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vendredi 14 mai 2010

Google, Facebook et Foursquare en tête de la localisation sociale

Le service de localisation sociale Foursquare vient de dépasser les 40 millions d’enregistrements sur son site. Pendant ce temps, Facebook et Google préparent leurs ripostes. En vue : le marché de la publicité locale.

Le marché de la localisation sociale est en plein boom et les acteurs de l'Internet mobile comptent bien en profiter. Le principe : l'utilisateur indique ('check-in') via son smartphone sa position (ville, magasin, restaurant...) et son activité au service, qui se chargera de les partager avec ses amis.

Avec son million d'utilisateurs et sa tentative de rachat par Yahoo!,Foursquare est le plus médiatique de ces services. Le nombre de 'check-in' a ainsi presque doublé ces cinq dernières semaines, passant de 22 millions à plus de 40 millions le week end dernier selon son fondateur.

Des statuts localisés sur Facebook dès fin mai ?

De son côté, Facebook a confirmé au site TechCrunch l'arrivée prochaine des statuts localisés, tout en restant évasif sur la date de lancement. Le site AdvertsingAge la situe aux alentours de fin mai.

Selon les informations de TechCrunch, le système pourrait s'appuyer sur les fonctions de géolocalisation de HTML5, supportée par le Safari Mobile de l'iPhone. Facebook pourrait non seulement connaître la latitude et longitude mais aussi l'altitude et la vitesse de déplacement de l'appareil.

L'arrivée des 400 millions d'utilisateurs de Facebook pourrait bien bouleverser le paysage de la publicité localisée, notamment au travers de services et jeux géolocalisés dépendants du réseau social.

McDonald's serait d'ailleurs déjà prêt à les accueillir avec des promotions s'ils mettent à l'honneur les menus de la chaine dans leurs statuts, notamment en les photographiant.

Google Latitude se dote bientôt de la reconnaissance automatique des lieux

Lancé en février 2009, Google Latitude combine pour sa part l'affichage en direct de la position physique de l'utilisateur sur une carte (et non la ville ou commerce) et les statuts localisés. Il conserve également un historique des positions et alerte si un ami est proche.

Cette formule aurait déjà attiré trois millions d'utilisateurs, dont un quart sans amis. 750 000 personnes auraient donc un compte sans communiquer leurs informations à qui que ce soit, si ce n'est à Google.

Le géant de Mountain View fourbit donc ses armes. Le service tirera bientôt partie de l'immense base cartographique de Google en ajoutant automatiquement le lieu aux identifications de l'utilisateur. Un argument de poids quand Foursquare requiert l'indication manuelle du lieu. Il proposera également un historique amélioré.

L'expansion de ce service connaît pourtant un frein : Apple. La société a en effet rejeté l'application Latitude pour iPhone, obligeant Google à recourir à une version Web comme pour son service Voice.

D'autres concurrents sur les rangs

A côté de ces mastodontes, les services tirant partie de la localisation sont très nombreux, comme l'américain Brightkite ou le français Plyce. Ils se battent pour le marché de la publicité locale, détenu en majeure partie par le système Google Places de Google Maps.

L'un des plus populaires est d'ailleurs l'américain MyTown, un jeu de Monopoly grandeur nature sur smartphones qui compterait deux millions d'adeptes y passant plus d'une heure par jour.

En plus des fonctions sociales habituelles, les utilisateurs peuvent acheter des lieux réels et gagner de l'argent au passage d'autres joueurs. Des promotions sont également proposées dans certains magasins.

Dans cette effervescence, la grande inconnue reste l'attitude de Twitter. Le site de microblogging intègre depuis longtemps la localisation dans son site Web et ses API et ne l'a jusqu'ici ni exploité pour ses « Promoted tweets », ni annoncé de plan de monétisation. Wait & See.



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