveillants. Microsoft a notamment identifié CornFlake, un outil d’accès à distance destiné aux ordinateurs Windows. Il peut enregistrer les frappes au clavier, voler des identifiants et des jetons de session, récupérer des fichiers, prendre des captures d’écran et utiliser le microphone ou la caméra de l’appareil à des fins de surveillance. Des pages malveillantes peuvent également présenter le logiciel comme une mise à jour officielle de Windows.

Microsoft dit avoir aussi relevé des indices montrant que des appareils Android pourraient être ciblés. Certaines fausses pages demandent aux utilisateurs de télécharger et d’installer manuellement un fichier APK, une méthode permettant d’ajouter une application en dehors de la boutique Google Play.


L’intelligence artificielle aurait joué un rôle dans les activités du groupe. Microsoft affirme que Storm-2945 a utilisé des outils d’IA pour soutenir ses opérations et remercie Anthropic et OpenAI pour leur collaboration dans le cadre de l’enquête. L’entreprise ne précise toutefois pas publiquement tous les usages qui ont été faits de ces technologies.

Pour réduire les risques, Microsoft recommande de privilégier le partage de connexion cellulaire ou un autre accès privé plutôt qu’un réseau Wi-Fi public. L’entreprise conseille surtout de ne jamais installer une mise à jour ou exécuter une commande proposée par le portail de connexion d’un hôtel, d’un aéroport ou d’un centre de congrès.

Les organisations peuvent également imposer l’utilisation permanente d’un réseau privé virtuel sur les appareils professionnels, renforcer leurs politiques d’accès conditionnel et adopter des méthodes d’authentification résistantes à l’hameçonnage, comme les clés de sécurité ou les clés d’accès. ReliaQuest estime qu’un VPN configuré pour acheminer l’ensemble du trafic, y compris les requêtes DNS, peut empêcher la principale méthode de redirection utilisée dans cette campagne.


Le message de Microsoft est clair : le fait qu’un réseau Wi-Fi porte le nom d’un hôtel ou qu’une page de connexion semble légitime ne garantit plus que l’infrastructure est sécuritaire. Pour les voyageurs, la connexion cellulaire devient donc l’option la plus prudente lorsqu’ils doivent accéder à des comptes professionnels ou à des informations sensibles.

Source : Microsoft

jeudi 23 juillet 2026

 Neverclick remplace la souris par le clavier avec la vision par ordinateur  


Une nouvelle application pour Windows propose de contrôler entièrement le pointeur de la souris sans quitter le clavier. Baptisé Neverclick, cet utilitaire gratuit analyse les éléments visibles à l’écran et leur attribue des raccourcis, permettant de cliquer sur un bouton, un menu, un mot ou une zone précise en tapant quelques lettres.


Neverclick a été conçu par le développeur Lazo Velko, qui cherchait une solution lorsqu’une blessure liée aux mouvements répétitifs lui rendait l’utilisation d’une souris difficile. Selon lui, l’application a contribué à son rétablissement et demeure aujourd’hui au cœur de sa manière d’utiliser un ordinateur.


Son fonctionnement repose sur un système local de vision par ordinateur. Lorsqu’un utilisateur appuie sur une combinaison de touches, comme Ctrl + Entrée pour effectuer un clic gauche, Neverclick recouvre l’écran de petites étiquettes composées de deux lettres. Il suffit ensuite de saisir les lettres correspondant à l’élément désiré pour y déplacer le curseur et déclencher le clic.


Le système peut reconnaître des boutons, des menus, des icônes et même des mots dans un éditeur de texte. Des chiffres permettent également d’affiner la position du clic à l’intérieur d’un mot, jusqu’à une lettre précise. Neverclick peut afficher les raccourcis dans la fenêtre active ou sur l’ensemble de l’écran, y compris sur plusieurs moniteurs.


Contrairement à plusieurs outils d’accessibilité, Neverclick ne dépend pas principalement des interfaces d’automatisation de Windows. Ces interfaces nécessitent généralement que les applications exposent correctement leurs boutons et leurs commandes. Neverclick analyse plutôt directement les pixels affichés à l’écran, ce qui lui permet théoriquement de fonctionner avec pratiquement tous les logiciels. Un mode utilisant les interfaces d’accessibilité de Windows demeure toutefois offert comme solution de remplacement.


Lazo Velko affirme avoir développé lui-même ce système de vision par ordinateur, sans bibliothèque externe. Il soutient que l’analyse est suffisamment rapide pour fonctionner instantanément sur des ordinateurs vieux d’une dizaine d’années. L’application occupe environ 40 Mo sur le disque et utilise autour de 200 Mo de mémoire sur un écran 1080p, une consommation qui augmente avec la résolution et le nombre de moniteurs. Le logiciel ne procède pas à une analyse continue, ce qui limite normalement son utilisation du processeur lorsqu’il n’est pas sollicité.


Neverclick fonctionne entièrement hors ligne. Aucun compte n’est nécessaire et son développeur affirme que l’application ne contient ni publicité ni collecte de données. Il précise également que le logiciel n’utilise pas ChatGPT, Claude ou un autre service d’intelligence artificielle en ligne. Les images de l’écran sont traitées localement sur l’ordinateur.


L’expérience n’est toutefois pas encore parfaite. Lorsqu’un grand nombre d’étiquettes apparaissent simultanément, celles-ci peuvent masquer une partie du texte, des icônes ou des menus. Le raccourci Ctrl + Entrée peut aussi entrer en conflit avec certaines commandes existantes, notamment celle qui permet d’envoyer un courriel dans Gmail. Les raccourcis peuvent néanmoins être personnalisés dans les paramètres.


Certaines fonctions importantes manquent toujours à l’appel. Neverclick ne permet pas encore de glisser-déposer un élément ou de sélectionner une portion de texte en définissant un point de départ et un point d’arrivée. Le développeur affirme travailler sur ces fonctions, ainsi que sur le déplacement des fenêtres à l’aide du clavier.


Neverclick est actuellement réservé à Windows. Une version pour macOS est en développement, mais aucune date de lancement n’a été annoncée. Linux n’est pas pris en charge pour le moment.


Sans éliminer immédiatement la souris, Neverclick présente une autre façon d’interagir avec Windows. L’outil pourrait intéresser les personnes ayant des limitations physiques, celles qui souffrent de douleurs liées aux mouvements répétitifs, mais aussi les utilisateurs qui préfèrent conserver leurs mains sur le clavier pour travailler plus rapidement.


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REF.: https://moncarnet.com/2026/07/20/neverclick-veut-remplacer-la-souris-par-le-clavier-grace-a-la-vision-par-ordinateur/?fbclid=IwZnRzaATMiI9wZG9mAWZkaWQWUK__VZd7YeBrPF4UY_eFHFBfLgTNMmV4dG4DYWVtAjExAHNydGMGYXBwX2lkCjY2Mjg1NjgzNzkAAR46g0GGVadFiUrrMeF1Tm8KibYrUN7HOtTAoS3dEGs9Ke3kSc5-pXiZ2Q1llQ_aem_Yi6b3rsngT_z-0tgufkh1w

lundi 20 juillet 2026

 Quoi faire pour protéger nos données des fouilles aux douanes américaines ?

 Quoi faire pour protéger nos données des fouilles aux douanes américaines ?
 

Publié le 10 mars 2026 François Charron ,Vincent Paquette



Vous planifiez faire un voyage ou une escapade aux États-Unis? Préparez-vous à la possibilité que les douaniers demandent à fouiller vos appareils électroniques. Téléphones, tablettes et ordinateurs peuvent être fouillés. On vous explique ce qu'ils ont le droit et pas le droit de fouiller.
Quoi faire pour protéger nos données des fouilles aux douanes américaines?
Préparez-vous, les douaniers peuvent demander à fouiller votre téléphone. - francoischarron.com avec ChatGPT


On peut certainement s'entendre pour dire que, depuis 2025, les tensions entre le Canada et les États-Unis ont connu une escalade brutale.

On évoque le Canada, mais il y a bien d'autres tensions entre les États-Unis et d'autres pays du monde.

Toujours est-il que ces tensions avec nos voisins du sud font ressortir des aspects jusqu'ici insoupçonnés.

Plus particulièrement si on décide de traverser la frontière. On entend des histoires de Canadiens qui se sont fait demander, par les douaniers américains, d'avoir accès à leurs appareils électroniques pour être fouillés.

De quoi soulever de nombreuses questions chez les personnes qui s'apprêtent à traverser la frontière pour x ou y raisons.
Un douanier a-t-il le droit de fouiller mon téléphone?

Les agents des douanes américaines ont effectivement le droit de fouiller nos appareils électroniques lorsqu'on veut franchir la frontière.

On parle ici des téléphones intelligents, tablettes, ordinateurs portables et appareils photo notamment.

Le Service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis (CBP) déclare sur son site web que ces occasions sont «rares».

Et effectivement ça demeure assez rare alors qu'en 2024, moins de 0,01 % des voyageurs auraient vu leurs appareils électroniques fouillés.

La grande majorité de ces fouilles étaient superficielles. Mais bon, même si le pourcentage est faible, ça peut toujours nous tomber dessus.
Augmentation des fouilles en 2025

Quand on regarde le nombre de fouilles avec le nombre de passage à la frontière, le volume de fouille demeure très faible. Mais il reste qu'il y a eu une augmentation entre 2024 et 2025.

Selon le Service des douanes et de la protection des frontières (CBP), les fouilles d'appareils numériques (ordinateurs, téléphones, etc.) sont en forte progression. En 2025, les agents ont inspecté 55 318 appareils, soit une hausse de 17,6 % par rapport à 2024 et de 32,4 % par rapport à 2023.

Le nombre de fouilles approfondies (analyses ou copies de contenu) a légèrement augmenté pour atteindre 4 396 en 2025, contre 3 989 deux ans plus tôt.
La liste des appareils s'élargit

Ces chiffres pourraient augmenter en 2026, puisque de nouveaux appareils électroniques ont été ajoutés à la liste des fouilles.

Les douaniers peuvent maintenant fouiller les montres intelligentes, les cartes SIM et les clés USB.
Pourquoi les douaniers peuvent vouloir fouiller notre téléphone?

Pourquoi peuvent-ils le faire? Eh bien, selon le CBP, c'est une question de sécurité nationale.

Ils considèrent que la fouille de nos appareils électroniques  est essentielle pour identifier et combattre des activités illégales, comme le terrorisme, la pédopornographie et le trafic de drogues ou d'êtres humains.

Et ils n'ont même pas besoin d'avoir une raison spécifique pour nous demander notre mot de passe et déverrouiller notre appareil.

Mais il reste que c'est très rare que ce soit fait de façon isolée et aléatoire. Généralement, ils le font dans le cadre d'une enquête en fonction de nos antécédents de voyageurs.
Que cherchent les douaniers dans notre téléphone?

Maintenant, qu'est-ce qu'ils cherchent exactement dans nos téléphones?

Généralement, ils vont examiner les informations présentes sur l'appareil au moment de l'inspection.

Ça inclut nos photos, nos messages ou les documents que nous avons téléchargés.

On a même vu des cas, comme celui d'un chercheur français, où des opinions politiques défavorables à l'administration américaine trouvées dans son téléphone ont mené à un refus d'entrée.
Quelles sont les choses que les douaniers n'ont pas le droit d'accès?

Par contre, il y a des limites à ce qu'ils peuvent faire.

Les douaniers n'ont pas le droit d'utiliser notre appareil pour accéder à des informations stockées à distance, dans le nuage par exemple.

Si nous sommes soumis à une fouille, ils vont probablement nous demander de mettre notre téléphone en mode avion (ou le faire eux-mêmes) avant de commencer à fouiller le contenu.

Il existe deux types de fouilles: superficielle et approfondie.

Dans le premier cas, l'agent va simplement naviguer manuellement dans notre téléphone.

La fouille approfondie, elle, est plus intrusive. Elle consiste à connecter un équipement externe pour examiner, copier ou analyser le contenu de l'appareil.

Ce type de fouille nécessite un « motif raisonnable de soupçonner une violation de la loi» et doit être approuvé par un supérieur.

Et attention, toute information considérée comme preuve d'une infraction peut être conservée jusqu'à 15 ans.
Et au Canada, c’est pareil!

On pourrait croire que ce genre de fouilles numériques, ça n’arrive qu’aux États-Unis. Eh bien non.

Au Canada aussi, les douaniers ont le droit de vérifier nos téléphones, ordinateurs, tablettes et autres gadgets lorsqu’on traverse la frontière.

En gros, si les agents des services frontaliers ont des raisons de croire qu’on cache quelque chose d’illégal ou qu’on ne respecte pas les règles d’entrée, ils peuvent nous demander de débloquer nos appareils pour vérifier ce qu’il y a dedans. Et on doit leur donner notre mot de passe si on veut éviter que notre appareil soit retenu ou même saisi.

À noter que ces fouilles se font généralement en notre présence et que les agents mettent nos appareils en mode avion pour ne consulter que ce qui est déjà enregistré dedans, sans accéder à des données en ligne.

C’est rare, mais ça arrive.
Quoi faire avec son téléphone avant de traverser la frontière?

Alors, quelles sont les précautions à prendre avant de traverser la frontière pour protéger nos données? Voici quelques trucs et astuces:
Coopérer avec les agents

Refuser de donner notre mot de passe peut entraîner la confiscation de notre appareil, un retard de voyage ou même un refus d'entrée si nous ne sommes pas citoyens américains.
Se mettre en mode avion

Mettre son appareil en mode avion avant d'arriver à la frontière pour éviter tout téléchargement involontaire de fichiers.
Transférer des fichiers vers le nuage ou un disque dur externe

Étant donné  qu'ils ne peuvent pas accéder à des données stockées dans le nuage.

On a tout intérêt à transférer nos photos et autres données sensibles vers un nuage informatique sécurisé (NordLocker ou Plcoud par exemple) et les supprimer de notre appareil.

Il ne faut pas oublier aussi de vider la corbeille ou les fichiers récemment supprimés.

Même chose pour les captures d'écran. On n'y pense pas toujours, mais elles peuvent être compromettantes.

Si nous avons des fichiers vraiment délicats sur notre ordinateur portable, on peut aussi penser à les transférer sur un disque dur externe et à les supprimer de notre machine avant de partir.
Désinstaller des applications

On peut aussi envisager de désinstaller certaines applications mobiles, notamment les réseaux sociaux, et de les réinstaller une fois la frontière passée.
Utiliser un autre téléphone

C'est pas mal radical, mais certains experts suggèrent même d'utiliser un autre téléphone que votre téléphone principal pour voyager.

En résumé, oui, les douaniers américains ont le droit de fouiller nos téléphones, même si ce n'est pas une pratique courante.

Mieux vaut être préparé et prendre quelques précautions pour protéger nos informations personnelles avant de traverser la frontière.

On ne sait jamais sur qui on va tomber!

 

REF.:  https://francoischarron.com/securite/prevention/quoi-faire-pour-proteger-nos-donnees-des-fouilles-aux-douanes-americaines/0gLNkNdOZK/

Cyberattaques : l’IA devient un opérateur autonome et redéfinit la sécurité

 

Cyberattaques : l’IA devient un opérateur autonome et redéfinit la sécurité


L’intelligence artificielle a franchi une étape décisive dans le domaine de la cybercriminalité. Selon le rapport annuel 2026 sur la sécurité de l’IA publié aujourd’hui par Check Point Research, la division de recherche de Check Point Software Technologies, l’IA est passée du statut d’outil d’assistance à celui d’acteur autonome des cyberattaques. Désormais, elle n’aide plus seulement à préparer les offensives, elle orchestre des intrusions complexes en temps réel avec un minimum d’intervention humaine, réduisant drastiquement le temps de réaction des équipes de défense.


Cette évolution se traduit concrètement sur le terrain par des opérations d’une rapidité inédite. Les chercheurs de Check Point ont notamment documenté une cyberattaque ciblant neuf organismes gouvernementaux mexicains. Un seul opérateur humain a déployé deux outils d’IA commerciaux, Claude Code pour l’intrusion et la navigation réseau, et GPT-4.1 pour l’analyse des données dérobées et la planification des étapes suivantes. Cette collaboration technologique a généré plus de 5 000 commandes exécutées de manière autonome au cours de 34 sessions d’attaque.


Cette automatisation permet aux cybercriminels d’exploiter les failles de sécurité presque instantanément après leur découverte. La fenêtre de vulnérabilité, qui se mesurait auparavant en jours, se compte maintenant en heures. Face à cette accélération, certaines autorités gouvernementales imposent désormais des délais de correction réduits à seulement 12 heures pour les infrastructures critiques exposées à Internet. En parallèle, les attaques par injection de requêtes se multiplient, le volume de charges utiles malveillantes détectées ayant été multiplié par cinq entre mars et mai 2026.


Le rapport met également en garde contre la fragilisation des méthodes d’identification classiques. La capacité de l’IA à synthétiser des voix, des visages et des vidéos en temps réel atteint un tel niveau de réalisme que même des experts entraînés ne parviennent à identifier correctement des visages générés par IA que dans 41 % des cas. Cette situation pousse les organisations à abandonner la simple vérification visuelle au profit d’authentifications multifacteurs plus rigoureuses.


Enfin, la menace ne vient pas uniquement de l’extérieur. L’exposition des données d’entreprise découle en grande partie de l’usage quotidien et autorisé des outils d’IA par les employés, qui transmettent souvent des informations confidentielles pour obtenir des réponses plus précises. Les interactions à haut risque en entreprise ont d’ailleurs doublé en un an, concernant désormais une requête sur 25. Pour faire face à cette nouvelle réalité, les experts de Check Point rappellent que la défense doit désormais s’organiser à la vitesse de la machine pour contrer des menaces automatisées.


REF.: https://research.checkpoint.com/2026/ai-security-report-2026/