Un homme de 32 ans qui aurait acheté une fausse identité sur le web invisible (dark web
en anglais) a été accusé de tentative de fraude, d'usurpation
d'identité et d'utilisation de faux documents vendredi au palais de
justice de Sherbrooke.
Janick
St-Onge s'est présenté jeudi au comptoir de la Banque de Montréal de la
rue King Ouest dans le but d'obtenir une carte de crédit au montant de
6000$ sous un autre nom. L'employé
a eu la puce à l'oreille sentant que quelque chose était anormal. Il a
poussé ses recherches et s'est rendu compte que l'identité sur les
cartes faisait l'objet d'une alerte Equifax, explique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke (SPS), Samuel Ducharme.
L'employé a alors contacté les policiers. Après
enquête, on s'est rendu compte que le suspect avait de fausses pièces
d'identité et avait volé l'identité de quelqu'un d'autre. Il avait, en
fait, acheté l'identité d'une personne sur le dark web, ajoute-t-il.
Selon
le SPS, le suspect avait en sa possession un document avec une série
d'informations personnelles « très pointues » d'une seule personne qui
comprenaient ses adresses, numéros de compte de banque et emploi. Pour
nous, c'est difficile d'établir la provenance, mais avec les
informations détenues, il semble assez clair que ce sont des
informations qui provenaient d'une institution bancaire, soutient Samuel Ducharme.
Le
Directeur des poursuites criminelles et pénales s'est opposé à la
remise en liberté du Sherbrookois. Ce dernier doit revenir en cour lundi
pour son enquête sur remise en liberté. Quatrième plainte en 2 semaines
Si
c'est la première fois que le SPS arrête une personne qui a en sa
possession ce type d'information, reste que, depuis deux semaines, c'est
la quatrième plainte pour tentative de fraude qui est déposée à la
police de Sherbrooke.
Le Service de police de Sherbrooke lance un appel à la vigilance. Oui,
au personnel d'institutions financières, mais aussi à toutes les
compagnies qui peuvent ouvrir des dossiers de crédit ou des comptes
clients, d'être très vigilants. Ces fraudeurs-là fabriquent maintenant
des cartes d'identité qui s'approchent vraiment de la réalité. Les
cartes qu'avait le suspect jeudi ressemblaient vraiment à des vraies
sauf quelques indices qu'un oeil avisé peut déceler.
FaceApp : pourquoi il faut se méfier de l’application et de son filtre à selfie pour se voir vieux
L’application, gratuite et développée en Russie, est devenue très
populaire ces derniers jours grâce à sa retouche automatique de photos,
permettant de se voir avec 60 ans de plus.
Par Michaël SzadkowskiPublié le 17 juillet 2019 à 19h46 - Mis à jour le 18 juillet 2019 à 10h23
De
nombreuses célébrités, mais aussi des anonymes, se prêtent au jeu de
montrer à quoi elles pourraient ressembler en ayant soixante ans de
plus. Après le filtre qui permettait de transformer un garçon en fille,
ou inversement, proposé par Snapchat et popularisé au printemps,
voici venu le filtre pour se vieillir, FaceApp, dont les exemples se
répandent ces derniers jours comme une traînée de poudre sur Instagram,
Facebook et Twitter.
Exemple d’utilisation du filtre « vieux » de l’application FaceApp, sur une ancienne photo de Brad Pitt. Le Monde
1 – De quoi s’agit-il exactement ?
Ce
filtre à selfie qui vieillit le visage est proposé par l’application
FaceApp, disponible sur AppStore et PlayStore. L’application était, note Le Huff Post, en tête des classements des applications les plus téléchargées sur iPhone et Android, mercredi 17 juillet.
FaceApp
n’est pourtant pas une application nouvelle. Développée en Russie par
une petite équipe basée à Saint-Pétersbourg, elle est sortie en
janvier 2017. Elle proposait déjà un filtre pour se vieillir, en plus
d’autres filtres qui ont également connu un certain succès, comme celui
qui permet d’ajouter un sourire à un visage… L’application a déjà suscité des jeux viraux, comme de rendre leur sourire à de vieilles peintures.
Le très récent regain d’intérêt pour FaceApp semble partir d’un
« FaceApp Challenge » alimenté par des célébrités qui, se prenant au
jeu, ont posté des photos où elles se sont vieillies.
FaceApp s’est aussi fait connaître pour avoir, l’année de son lancement, suscité un scandale :
avec son filtre pour rendre les gens plus « hot », l’application
blanchissant parfois la peau des personnes noires sur leurs selfies.
Accusés de racisme, les responsables de l’application ont fini par
retirer le filtre en question.
2 – Comment l’application fonctionne-t-elle ?
FaceApp
est d’une simplicité confondante, avec une interface basique permettant
de retoucher des selfies grâce à des filtres préétablis, puis de les
enregistrer ou de les partager dans d’autres applications. Si FaceApp
est disponible gratuitement, il faut ensuite payer pour l’utiliser sans
publicité et disposer de l’intégralité des filtres proposés (environ
20 euros par an, ou 4 euros pour un mois). Mais les filtres de base,
comme celui qui permet de vieillir son visage, sont gratuits.
Pour
fonctionner, FaceApp applique des modifications automatiques à la photo
d’un visage. Ces images peuvent être prises avec la fonction selfie de
l’application, être retrouvée dans la galerie photo du smartphone de
l’utilisateur (s’il lui en a donné l’accès) ou en faisant une recherche
sur Internet, grâce à un moteur de recherche intégré, qui propose
également de retrouver des visages de célébrités.
Contrairement
à ce qui a été dit, FaceApp en ligne ne télécharge pas automatiquement
toutes vos photos sur ses serveurs sans que vous le sachiez. Il ne
dispose pas d’accès à l’intégralité des photos d’un smartphone sans le
consentement explicite de l’utilisateur, selon les sites spécialisés TechCrunch et The Next Webqui en ont disséqué le fonctionnement.
En
revanche, une fois la photo à modifier sélectionnée, FaceApp la charge
sur ses serveurs à distance. C’est ensuite dans son environnement
cloud que FaceApp apporte les modifications voulues au visage – ce qui
explique pourquoi l’application ne fonctionne pas si vous n’avez pas de
réseau 3G ou Wi-Fi.
Ces retouches ont lieu grâce à des logiciels d’« apprentissage automatique », qui fonctionnent grâce à des technologies, qualifiées un peu pompeusement d’« intelligence artificielle ».
Résumons plus prosaïquement : à partir des nombreuses images comparées
et modifiées par les logiciels de FaceApp dans le passé, ceux-ci ont
appris à reproduire des modifications similaires sur les photos que vous
lui envoyez, et à les adapter au mieux. Plus il y aura de photos
retouchées avec FaceApp, meilleurs seront donc, en théorie, les
résultats.
3 – Que deviennent ensuite mes photos ?
C’est
l’un des principaux points d’inquiétudes, car certaines personnes ont, à
raison, lu les conditions d’utilisation de FaceApp face à ce soudain
retour de « hypes ». Datant de 2017, elles sont consultables
sur deux pages séparées, qui ne sont malheureusement pas accessibles
depuis l’application, d’après notre constat, sous Android (« politique de confidentialité » de FaceApp et « conditions d’utilisation »).
Elles
sont assez claires : en chargeant une photo et en appliquant un filtre à
travers FaceApp pour le partager ensuite à vos amis ou sur vos réseaux
sociaux, vous cédez à l’entreprise gérant l’application (Wireless
Lab OOO, sise à Saint-Pétersbourg) la possibilité de modifier,
réutiliser ou exploiter par la suite la photo retouchée en question.
Interrogée sur le sujet par le site spécialisé TechCrunch, FaceApp a, cependant, expliqué que « la plupart des images stockées sur nos serveurs sont supprimées dans les quarante-huit heures suivant leur envoi ». L’entreprise a également fait savoir que ce stockage de photos, d’une durée de quarante-huit heures pour « la plupart » d’entre
elles, ou pour une période indéterminée pour certaines autres, avait
lieu grâce à des serveurs à distance situés en dehors de la Russie,
utilisant les infrastructures cloud d’Amazon (AWS) et de Google.
Reste
que, dans l’absolu, les images conservées par FaceApp peuvent servir à
Wireless Lab OOO pour entraîner ses logiciels de retouches automatiques,
ou constituer des bases de données avec des visages de ses
utilisateurs. Ou encore, de faire la promotion de FaceApp à partir de
vos photos retouchées, si jamais ses employés la choisissent.
If
you use #FaceApp you are giving them a license to use your photos, your
name, your username, and your likeness f… https://t.co/nAW3f9QA1o
— ElizabethPW (@Elizabeth Potts Weinstein)
4 – Quels sont les risques d’utiliser FaceApp ?
Dans
ses conditions d’utilisation, FaceApp indique disposer également de la
possibilité d’utiliser à sa convenance d’autres informations liées à
votre utilisation de l’application, comme votre nom d’utilisateur si
vous en définissez un. Enfin, si FaceApp se fait racheter, plus tard,
par une autre entreprise, cette dernière aura les droits d’utiliser de
la même manière toutes les photos et informations des utilisateurs.
En
cas de contestation ou de réclamation, sachez que le siège de FaceApp
est situé actuellement à Saint-Pétersbourg, et que son responsable en
est son fondateur et dirigeant, Yaroslav Goncharov. Ce qui pourrait
compliquer un poil votre demande d’accéder à vos informations
personnelles, ou de les supprimer.
Dans ses précisions données au site TechCrunch,
FaceApp a bien reconnu une procédure pour demander à ses équipes de
supprimer toutes les données personnelles vous concernant, mais elle est
quelque peu baroque : il faut aller dans le formulaire « signaler un
bogue » et écrire « privacy » (vie privée) dans le début de votre
demande. En espérant qu’elle puisse être traitée par la suite, car les
équipes de FaceApp sont actuellement « surchargées », selon la même source.
Enfin,
il apparaît que FaceApp n’est actuellement pas en conformité avec le
règlement européen des données personnelles (RGPD), préciseLe Figaro,
alors que les conditions d’utilisation de l’application n’ont pas été
mises à jour après son entrée en vigueur en 2018. Elles ne prévoient
donc pas que les données de ses utilisateurs européens soient protégées
en fonction des lois européennes, même si FaceApp décide de transférer
leurs photos en dehors de l’Europe.
Si
vous êtes bien conscients de tout ce qui est écrit plus haut, et que ça
ne vous pose pas de problème d’envoyer des photos de vous à une
entreprise russe qui pourra faire ensuite ce qu’elle veut de vos images,
vous êtes mûrs pour installer l’application. Les journalistes dePixels choisissent cependant de ne pas le faire. Et, aux Etats-Unis, le parti démocrate a officiellement conseillé
à ses candidats à la primaire, en vue de l’élection présidentielle de
2020, de ne pas utiliser FaceApp, en raison de l’origine russe de
l’application.
En tout cas,
nous vous déconseillons formellement de charger dans FaceApp des photos
de vos proches, ou d’inconnus, afin de savoir à quoi ils ressembleraient
avec soixante ans de plus, un sourire, des cheveux, ou une barbe. Vous
ne voudriez pas que FaceApp fasse ce qu’elle veut de leur photo sans
leur consentement explicite…
C’est l’anniversaire de l’un de vos proches demain et vous voudriez être le premier à lui souhaiter ? Avec l’application Textra SMS, programmez l’envoi de vos SMS pour les faire partir au jour et à l’heure de votre choix.
Une fois l’application installée, lors du premier lancement, celle-ci
vous demandera de devenir l’application SMS par défaut. Elle refusera
de se lancer si vous déclinez. Il est donc obligatoire d’accepter.
Textra SMS fonctionne comme une application classique de
SMS. Commencez par rédiger un message puis avant d’appuyez sur la touche
envoi, sélectionnez le petit « + » située en bas à gauche de votre
écran.
Dans le menu qui s’ouvre, sélectionnez ensuite l’horloge.
Paramétrez enfin l’heure d’envoi souhaitée du message et validez.
Sous réserve que votre téléphone ne soit pas éteint, l’appli enverra le
message à l’heure indiquée.
Bonus : vous préférez les interfaces claires à l’interface sombre par
défaut de Textra ? Après avoir lancé le programme, sélectionnez le menu
depuis les trois points situés en haut à droite de l’écran. Allez dans Paramètres puis dans Personnaliser l’apparence. Enfin dans Ecran, sélectionnez Blanc.
Un
ex-employé du Centre de recherches des Forces armées canadiennes à
Valcartier est soupçonné d'avoir volé et détruit des données
informatiques avant son départ à la retraite.
La police militaire a institué une enquête afin d'éclaircir la disparition de quelque 30 000 fichiers contenant de l'information très sensible, peut-on lire dans un document judiciaire obtenu par Radio-Canada.
Cette demande de mandat de perquisition présentée par un
enquêteur militaire indique que les objets qui doivent être saisis se
trouvent dans une voûte, un lieu hautement sécuritaire,
du Centre de recherches de la division de la Recherche et développement
pour la défense Canada (RDDC), près de la base miliaire.
L'enquête a débuté en novembre dernier, lorsque trois
employés de la RDDC ont porté plainte contre Denis Leclerc, un
technicien en balistique parti à la retraite à 58 ans, en avril 2018.
Ce dernier ne fait face à aucune accusation, et les
allégations contenues dans les documents judiciaires n'ont pas été
prouvées devant les tribunaux.
Insubordination et retraite
Dans
le document, il est allégué que Denis Leclerc aurait commis un geste
d'insubordination envers ses supérieurs avant de remettre sa démission,
qui devait entrer en vigueur deux mois plus tard.
Dans l'intervalle, ses supérieurs auraient demandé à un
technicien informatique de faire une copie des données de l'ordinateur
du technicien en balistique.
Après son départ à la retraite, l'analyse de son ordinateur aurait démontré des évidences de destruction non accidentelle des données du ministère de la Défense nationale et des Forces armées canadiennes, indique l'enquêteur.
L'analyse informatique aurait permis de constater que
plusieurs données auraient été transférées sur des périphériques
externes, dans les jours qui ont précédé le départ à la retraite de
Denis Leclerc.
Dans une déclaration écrite, le chef de la protection et
effets d'armes de la RDDC avance que M. Leclerc aurait voulu forcer la
direction à le réembaucher pour récupérer les données manquantes.
L'employé civil menait des recherches depuis plusieurs années pour le ministère de la Défense.
Le document judiciaire précise que certains fichiers auraient été copiés et supprimés, comme
des photos de résultats balistiques, des vidéos de tests et essais
balistiques, des modes opératoires et des documents d'achat de munitions.
Sécurité nationale « en péril »
Mener une perquisition dans les installations de la Défense nationale se révèle une opération délicate.
Le 8 janvier 2019, la police militaire a eu accès à la voûte, sous la supervision de responsables du Centre de recherches vu que ce qu'elle contient est classé secret et peut mettre en péril la sécurité nationale, précise l'enquêteur.
Un disque dur, une clé USB et deux DVD de couleur or auraient été saisis et envoyés pour analyse.
Nous n'avons pas réussi à joindre Denis Leclerc pour obtenir sa version des faits.
Comme le dossier fait toujours l'objet d'une enquête, les
Forces canadiennes ont refusé de le commenter. L'équipe des relations
publiques a simplement indiqué dans un courriel qu'il n'y a aucune raison de soupçonner un impact à la sécurité nationale, à la suite du vol de données présumé.
Une
clôture de barbelés est installée devant le bâtiment du Centre de
recherches à Valcartier, le long de la route de la Bravoure.
Travail récompensé
Le
travail de Denis Leclerc et de ses collègues est souligné dans les
rapports annuels de la division de la Recherche et développement pour la
défense Canada, en 2006 et 2007.
On y apprend qu'il a travaillé à la mise au point des technologies nécessaires à la réalisation d'un missile antichar évoluant dans un régime hypersonique.
Son équipe scientifique a aussi reçu un prix pour avoir mené à bon terme des essais scientifiques cruciaux qui ont aidé les Forces canadiennes à protéger les passagers de véhicules contre les effets de souffle et les dommages dus à la fragmentation.
Ce travail a été doublement récompensé par un autre prix pour rendement exceptionnel.
Le rapport annuel de 2007 souligne que ce programme sans précédent d'essais et d'expérimentation en protection de véhicules a aidé non
seulement les troupes des Forces canadiennes déployées en Afghanistan,
mais aussi la communauté scientifique de la défense nationale et
internationale.
La Conférence des Maires des Etats-Unis a
adopté à l'unanimité hier une résolution visant à ne plus payer de
rançon aux pirates suite à des infections par ransomware.
"Le
paiement de rançons aux pirates encourage la poursuite des attaques
contre d'autres systèmes gouvernementaux, car les auteurs en tirent un
avantage financier" peut-on lire dans la résolution adoptée. "La Conférence des maires des États-Unis a tout intérêt à désinciter ces attaques afin d'empêcher qu'elles ne se poursuivent".
"Qu'il
soit résolu que la Conférence des Maires des États-Unis soit unie
contre le paiement d'une rançon en cas d'atteinte à la sécurité
informatique." La résolution adoptée cette semaine lors de la 87e
réunion annuelle de la Conférence des maires des États-Unis n'a aucune
valeur juridique contraignante, mais peut être utilisée comme une
position officielle pour justifier des mesures administratives, tant
pour les autorités fédérales que pour les contribuables.
22 municipalités infectées par le logiciel de rançon en 2019
La Conférence des Maires comprend plus de 1.400 maires des Etats-Unis, représentant des villes de plus de 30.000 habitants.
L'organisation
a déclaré qu'"au moins 170 systèmes (informatiques) de comté, de ville
ou d'état ont subi une attaque de ransomware depuis 2013", et "22 de ces
attaques ont eu lieu en 2019 seulement".
Les victimes précédentes comprennent Lynn (Massachusetts), Cartersville (Georgia), Jackson County (Georgie), et Key Biscayne (Floride), pour n'en nommer que quelques-unes. Pas plus tard que cette semaine, la ville de Richmond Heights, en Ohio, a été victime d'une attaque de rançon.
La
résolution a été proposée par le maire de Baltimore, Bernard Young,
dont le réseau informatique de la ville a été infecté par des logiciels
de rançon en mai dernier. Les pirates informatiques ont demandé une
rançon de 75 000 $, mais la ville a refusé de payer et restauré à partir
de sauvegardes et reconstruit son réseau informatique. Les coûts ont
finalement gonflé à plus de 18 millions de dollars.
Mais beaucoup
des attaques ont réussi par l'obtention de rançons. Deux villes de
Floride ont payé un million de dollars à des pirates informatiques pour
obtenir des clés de décryptage afin de déverrouiller et de récupérer
leurs données.
Le manque de sauvegardes aide les attaquants
Les
pirates informatiques exploitent le fait que certaines villes ne
sauvegardent pas leurs données et n'ont d'autre choix que de payer pour
récupérer des documents essentiels, sous peine de se voir infliger
d'énormes amendes.
Le FBI et les experts en cybersécurité
conseillent habituellement de ne pas payer la demande de rançon, à moins
qu'il n'y ait aucun autre moyen de récupérer les données. Tous incitent
les municipalités à mettre en place des routines de sauvegarde des
données.
La plupart des villes paient des demandes de rançon par
le biais de polices de cyberassurance. Les villes doivent alors
reconstruire des réseaux, ce qui coûte généralement plus cher que de
payer la rançon, et c'est une étape qu'elles auraient dû franchir même
si elles avaient payé la rançon ou non. C'est la raison pour laquelle la
plupart des demandes de rançon finissent par coûter des millions de
dollars, et beaucoup soutiennent qu'une partie de cet argent ne devrait
jamais tomber entre les mains des cybercriminels.
"Payer une
rançon, c'est essentiellement aider l'ennemi" a déclaré Joel Esler, de
Talos Communities. "Il est plus facile de générer des revenus à partir
de clients existants que d'en trouver de nouveaux" complète Mitch Neff,
de Talos Communities. "Payer la rançon fait de vous un client, (...) et
d'autres acteurs se feront concurrence pour (toucher) votre entreprise.
La rançon elle-même n'est que le coût initial et ne vous avance pas plus
que vous ne l'étiez au moment de de l'attaque" ajoute Neff.
"Les
notifications, la formation à la sécurité et le réoutillage des
plates-formes de sécurité pour s'attaquer à la cause profonde seront
beaucoup plus coûteux. Le prix des sauvegardes et de la planification de
la reprise après sinistre vaut très largement le paiement d'une
rançon."
Mais la triste réalité est que la plupart des victimes, qu'il s'agisse de municipalités ou de particuliers, finissent par payer.
Selon un rapport que la société de cybersécurité Coveware
prévoit de publier mardi prochain, le montant moyen de la rançon versée
au T2 2019 était de 36 295 $, en hausse de 184 % par rapport au T1.
Cloud Computing : Prisonnier
pendant 14 mois dans les prisons américaines, cet ancien responsable
d’une division d’Alstom dénonce la logique d'extra-territorialité de la
justice américaine. Il juge que le Cloud Act participe de cette tendance
de fond.
Le
Cloud Act ? Une loi américaine qui permet depuis mars 2018 aux
procureurs américains d'exiger des fournisseurs de cloud computing
nord-américains et des opérateurs télécoms l'accès aux données stockées
sur leurs serveurs, même si ceux-ci sont situés en Europe.
"Normalement, le garde fou c'est le "serious crime"
"Avec
le Cloud Act, les Etats-unis ont légalisé l'espionnage économique"
mentionne Frédéric Pierucci. "En faisant cela ils bypassent complètement
toute entraide judiciaire internationale" dit-il. "Si une entreprise
française a enfreint les lois américaines, normalement il y a une
demande qui est faite du ministère de la justice américain au ministère
de la justice français, et vous avez transfert ou non transfert de
données avec en France des lois de blocage qui sont censées protéger les
entreprises françaises de l'export de leurs informations à des
autorités étrangères".
"En faisant cela (le Cloud Act), ils shuntent complètement ce processus".
Problème
pour les entreprises françaises, les fournisseurs de cloud computing
sont pour l'essentiel américains. Avec le Cloud Act, AWS, Azure
(Microsoft) ou encore Google Cloud Platform se doivent d'accéder aux
demandes des procureurs américains. Le risque de voir leurs données et
les données de leurs client fuiter outre-Atlantique est donc grand.
Microsoft
par exemple se satisfait désormais du Cloud Act (pour Clarifying Lawful
Overseas Use of Data) après avoir combattu l'administration américaine
sur ce sujet. Le président et directeur juridique de Microsoft, Brad
Smith, a justifié le support de Microsoft à cette loi au motif qu'elle ouvre la voie aux gouvernements à l'établissement d'accords internationaux dans ce type d'affaires. Mais à ce jour, point d'accords internationaux.
"Normalement,
le garde fou c'est le "serious crime", mais c'est suffisamment vague
pour englober des faits de corruption" dit Frédéric Pierucci, qui assure
que ce système participe d'une véritable guerre économique que livrent
les Etats-Unis à l'Europe. L'infraction de "serious crime" serait donc
un pratique fourre-tout qui permettrait à des procureurs de demander
l'extraction quasi-automatique des données.
"Un procureur ne peut
pas demander cela à une entreprise américaine sans l'accord d'un juge.
Sauf que j'ai fait l'analyse, rien que dans l'Etat du Connecticut, sur
120 000 demandes de warrant (mandat judiciaire) de procureur a un juge
américain, cela a été refusé dans moins de 10 cas" dit l'ancien cadre
d'Alstom. "Dans 99,9 % des cas où un procureur demande l'aval d'un juge,
cela lui est donné" insiste t-il. "Cette loi date de mars 2018. Combien
de données on été siphonnées depuis cette date ?" s'interroge t-il.
Le récent rapport
Gauvain préconise sur le cloud act de ponctionner 4 % du chiffre
d'affaires des Gafa qui transmettraient des données aux gouverneurs
américains. Cette extension du RGPD aux données des personnes morales «
permettra de sanctionner les hébergeurs qui transmettraient aux
autorités étrangères des données en dehors de l’entraide administrative
ou judiciaire » assure le rapport. "Sur le papier c'est beau" mentionne Frédéric Pierucci.
Frédéric
Pierucci a été arrêté en 2013 par le FBI à sa descente d’avion à
New-York et poursuivi pour une affaire de corruption. Après avoir plaidé
coupable devant le procureur en juillet 2013, afin d’alléger sa peine,
il passe quatorze mois en prison. "Otage" et prisonnier aux États-Unis,
pendant que se jouaient des tractations entre le groupe français Alstom
et l’Américain General Electric, il affirme avoir mis au jour un
véritable système de rachat et d'accaparement d'entreprises étrangères
par la contrainte par des entreprises américaines, avec l'aide du
département de la justice des Etats-Unis et du FBI. Par le biais de
sanctions, 14 milliards de dollars auraient été ponctionnés aux
entreprises françaises depuis 2010 via ce système.
Une étude menée par un professeur agrégé de la Fulbright University
Vietnam de Hô Chi Minh-Ville et le think tank anglais Henry Jackson
Society, semble démontrer que les liens entre Huawei et les services de renseignement et l’armée chinoise sont bien plus étroits que ne veut l’admettre le géant des télécoms.
Les chercheurs ont analysé trois CV d’employés de Huawei. L’un d’entre eux décrit un(e) employé(e) qui aurait simultanément occupé une fonction chez Huawei et dans l’Armée
populaire de libération (en d’autres termes, l’armée chinoise). Après
recoupage avec les autres documents, les analystes ont conclu que « de
nombreux techniciens de niveau intermédiaire de Huawei ont une forte
expertise dans le domaine de la collecte d’informations et des activités
militaires ». Le nom de certains d’entre eux serait même directement
lié à des affaires d’espionnage industriel visant des compagnies
occidentales.
Ce rapport est-il la confirmation que Huawei pose un véritable risque de sécurité nationale pour les États-Unis
et tous les autres pays utilisant leurs équipements ? Pour défendre sa
compagnie, l’un de ses dirigeants affirme : « Nous acceptons les
publications professionnelles et basées sur des faits concernant les
enquêtes sur la transparence de Huawei. Nous espérons que toutes les
recherches futures contiendront moins de conjectures lorsqu’elles
tireront des conclusions, et qu’elles éviteront toutes ces déclarations
spéculatives à propos de ce que le Professeur Balding “croit”, “déduit”
et “ne peut pas exclure” ». Lorsque l’on sait que la Henry Jackson
Society est un think tank néoconservateur et que les relations
Vietnam-Chine sont exécrables, on ne peut effectivement pas exclure que cette étude a été publiée à des fins politiques.
Technologie : Six ans après,
DerpTrolling, le pirate informatique qui a lancé toutes les attaques
DDoS pendant la période de Noël, est condamné à une peine de prison.
Un homme de 23 ans habitant l'Etat de l'Utah a été condamné cette
semaine à 27 mois de prison pour une série d'attaques de DDoS qui ont
fait tomber des fournisseurs de services de jeux en ligne comme
PlayStation Network de Sony, Steam de Valve, Xbox de Microsoft, EA, Riot
Games, Nintendo, Quake Live, DOTA2, et des serveurs League of Legends,
entre autres.
Nommé
Austin Thompson, mais connu en ligne sous le nom de DerpTrolling,
l'homme est le premier hacker à avoir lancé une tendance qui consiste à
lancer des attaques DDoS contre les fournisseurs de jeux pendant la
période de Noël. Le pirate et ses suiveurs ont ensuite justifiés par des
raisons ridicules telles que "pour gâcher les vacances des gens", "pour
faire passer du temps aux familles" ou "pour le lulz" leurs actions.
Les
attaques de DDoS du pirate ont été extrêmement réussies à l'époque, en
2013, à une époque où la plupart des entreprises n'utilisaient pas de
solides services d'atténuation contre les attaques de DDoS. À l'époque,
Thompson utilisait le compte Twitter @DerpTrolling pour annoncer les
attaques et communiquer.
Alors que le pirate était actif depuis
2011, son action la plus célèbre s'est déroulée entre décembre 2013 et
janvier 2014, lorsque la plupart de ses attaques DDoS très médiatisées
ont eu lieu, avant que le compte ne devienne inactif.
Les
attaques ont provoqué la déconnexion de nombreux services de jeux en
ligne, et après avoir vu le succès de DerpTrolling et la couverture
médiatique du pirate, de nombreuses autres équipes de hacking ont agit
de même les années suivantes.
Des groupes de pirates comme Lizard Squad ont lancé des attaques DDoS à Noël en 2014, un groupe appelé Phantom Squad a fait de même en 2015,
R.I.U. Star Patrol en 2016, et plusieurs pirates isolés l'an dernier,
en 2017, mais avec moins de succès que les années précédentes.
Cette
tendance annuelle aux attaques DDoS contre les services de jeux pendant
les vacances de Noël a incité le FBI à agir. L'agence, en collaboration
avec les forces de l'ordre du Royaume-Uni et des Pays-Bas, a saisi les
domaines de 15 services de DDoS l'année dernière, en décembre, afin de
tenter de prévenir toute attaque DDoS. Ce qui s'est finalement avérée
fructueux. Thompson a été arrêté en 2014. Il a plaidé coupable en
novembre 2018.
Selon le document de condamnation de Thompson obtenu par ZDNet,
le pirate informatique doit également payer 95 000 $ en dédommagement à
Daybreak Games (anciennement Sony Online Entertainment), et il doit
commencer sa peine de 27 mois de prison le 27 août.
"Les attaques
par déni de service coûtent des millions de dollars par an aux
entreprises et aux particuliers" a déclaré le procureur Robert Brewer.
"Nous nous engageons à poursuivre les pirates qui perturbent
intentionnellement l'accès à Internet."
Si vous envoyez de l'argent pour opération enfants soleil ,ou pour voter etc , par texto ,vous aurez des frais de 10$ par message envoyé par videotron.Ceci n'est pas inscrit dans votre forfait cellulaire et aucun avertissement de videotron ou de Fido/Rogers n'y est appliqué.
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photo et vidéo. À l’aide de numéros abrégés faciles à mémoriser, elle
vous permet :
d’avoir
accès à divers renseignements comme des horaires de vols, des numéros
de téléphone (411), des résultats de recherches, des traductions, des
itinéraires de Google, des résultats sportifs, le cours de la bourse,
etc.
de
profiter de divers services. Par exemple : participer à des
jeux-questionnaires et à des concours, prendre part à des sessions de
clavardage, écouter de la musique, commander des sonneries et des fonds
d'écran, etc.
Certains
services fonctionnent selon une fréquence préétablie (par ex. : retard
d’un vol, résultats sportifs), tandis que d’autres fonctionnent sur
demande.
L'entreprise israélienne Cellebrite, spécialisée
dans la création d'outils d'extraction, de transfert et d'analyse de
données, a développé l'UFED (Universal Forensic Extraction Device), un
dispositif permettant de déverrouiller "presque" tous les terminaux iOS
et Android.
Dans sa dernière version (UFED Premium, précise TechRadar), l'outil mis au point par Cellebrite il y a déjà quelques années pourrait constituer une solution rêvée pour les enquêteurs. Ce dispositif est capable de déverrouiller "les appareils Apple fonctionnant d'iOS 7 à iOS 12.3", mais aussi les terminaux "propulsés par Android, y compris les Samsung Galaxy S6/S7/S8/S9 et les modèles fabriqués par Motorola, Huawei, LG ou encore Xiaomi", explique le groupe basé à Petah Tikva, près de Tel-Aviv.
L'UFED : un dispositif clé en main par la police
Le dispositif, qui prend visiblement la forme d'un appareil physique, sera accessible "sur place"
aux forces de l'ordre. Les enquêteurs pourront donc utiliser l'appareil
eux-mêmes, directement dans leurs locaux, et donc sans avoir besoin de
faire appel à Cellebrite pour obtenir le déverrouillage d'un smartphone
ou d'une tablette. L'obtention de résultats pourra donc se faire sans intervention de l'entreprise israélienne.
Sur les appareils déverrouillés à l'aide de l'UFED, Cellebrite promet d'ailleurs "un
accès aux données d'applications tierces, à des conversations de chat,
aux emails téléchargés et aux contenus supprimés, entre autre".
Le FBI aurait déjà eu recours aux technologies de Cellebrite
D'après TechRadar, le FBI aurait déjà utilisé les technologies mises au point par Cellebrite, notamment en 2016, pour déverrouiller l'iPhone du principal suspect dans la fusillade de San Bernardino.
Par la suite, Apple avait pris des mesures pour renforcer la sécurité de
ses appareils face aux tentatives de déverrouillage par des outils
tiers. L'année dernière, la firme déployait ainsi une mise à jour du
mode USB restreint. Cette réponse logicielle visait à combler une faille
permettant à certains outils (dont l'UFED ou GreyKey) d'accéder aux
données des iPhone et iPad en passant par leur port lightning.
La dernière version de l'UFED se veut plus performante
que les outils jusqu'à présent proposés par Cellebrite, mais son
utilisation semble toutefois compromise sur les téléphones les plus
récents. Les Samsung Galaxy S10, S10 Plus et S10e, par exemple, ne sont
pas mentionnés dans la liste
(potentiellement non exhaustive) des terminaux que l'UFED Premium est
censé pouvoir déverrouiller de force. De la même manière, le doute plane
quant au cas d'iOS 12.3.2 (qui n'est pas spécifiquement listé par
Cellebrite) ou du futur iOS 13.
Ne pas être en mesure de forcer le déverrouillage des toutes dernières
versions d'iOS pourrait constituer une lacune de taille pour le
dispositif, et ce pour une simple raison : le taux d'adoption des
dernières moutures d'iOS est tout bonnement colossal à l'échelle du parc
mondial d'iPhone et d'iPad.
Sous-titres manquants ? Ajoutez-les sur n’importe quel film / série en streaming
Thèmes : streaming, video-en-ligne,
Libellés, films,
Vous n’avez pas de sous-titres français sur le dernier épisode de
votre série préférée ou sur un film culte ? Rajoutez-les via votre
navigateur.
On peut avoir plusieurs raisons d’ajouter des sous-titres à un film
ou à une série. Que ce soit pour regarder votre fiction dans une langue
non desservie par les plateformes de streaming. Ou encore parce que la
traduction existante ne vous plait pas. Compatible avec Firefox et Chrome, le plugin Substital
est un petit bijou qui vous permet d’incruster des sous-titres, dans la
langue de votre choix. Directement sur votre navigateur.
>> Streaming : regarder des films et des séries gratuitement (et légalement)
Une fois l’extension installée, rendez-vous sur votre plateforme de streaming favorite. Substital est compatible avec Netflix, Amazon Prime Video, YouTube,
Dailymotion et Vimeo. Lorsque vous lancez un film ou un épisode de
série, vous vous apercevrez, via l’icône du plugin située en haut à
droite de votre navigateur, que celui-ci reconnait la fiction regardée.
En cliquant sur le nom de la fiction, vous allez faire apparaître un
moteur de recherche. Tapez le nom de la fiction (en français ou en
anglais) pour voir apparaître la liste des sous-titres disponibles. Si
cette dernière est trop longue, filtrez vos choix en sélectionnant
« Français » dans le menu déroulant bleu.
Une fois les sous-titres de votre choix identifiés, cliquez
simplement dessus pour les activer. Si ces sous-titres ne vous
conviennent pas, n’hésitez pas à recommencer pour activer un autre
fichier de sous-titres.
Alternativement, vous pouvez utilisez votre propre fichier de
sous-titres (fichiers SRT). Dans ce cas, faites simplement un
glisser/déposer (drag’n’drop) vers la vidéo pour insérer vos
sous-titres.
Mise en marché d’ici un an, la libra risque de
bouleverser l’univers des cryptomonnaies, actuellement dominé par
Bitcoin, Ether et Ripple, notamment.
Trois experts répondent à nos questions sur les intentions de Facebook et ce que changera l’arrivée de ce nouvel acteur.
Pourquoi Facebook lance-t-il sa propre cryptomonnaie?
Les
monnaies virtuelles ont la cote en ce moment, explique Alexandre Roch,
professeur de finances à l’École des sciences de la gestion de l’UQAM.
Facebook veut en profiter pour entrer dans ce monde-là et faire
compétition au bitcoin, par exemple.
Tout comme le professeur Roch, Geoffroi Garon-Épaule soupçonne le géant du numérique de vouloir monétiser sa plateforme.
Ils
ont besoin de monétiser toutes les interactions, donc de rajouter un
volet paiement dans une monnaie autonome, soutient l'expert en usages
numériques et doctorant en communication à l'UQAM
. C’est un moyen d’offrir aux utilisateurs d’échanger de la valeur à l’intérieur de leur propre environnement.
Pour moi, le côté paiement, c’est ce qui manquait à Facebook pour faire compétition aux géants asiatiques des réseaux sociaux, ajoute-t-il.
Le phénomène est intéressant de par l’ampleur du projet, sachant que Facebook a 2,4 milliards d'utilisateurs,
enchaîne Louis Roy, associé et président de Catallaxy, une filiale de
Raymond Chabot Grant Thornton qui se consacre aux actifs numériques.
Les utilisateurs de Facebook pourront échanger entre eux
sans intervention d’une institution financière, et ces transactions
seront, au départ, sans frais.
À quoi servira la libra?
Facebook
offrira en effet la possibilité aux membres de ses plateformes
(Messenger, Instagram et WhatsApp compris) de payer leurs achats en
ligne en libra.
Ses utilisateurs pourront également échanger des fonds entre eux, sans passer par une institution financière traditionnelle.
La
monnaie virtuelle de Facebook est très différente de ce qu’on connaît
en ce moment, affirme Alexandre Roch. Ce que Facebook semble vouloir
proposer ressemble plutôt à une carte de crédit prépayée. On achète des
crédits dans leur monnaie qu’on peut ensuite dépenser pour des produits
et services.
Cette monnaie numérique pourrait d’ailleurs être utilisée
pour payer ses achats auprès de la vingtaine de partenaires de
Facebook, dont Uber, Spotify et eBay.
Comment la libra se compare-t-elle aux autres monnaies virtuelles?
La libra est très différente de la cryptomonnaie la plus connue, le bitcoin.
Photo : Getty Images / Paul Paladin
Contrairement
au bitcoin, dont le cours évolue en fonction de l’offre et de la
demande, la monnaie de Facebook sera stable, promet l'entreprise.
Le taux de change de la libra sera fixe et indexé sur les
cours de quatre devises traditionnelles, soit le dollar américain,
l’euro, la livre sterling et le yen.
Des réserves d’actifs viendront également sécuriser la
libra. Le géant du numérique a demandé à ses partenaires, tels que Uber,
Spotify, Visa, Mastercard et Paypal, d’investir au minimum 10 millions
de dollars chacun dans le projet.
Ce fonds de réserve se chiffrerait à environ un milliard de dollars au lancement de la libra.
Le
projet de Facebook est supporté par de gros joueurs du milieu
financier, somme toute une première lorsqu’on parle de cryptomonnaie, avance Louis Roy.
Mais la gouvernance reste celle d'une entreprise privée,
Facebook, avec un conseil d'administration et des échéanciers
trimestriels de performance à présenter aux actionnaires, rappelle
Geoffroi Garon-Épaule.
C’est un autre aspect qui distingue la libra des autres devises virtuelles.
La
monnaie bitcoin n’est contrôlée par personne, explique Alexandre Roch.
Il n’y a pas d’entité centrale qui vérifie les transactions. Tout se
fait par un réseau d'utilisateurs et non un certain nombre restreint de
compagnies partenaires comme avec la libra. On passe d’une monnaie
complètement décentralisée à quelque chose de centralisé.
La devise de Facebook sera administrée par Libra
Networks, une fondation enregistrée en Suisse et dont Facebook Global
Holdings est actionnaire.
Qu’est-ce que les utilisateurs de Facebook ont à gagner?
La libra n’a pas été conçue pour faire fructifier son portefeuille électronique.
Son mécanisme garantit plutôt la stabilité de son cours
en vue d’une utilisation comme monnaie courante, un aspect plus
qu’intéressant dans certaines régions du monde.
Les
gens pourront faire des transactions financières et avoir accès à une
monnaie stable, enchaîne Louis Roy. Dans certains pays moins développés,
et où encore beaucoup de personnes n’ont pas accès à des comptes de
banque, ça a beaucoup de valeur.
Il cite l'exemple de l’Inde, un des pays où un grand nombre d’habitants ne sont pas encore « bancarisés ».
Facebook vise aussi à séduire les résidents de pays
corrompus où les gens ont moins confiance aux banques, croit pour sa
part le chercheur Geoffroi Garon-Épaule.
Ils recherchent, selon lui, une monnaie qui ne risque pas
de s'effondrer à cause d’une crise économique ou d’un président
corrompu. Facebook resterait un rempart, une monnaie stable pour ne pas subir ces contrecoups-là, estime-t-il.
Mais,
en contrepartie, si tout le monde commence à mettre de l’argent sur
Facebook, les monnaies locales et connues vont se faire tasser au profit de la libra, prévient-il.
Facebook a-t-il des intentions cachées?
Mark
Zuckerberg témoigne devant la Commission de l'énergie et du commerce, à
Washington, au sujet de l'utilisation des données Facebook pour cibler
les électeurs américains lors des élections de 2016 et de la
confidentialité des données.
Photo : The Associated Press / Andrew Harnik
Mis
à mal par des scandales d’exploitation de données personnelles,
Facebook aura accès aux données financières de ses utilisateurs,
préviennent tous les experts.
Les
transactions financières et commerciales, ce sont des données. C’est de
l’information. Et on sait très bien que Facebook profite beaucoup de
ces données, constate Alexandre Roch.
Bien
sûr que Facebook va capter nos données. La nouvelle richesse de notre
époque, ce sont les données générées par les utilisateurs. Ce seront de
nouvelles données à croiser avec d'autres informations, de nos
comportements en ligne, notamment, acquiesce Geoffroi Garon-Épaule, malgré les garanties de confidentialité annoncées par Facebook.
On est rendus dans des
communautés, des environnements avec notre identité et nos
comportements. Ce sont ces données-là qui sont vendues pour faire des
profits.
Il y a toujours un risque pour vos données personnelles,
selon lui. Mais il rappelle que même dans la tempête, Facebook continue
d’exister et que ses utilisateurs lui sont toujours fidèles.
On
a confiance en Facebook, parce qu’on est tous dessus. Malgré les
différents cas problématiques de confidentialité des données, ça reste
une plateforme perçue comme étant stable et de confiance.
Est-ce que l’arrivée de Facebook dans ce marché va démocratiser les cryptomonnaies?
C’est
fascinant qu’un des gros joueurs du numérique se lance dans l’industrie
du paiement, croit Louis Roy. C’est un signal que la technologie est là
pour rester.
Le système financier
tremblait à l’idée que Google, Amazon ou Apple émette sa monnaie. Ce
n’était qu’une question de temps, et Facebook sera le premier à le faire
à grande échelle.
L’entrée de ce nouvel acteur offre à la fois publicité et crédibilité aux monnaies numériques, estiment les experts.
Avec 2,38 milliards de membres, Facebook compte aussi sur
un énorme bassin d’utilisateurs pour sa devise, un service offert dans
un premier temps gratuitement.
Ça
va démocratiser l’usage, mais l’usage classique, croit Geoffroi
Garon-Épaule. C’est plus le côté ''je clique et je ne comprends pas ce
qui se passe derrière, mais j’ai fait une transaction financière''.
Certains estiment au contraire qu’après avoir goûté à la
libra, d’autres utilisateurs seront convaincus d’entrer dans l’univers
des cryptomonnaies et de se doter de bitcoins, par exemple.
La
nouvelle génération veut être capable d’acheter des produits et des
services à partir d’une monnaie virtuelle qui ne serait pas contrôlée
par l’État ni les services financiers, croit Alexandre Roch. C’est
vraiment un changement culturel qu’on voit à travers le monde.
Il n’y a actuellement qu’environ 50 millions d’utilisateurs de monnaie virtuelle.
USB 4 : deux fois plus rapides, les 1ers périphériques sortiront en 2020
Thèmes : informatique,USB 4,
L’USB 4 arrivera plus tôt que prévu. Selon les informations disponibles, l’USB-IF continue à peaufiner les spécifications techniques. Il ne lui reste plus que 30% du travail.
Par ailleurs, l’organisme en charge de la promotion du protocole
affiche son optimisme. Les premiers appareils compatibles arriveront sur
le marché dès l’année prochaine.
L’USB 4 sera deux fois plus rapide que l’USB 3.2
USB-IF a levé la voile sur les caractéristiques de l’USB 4 en mars
dernier. Il exploitera le protocole Thunderbolt 3. Développé par Intel,
il est seulement présent sur les produits conçus par des marques qui ont
payé les droits de licence à la compagnie américaine. Son intégration à
l’USB 4 change la donne. Les fabricants auront la possibilité de
l’utiliser sans grever leur budget ni augmenter le prix de leurs appareils.
L’USB bénéficiera d’une bande passante allant jusqu’à 40Go/s. il
garantirait une vitesse de transfert deux fois plus rapide que celle
atteinte par l’USB 3.2. Par ailleurs, l’USB-IF assure que cette
nouvelle norme sera rétrocompatible avec les anciennes versions, même l’USB 2.0. Autrement dit, les dispositifs exploitant ces moutures seront pris en charge.
>>> L’USB 3.2 arrive et ça va être horrible pour les consommateurs
Shazam reconnait maintenant la musique de vos applications Android
Thèmes : Applications Android, musique,
Shazam ajoute une fonctionnalité « pop-up », capable d’identifier
le son provenant de n’importe quelle application Android et ce même
depuis les écouteurs.
La célèbre application de reconnaissance musicale Shazam vient de se doter d’une fonctionnalité longtemps attendue par les utilisateurs d’Android. Baptisée Pop-up Shazam, celle-ci permet de reconnaître les musiques jouées par n’importe quelle application Android, sans avoir à ouvrir Shazam.
Comme son nom l’indique, cette nouveauté fonctionne sous forme d’une notification pop-up. Elle vous indique quel est le morceau joué sur votre téléphone. Lorsque vous regardez une vidéo YouTube ou un film Netflix, Shazam est maintenant en mesure d’identifier le morceau entendu. Cela fonctionne même
lorsque vous utilisez vos écouteurs. Shazam affiche une bulle bleue sur
l’écran qui vous donne accès aux informations du morceau. C’est
une grosse évolution pour Shazam puisque l’appli ne permettait
auparavant que d’identifier les musiques entendues autour de soi. En
prime, le bouton offre une option karaoké qui vous permet d’afficher les paroles des chansons. Crédit image : TechCrunch
Pour pouvoir en profiter, il suffit de mettre à jour votre application Shazam via le Google Play Store. Activez ensuite la fonctionnalité dans les paramètres de l’application. Vous pouvez la désactiver à tout moment depuis votre barre de notifications Android. Pop-up Shazam n’est pour l’instant pas disponible sur iOS, puisque les applications Apple ne permettent pas la surimpression d’applications. Shazam ayant été récemment rachetée par Apple, il se pourrait que la marque à la pomme travaille sur un moyen de contourner le problème.
La console proposera des jeux en 8K, jusqu'à 120 images par seconde, et sera rétrocompatible avec la Xbox One
.
Sony ayant fait l'impasse sur l'E3, Microsoft a profité de sa conférence, dimanche, pour mettre le paquet. Après avoir présenté une soixantaines de jeux et son service
de streaming xCloud,
le constructeur américain a levé le voile sur la relève de la Xbox,
avec Project Scarlett, annoncé pour Noël 2020. Comme Sony avec la
Playstation 5, Microsoft s'est toutefois contenté des grandes lignes –et
d'insister sur la puissance– sans montrer de console ni annoncer de
prix. Project Scarlett, c'est:
«quatre fois plus de puissance» que la Xbox One X (reste à voir si
on atteint vraiment les 24 téraflops, ce qui semble très ambitieux).
Des jeux en 8K et jusqu'à 120 images/seconde.
Un cœur basé sur la puce Zen 2 d'AMD et l'architecture graphique Radeon RDNA.
De la mémoire GDDR6 et un disque dur SSD nouvelle génération qui devraient signer la fin des temps de chargement.
Rétrocompatible avec la Xbox One
Le plus rassurant, c'est que la prochaine console sera 100%
rétrocompatible avec la Xbox One: les jeux, les sauvegardes, les
extensions, les accessoires, «tout suivra le joueur», assure Microsoft.
Côté jeux, la nouvelle console s'appuiera sans surprise sur Halo Infinite à son lancement. Sony,
de son côté, a déjà confirmé qu'il travaille sur une Playstation 5 qui
proposera, elle-aussi, des jeux en 8K. Le Japonais n'a pas encore
annoncé de date mais une sortie fin 2020 semble une quasi-certitude. La
guerre des consoles peut (re)commencer.
Washington aimerait purement et simplement interdire à Huawei d’utiliser Android
et de commercialiser ses produits sur le sol américain. La sécurité
nationale est l’argument invoqué par le gouvernement étasunien pour
imposer un tel embargo. À l’inverse, les dirigeants de Google estiment
qu’un OS propre au géant chinois serait encore plus dangereux.
En effet, Android étant initialement un logiciel open source, Huawei pourrait très facilement créer son OS,
exempt des logiciels et services de Google, puis le diffuser auprès de
sa (très nombreuse) clientèle chinoise et partout ailleurs. Selon le
géant de Mountain View, un tel OS hybride serait potentiellement encore plus facile à pirater,
par le gouvernement chinois en particulier. Si Google peut toujours
fournir des mises à jour d’Android à Huawei, officiellement jusqu’au 19
aout prochain.
De guerre lasse, Huawei pourrait se décider à prendre les choses en
main, afin de ne plus dépendre de personne. La compagnie a affirmé
qu’elle serait en mesure de déployer un nouvel OS très rapidement.
Une chose est sûre, que le Huawei OS soit une menace à la sécurité des
États-Unis ou pas, la fin des relations commerciales entre Google et
Huawei représenterait un énorme manque à gagner pour les deux compagnies.