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samedi 29 avril 2017

Applications GPS Coyote, Waze... : la police veut rendre ses radars et contrôles invisibles ?



Coyote, Waze... : la police veut rendre ses radars et contrôles invisibles

 Réglementation : Si le ministère de l'Intérieur arrive à ses fins, l'attractivité des boîtiers et des applications GPS pourrait en prendre un coup et même leur être fatales.

 

 

Si les applications et les boîtiers GPS sont bien pratiques pour ses itinéraires en voiture, ils sont aujourd'hui également très utilisés pour anticiper les radars notamment mobiles déployés par les forces de l'ordre ou encore les contrôles routiers. Mais pour le ministère de l'Intérieur, cette fonction "constitue une difficulté supplémentaire (car les radars et les contrôles sont) signalés dans les quelques minutes qui suivent leur mise en place".
"Si le signalement des forces de l'ordre peut contribuer à faire baisser la vitesse, il a en revanche un impact très négatif en cas d'alcoolémie, de consommation de drogues, de recherche d'individus, notamment terroristes, criminels ou évadés de prison", poursuit le ministère qui entend donc limiter cette possibilité.
Ses services ont donc "entamé des travaux, associant notamment les principaux fabricants de ces applications, afin de mettre en place un système qui permette de rendre invisibles les forces de l'ordre, à leur demande, lors de certains contrôles sensibles". Il s'agirait donc de ne pas interdire cette fonction mais de la limiter en fonction des demandes des autorités.
Mais un projet de décret a également été transmis à la Commission européenne et il semble aller plus loin puisque il prévoit "l'interdiction de diffuser par l’intermédiaire des services électroniques d’aide à la conduite ou à la navigation tout message de nature à signaler les opérations de police dans certains périmètres".
Si le ministère de l'Intérieur arrive à ses fins, l'attractivité des boîtiers type Tom Tom et des applications dédiées type Waze ou Coyote pourrait en prendre un coup."C'est la mort certaine de ces applications communautaires que le gouvernement vient de signer", assure la Ligue de défense des conducteurs, citée par les Echos. Selon elle, les applis et les réseaux sociaux seront "dans l'impossibilité de connaître les périmètres définis en question" et donc se verront "dans l'obligation de cesser purement et simplement tout signalement".

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