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mardi 27 janvier 2015

Données personnelles: Trois astuces pour ne pas finir à poil sur le Web

Illustration webcam.


En 2014, ils ont volé des photos de stars dénudées, piraté des webcams ou encore dérobé des données de cartes bancaires. Profitant de la moindre faille sur le Web, les hackers n’ont jamais semblé aussi dangereux qu’aujourd’hui. Et en 2015, ce sera pire. Selon une étude du spécialiste américain de la cybersécurité McAfee publiée en décembre, «l’espionnage informatique va continuer à s'intensifier». A l’occasion de la journée européenne de la protection des données, 20 Minutes a demandé leurs conseils à des experts pour se protéger des mauvaises surprises.

Sécuriser ses mots de passe, pour garder le contrôle de son compte Facebook

Cela peut sembler évident, et pourtant «la majorité des internautes utilisent des mots de passe comme 1234 sur smartphone ou Azerty sur ordinateur», rappelle Tanguy de Coatpont, directeur général de Kaspersky Lab France. «Un bon mot de passe doit comprendre des majuscules, des minuscules et des signes comme @, $ ou *», précise Jean-François Beuze, président de la société de conseil Sifaris. «Il ne faut pas utiliser le même mot de passe sur tous les sites et applis qu’on utilise, ajoute Tanguy de Coatpont. Sinon, un hacker aura accès à vos comptes Facebook, LinkedIn ou Google Drive d’un seul coup.» Attention enfin à ne pas laisser votre navigateur enregistrer votre mot de passe. Car «aussi bien Firefox que Chrome ne les protègent pas efficacement, assure le DG de Kaspersky. Il  vaut mieux télécharger une application dont la spécialité est de gérer les mots de passe

Crypter ses données, pour éviter de subir le sort de Jennifer Lawrence

Le mot de passe n’est toutefois pas une garantie infaillible. «Si quelqu’un vous vole votre smartphone, il peut très bien en récupérer les données grâce à un ordinateur, même si celui-ci est protégé par un mot de passe», explique Tanguy de Coatpont. Comme Jean-François Beuze, il conseille donc de crypter ses données sensibles grâce à des programmes spécialisés, dont une bonne partie est heureusement gratuite. Cela peut être particulièrement utile quand on stocke sur son téléphone des photos de soi ou de son conjoint dans des situations compromettantes, comme c’est visiblement le cas de certaines stars de Hollywood. Surtout quand on a oublié de paramétrer son cloud et que ces fichiers se retrouvent automatiquement quelque part dans les nuages... «Le chiffrement des données n’est cependant pas à mettre entre toutes les mains, nuance Tanguy de Coatpont. Si vous oubliez la clé de décryptage, vous perdez toutes vos données.»

L’antivirus, pour ne pas se faire pirater sa webcam

Le grand classique de la cybersécurité n’a rien de démodé. Et pour cause, «il suffit de dix à quinze minutes pour qu’un ordinateur sans protection soit infecté par un malware», avertit Jean-François Beuze. Les smartphones, connectés en permanence à Internet, ne sont pas épargnés. Des malwares les visent même quotidiennement: «Une fois qu’ils ont réussi à pénétrer le système, ils envoient toutes les données sur un serveur FTP: les fichiers écrits, les photos, le numéro de carte bancaire enregistré…» énumère le président de Sifaris. Attention également aux webcams des ordinateurs comme des smartphones. Dès qu’un malware a fait son œuvre, «un hacker peut très bien capturer les images et même filmer en temps réel», indique Jean-François Beuze. Idem pour les micros, dont le son peut être également capturé. Tanguy de Coatpont ajoute enfin à la liste des porteurs de virus la clé USB, que les bornes de développement automatique de photos contaminent souvent avec des keyloggers enregistrant tout ce que vous tapez. Contre tout cela, «la meilleure barrière reste encore l’antivirus», concluent en chœur les deux experts. A condition toutefois de le mettre très régulièrement à jour, de même que son système d’exploitation.

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